L.B MANTKAU D'ARLBQUIN
w . . . Oui, mon chair Auguste, ge suit décidé arestée dans les queur tant que mon polieon de direqueteur aura celui demi laissée! . .. >»
,— r ... Ah! marne Adolphe^ marne Adolphe !.. . je ne serais pas ce que je suis sans mon vieux serpent de mère.
— Un rôle charmant.
— Quoi?
-^ Un tambour.
— Encore I... Mais, auteur de mes mots, vous ne pouvez donc rien faire sans tambour ni trompette?...
— C'est ma drôlesse qu'est applaudie ! . . . et qui qu'a r mal?
— Alors, si vous le permettez, j'aurai T honneur de vous envoyer ma voiture à onze heures.
— Ça me botte.
LA FOLLE DU LOGIS
— . . . Et je vais tout à l'heure être précipitée, les quatre fers en l'air, du sommet de la tour du Nord... Tout ça, messeigneurs, rapport à ma vertu.
— Tu me feras peut-être accroire. Fortuné, que tu n'as rien eu avec Henriette, merci!... Vois-tu, Fortuné, si tu avais la moindre chose de n'importe quoi, tu ne ferais pas ce que tu fais...
— Qu'est-ce que tu dirais d'une bague comme ça qu'on donnerait à ton épouse?
— Je dirais que c'est faux !
Voyons, chaste auteur de mes mots^ vous
me faites un rôle?...
— Inouï!
— Quel costume ?
— Une mise indécente est de rîgneur.
.A l'heure du dangt^r,
Mes sœurs, mes faibles sœurs, sans défense on nous laisse ! £h ! comment pourrions-nous sauver notre jeunesse Et nos foyers, qu'on Hvre à Tor de l'étranger?
— C'est quand je jouais les amoureux qu'y a eu de la besogne aux contre-marques 1
LÀ FOLLE DU LOGIS
— Ça ne va pas^ Moniquet^ ça ne va pas ! On grogne au parterre^ les loges ricanent... Le diable est fichu si le paradis s'en mêle; il va pleuvoir du fruit défendu^ gare les pommes.
— Cuites!
— Eh bien, tu verras, ma fille, comme tu seras, toi, dans tous tes états, aux débuts de ta petite.... G*est aux miens qu'il fallait voir feu ma mère!
L'ARGENT
L'ARGENT
Il a été beaucoup lionnî et beaucoup exalté. La vérité est entre ces deux extrêmes. L*argent^ ou plutôt la passion qu*il 4étermine^ est certainement Tagent le plus actif et le plus énergique de toutes les inventions^ de tous les perfectionnements que nous admirons. Hélas I il est fort probable que rhomme marcherait encore à quatre pattes s*il avait dû attendre des seulos inspirations de ses
besoins ces grandes et belles découvertes qui attestent ses hautes facultés et lui donnent le droit de regarder le ciel. Ce n'est ni la philanthropie ni r amour métaphysique de' la gloire qui, d'euxmêmes, auraient produit ces sublimes efforts du génie humain. Il est donc heureux qu'il se soit trouvé dans le cœur de l'homme une passion assez forte pour lé stimuler. Cette passion est celle qui nous porte à posséder, et qu*on désigne, en la dénaturant un peu, par ces mots : « la soif de l'or. » On comprend mieux aujourd'hui ce dont elle est capable en voyant les progrès étonnants auxquels sont parvenus les arts utiles, et les résultats merveilleux de l'industrie. Mais elle a, comme toutes les autres, des effets désordonnés; et malheureusement on peut mettre en regard de ses conséquences utiles des faits monstrueux qui prouvent combien l'abus est facile.
C'est surtout à ce roi du monde que Ton peut appliquer cette réticence , remplie d'un esprit cauteleux, qu*un historien , d'ailleurs peu scrupuleux, a appliquée au jugement d'un grand
L'ARGENT
homme : « Il a fait trop de bien pour en dire du mal ; il a fait trop de mal pour en dire du bien. » Mais voici Gavarni qui vient à son tour et qui va le juger en philosophe.
— Si l'on avait assez de fonds pour acheter toutes les consciences qui sont à vendre.... les acheter ce qu'elles valent et les revendre ce qu'elles a'estinïeot, fa serait ça une belle affaire!...
— Ah t fichtre I
— « Qui ne risque rien n'a rien. » T'as rien, viens-tu?... la probité! ta probité!... tu me fais plaisir ! . . . Ça n'a pa» le sou, et ça parle de probité. ... en v'ià un orgueilleux I
— Il a faîm ?. . . Paresse! . . . moi aussi^ j*ai faim ; mais je prends la peine d'aller dîner.
Il vend sa vie pour vivre.
— S'il restait quelque chose à Mathieu dont j'étais l'homme d'affaires^ .aujourd'hui Mathieu payerait pour être le mien.
l'argent.
sas
— Voyons.... a Vol avec escalade; vol avec effraction. » Cest pas oa.... a Escroquerie. »Nou8 y voilà; c'est par ici que je dois trouver mon exhomme de confiance.
— A six!... qui eslrce qui escompte à six?... Voyons, mosieu'Alonzeau.... (vous n'êtes pas un enfant).... comment pouvez-vous avoir la moindre confiance dans une maison.... qui ne vous prend que six ?
— Mon cher mosieu, c'est du bon argent que je donne à quinze.... à seize, si vous voulez, contre
de mauvaises signatures. Cest une infamie? bien 1 Je fais de Tusure? très-bien 1 Mais alors^ quand vous prenez des actions"^ au capital soi-disant garanti^ et que vous comptez bonnement sur des dividendes de trente, quarante, cinquante, cent pour cent.... qu'est-ce que vous faites?
— Vous accorder un nouveau délai pour le capital ! . . . Mais depuis trois ans, mon cher mosieu Philibert, vous n'avez pas seulement pu rattraper les intérêts....
— Ah ! père Vautour, ça court si vite, vos intérêts !
? — Je fais une affaire de rien pour faire une affaire de tout.
L'ARGENT
— Voyez, jeune homme, ce que c'est que le bon marché ! Sur ce petit article-là, la maison a eu, cette année, sept mille quatre cents francs de bénéfice , les neuf mille francs d'annonces payés.
— Par Tacheteur.
— Voyez- vous, mère Marengo, les affaires en grand, c'est usé... lei dindons, à l'heure qu'il est, sont devenus plus sauvages que les millions : on a trop canardé les paroissiens, les paroissiens n*ont plus de besoins : connu, la philanthropie ! Parlez-moi, mère Marengo, d'un léger commerce qui ne compte que sur le soleil et qu'avec les moutards.
MASQDES ET VISAOES.
■ — Papa, qu'est-ce que c'est donc que M. Loyal ?
— C'est le bourreau de la propriété, mon fils.
— Ah! qu'est-ce qu'il vous coupe donc, papa?
— Ce qu'on a, mon fils.
Uons Vautour est bon prince, et du gibier qu'il cbasse, Dugne atix rats du palais octroyer U carcaue.
«... Item, un tableau^ représentant une femme couchée dans un cadre doré, lequel ta-
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bleau ma susdite dame Beaupertuis nous a déclaré être un portrait de famille. »
— L'appartement est un bijou !... et la maison^ mosieu !... pas d'enfants^ pas de chiens'^ pas de pianos!
— Oui, ça fait vingt-huit francs.... Eh bien, pour un effet de cent vingt-huit francs, et à quatre-vingt-dix-sept jours encore !
— Ah çà, mosieu.... Alonzeau, vous imaginezvous, par exemple, que nous demandons la charité dans les maisons de banque ?
140 MASQUES ET VISAQBS.
— J'ai demandé au sortir de vêpres; j'ai rien u,
— Moi, où on danse; j'ai pas mal eu.
La charité est un plaisir dont il faut savoir s priver.
XIJI
HISTOIRE DE POLITIQUER
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