de respiration (dérivatifs
On choisit généralement les mouvements de telle sorte qu'ils dérivent le sang du bassin, et ce
(4) Remarquez que le résultat des mouvements congestion^ nant le bassin, exécutés simultanément avec le traitement local et qui augmentent la nutrition et le bien-être de la malade, peuvent même quelquefois tromper l'observateur peu exerce et lui font attribuer au massage un rôle qu'il ne possède point.
n'est que dans les cas d'aménorrhée ou de flux menstruel insulïisant,qu'ilfaut choisir des mouvements, attirant le sang vers les organes du petit bassin.
Ne négligez pas la gymnastique el souvenezvous bien que ces mouvements, anodins en apparence, sont importants et très utiles pour la malade, s'ils sont bien exécutés, ce qui n'est nullement chose facile.
La gymnastique médicale suédoise, système- Ling, n'a rien de commun avec ce que l'on appelle gymnastique en Angleterre, en Allemagne ou en France. Elle n'est nullement composée d'exercices de force et d'adresse, mais comprend des mouvements qui conviennent, quel que soit l'âge des sujets, aussi bien aux personnes débiles qu'aux individus d'une forte constitution. En outre, elle consiste en des mouvements qui s'adaptent, d'une façon parfaite, aux besoins du sujet qui les exécute. Cela signifie, qu'on peut faire ainsi une gymnastique, s'adressant non au corps tout entier, mais isolément à l'une de ses parties constituantes. C'est ainsi qu'il faut comprendre les mots : gymnastique de la tête, gymnastique de la poitrine, gymnastique du bassin, etc.
On cherche à équilibrer les fonctions du corps humain par un travail régulier des groupes mus^
culaires et on est à même, possédant des connaissances approfondies sur l'anatomie des organes et sur leur fonctionnement, de n'exercer que les parties du corps qui en auront besoin, laissant les autres au repos. Il est évident que l'on doit tenir compte des occupations journalières de la malade et ne pas traiter l'ouvrière de la même manière que la femme du monde.
Règle générale : ne poussez jamais les exercices jusqu'à l'essoufflement et moins encore jusqu'à la fatigue ou au surmenage.
Leur influence sur l'état général peut, en un mot, se résumer ainsi : Us régularisent la circulation et facilitent les phénomènes d'assimilation et de désassimilation des tissus.
Les mouvements sont actifs ou passifs (Hartelius). Les premiers s'exécutent librement ou avec le secours d'un opérateur ou d'un appareil. On distingue alors :
a) Le mouvement libre-actif, mouvement exécuté par l'individu lui-même sans aide (abréviation employée dans le texte Ii. a.) ;
6) Le mouvement actif-passif, quand le patient exécute le mouvement sous la résistance de l'opérateur (A. p.) ;
c) Le mouvement passif-actif, quand l'opérateur exécute le mouvement sous la résistance du patient (P. a.) ;
d) Le mouvement passif, le patient restant absolument passif et inerte sous l'action de l'opérateur (p.) ;
Les mouvements actifs augmentent la nutrition générale et accroissent la pression du sang dans les artères. Ils favorisent l'exsudation du sang des capillaires artériels, sa diffusion entre les éléments anatomiques et son absorption parles capillaires veineux ; enfin ils accélèrent la circulation dans les veines. Les principes nutritifs du sang sont distribués aux éléments anatomiques des tissus ; puis les matériaux de déchet, rentrant dans le torrent circulatoire, sont transportés par les veines et éliminés au dehors par la peau, les poumons, les reins et le canal intestinal, d'où résulte que les combustions intimes sont accélérées. Voilà pourquoi on applique à ces mouvements les qualificatifs de : Reconstituants, fortifiants, corroborants, dérivatifs, etc., et on prétend qu'ils agissent surtout sur V assimilation.
Les mouvements passifs augmentent la résorption des humeurs, en favorisant la circulation dans les lymphatiques. La communication directe, que l'on suppose exister entre ces vaisseaux et les éléments anatomiques, trouve un argument dans l'effet de l'effleurage, du foulage, du pétrissage, etc., qui diminuent ou font disparaître les
collections liquides, comme l'œdème, les épanchements intra-articulaires, etc. Ces mouvements ont été appelés : résorbants, stimulants, toniques, dérivatifs et calmants, et on considère qu'ils influencent surtout la désassimilation.
Parmi les mouvements de gymnastique médicale manuelle suédoise, empruntées par Brandt au système de Ling, il faut distinguer :
\° Des mouvements ayant une influence générale, assouplissante et tonifiante sur tout l'organisme ;
2° Des mouvements décongestionnant le bassin ;
3° Des mouvements congestionnant le bassin, dont l'emploi est plus restreint, comme nous verrons plus bas.
Pour bien les exécuter, il faut d'abord se rendre compte de leurs effets physiologiques et, afin de tirer le maximum de profit de chaque mouvement, on doit se conformer aux conditions suivantes :
1) L'exécution doit être parfaite et il faut « se donner du temps ».
2) La résistance exercée par l'opérateur pendant les mouvements actifs doit être soigneusement calculée d'après les forces de la malade et ne doit jamais atteindre un degré correspondant à cette force maxima, avant que la patiente ne sache
bien exécuter le mouvement en question. Il vaudrait même mieux, quand la malade ne comprend pas bien le mouvement qu'on veut produire ou qu'elle n'y apporte aucune bonne volonté, lui laisser faire d'abord le mouvement librement quelques fois de suite, sans aucune résistance.
3) La malade ne doit jamais éprouver de fatigue à la suite du traitement.
4) Comme toujours dans la gymnastique médicale suédoise, on commence par des mouvements passifs. A mesure que les forces de la malade augmentent, que l'amélioration des organes faibles se manifeste, on entreprendra des mouvements actifs, lesquels sont aussi les plus efficaces.
o) Il faut bien s'assurer que l'utérus, mis en place par les méthodes spéciales, ne retombe pas en arrière pendant les manipulations du ventre, telles que pétrissage, effleurage transversal, etc., avertissement qui n'est pas superflu.
Brandt préconisait tout particulièrement ces mouvements de gymnastique médicale manuelle. Il se disait : puisque ces mouvements, tout en s'adressant avant tout à l'ensemble de l'organisme, peuvent amener des effets limités et par suite guérir des affections locales, ces mêmes mouvements doivent exercer une influence ana-
logue sur les maladies des organes pelviens de la femme. S'appuyant sur ces idées, Brandt les a transportées sur le terrain de la pratique et les essais ont outrepassé ses espérances. Après lui, d'autres auteurs, plus théoriques que lui, ont cherché la raison d'être de ces phénomènes.
Les mouvements, qui dirigent le sang vers la veine iliaque primitive, c'est-à-dire ceux du pied, du genou et de la cuisse, ainsi que ceux qui mettent les muscles de l'abdomen en action, augmentent la pression sanguine dans le bassin. Ces mouvements sont dits : congestionnants. Toutefois, il faut faire remarquer qu'une traction du membre inférieur en avant et que le rapprochement des genoux agissent en décongestionnante bassin. L'attitude du corps au cours des exercices kinésithérapiques joue aussi un grand rôle et, pendant plusieurs mouvements de gymnastique, il faut veiller à ce que la malade pousse son bassin fortement en avant.
L'ordonnance de gymnastique médicale. — Ce n'est pas chose facile que de formuler une ordonnance rationnelle pour le traitement manuel.
Il y a des mouvements fondamentaux, formant, pour ainsi dire, l'essence même du traitement. On y ajoute ultérieurement des exercices complémentaires, destinés à modifier l'effet des premiers ou à atténuer leur action.
Voici quelques règles générales pour établir une bonne ordonnance dans la cure des maladies ulérines.
a) 11 faul savoir quand et comment on doit administrer le massage utérin et la gymnastique, quand on doit les combiner et quand ilfaut les em- ' ployer l'un à l'exclusion de l'autre. D'une manière générale, on combine les deux agents thérapeutiques. Mais il faut faire quelques remarques au sujet des mouvements 18 et 27, qui décongestionnent fortement le bassin.
Le Dr Nissen et Brandt étaient d'avis que la présence du flux menstruel n'était pas une contreindication absolue à la pratique du massage ; bien plus, ils estimaient que, pendant la période cataméniale, on réalisait des effets plus rapides. Mais cette manière de voir n'a pas prévalu pour des raisons faciles à comprendre. On suspend donc le traitement par le massage jusqu'à la fin des règles, mais on doit, sans se soucier davantage de la présence du flux menstruel, continuer tous les mouvements de gymnastique, à l'exception des mouvements 18 et 27. On comprend, en effet, l'inconvénient qu'il y aurait, en employant ces mouvements fortement décongestionnants, à pomper pour ainsi dire le sang du bassin, à diminuer ou à arrêter l'écoulement des mens-
trues. Mais, par contre, on saisit sans peine l'utilité de ces mouvements 18 et 27 pour combattre une inénorrhagie ou pour retarder l'apparition des règles. Si l'on recherche un semblable effet, il sera bon de faire deux séances par jour.
D'autres déductions se dégagent de ce qui précède. Ai-je besoin de dire que l'aménorrhée réclame l'emploi des mouvements congestionnants continués, arrêtés ou modérés suivant les circonstances ?
b) La méthode de Brandt doit être maniée avec la même prudence que les autres armes thérapeutiques. C'est donc affaire de tact et d'expérience que de savoir, au fur et à mesure, apporter à l'ordonnance les changements convenables et de choisir.parmi les mouvements de gymnastique similaires, ceux qui sont les plus appropriés, de varier leur emploi de manière à éviter la monotonie dans le traitement, surtout s'il doit être de longue durée.
c) On verra, par la suite, que presque toujours on recherche un effet décongestionnant, destiné à combattre la stase veineuse du petit bassin ; les mouvements devant produire une forte congestion sont donc l'exception. Or, afin de déterminer plus sûrement la première de ces actions, c'est-àdire une décongestion, on doit toujours influencer
— Si-
en premier lieu les organes les plus proches des parties génitales.
d) Dans le cas où l'on a une certaine région du corps à traiter par le massage et la gymnastique médicale, le premier doit précéder la seconde. Mais, s'il y a lieu d'agir sur les nerfs, soit par vibrations, soit par pressions digitales, on réservera ce traitement pour la fin.
Remarques générales. — Certaines conditions sont nécessaires pour mener à bien le traitement.
Il n'est pas bon de pratiquer les manipulations immédiatement après le repas. Il faut aussi, avant chaque séance, s'assurer de la vacuité de la vessie et du rectum.
Il faut également combattre cette rétention physiologique des urines, si commune dans le sexe féminin.
Inutile de dire qu'on doit recommander le repos génital le plus complet et prescrire l'abstention de tout rapport sexuel.
La malade doit trouver le moyen de se reposer, la séance finie, surtout si les mouvements de gymnastique ont été quelque peu fatigants. Elle ne doit pas entreprendre une promenade un peu longue, aussitôt après la séance.
Si l'on veut obtenir un prompt résultat, donnez
deux séances par jour, avec quelques heures d'intervalle.
Beaucoup d'utérines sont en même temps des chlorotiques. Aussi faut-il s'élever avec énergie contre la tendance qu'ont la plupart de ces femmes, à laisser, par faiblesse, tomber la partie supérieure du corps en avant, attitude qui affaiblit les attaches de l'utérus.
Je répète encore que la constipation doit être vaincue à tout prix. En effet, elle contribue pour sa part à relâcher les moyens de fixité de l'utérus.
11 est certaines femmes qui, pendant la période menstruelle, ont des évacuations alvines régulières ou même exagérées. Chez celles-ci, on supprime, au moins pendant cette période, les mouvements qui combattent la constipation.
D'autres malades voient les douleurs augmenter, quand elles veulent changer de position, se coucher ou se redresser. Il faut alors les aider pendant les premiers jours. On le fait de la manière suivante :
On se place du côté de la malade, tourné vers elle. Pour l'aider à se soulever, on met un bras autour de sa nuque et on passe l'autre bras du côté opposé, en plaçant la main entre les omoplates. Alors, on invite la malade à se raidir et à exercer de la résistance contre le redressement,
qui s'effectue ensuite dans la position assise ou debout. Pour se coucher, étant debout, on la saisit de la même manière,en l'engageant à se tenir raide et à presser contre vos mains.
Le même procédé est bon à employer, quand on a fini le travail de réduction d'un utérus en rétro-déviation, afin qu'il ne reprenne pas sa mauvaise position, quand la malade se redresse.
Lorsque la malade commence à se lever toute seule, elle doit d'abord, très doucement, se coucher à plat ventre, puis en position genu-pectorale, enfin se redresser, pour s'asseoir ou bien pour mettre le pied à terre. Elle peut,dans ce but s'appuyer par les mains sur le lit derrière son dos et elle tend celui-ci en se redressant.
Etant couchée, elle doit, autant que possible reposer sur le côté, les genoux et les hanches' étant en flexion.
Les mouvements. - Les mouvements de gymnastique médicale manuelle suédoise, dont a malade en exécutera quelques-uns, systématiquement combinés, au moins 2 à 3 fois par jour ont un effet plus ou moins fort sur la circulation pelvienne.
Leur terminologie est d'origine suédoise. Je 1 ai traduite, autant que possible, mot à mol en français. Elle semble tout d'abord un peu étrange
mais nous espérons que les figures nombreuses vont suffisamment expliquer les attitudes, sans de longues périphrases. Dans des notes, sous le texte, nous ajouterons néanmoins quelques mots explicatifs.
Les mouvements ont été empruntés par Brandt au système Ling et sont les suivants.
A. — Mouvements d'un effet général.
N° 1. Attitude. Aile (l)-marche (2)-debout(Fig. 1). Mouvement. Flexion et extension de la nuque. (P. ». et A. p.) (3).
L'opérateur place ses deux mains à plat sur l'occiput. Il appuie le bord interne de ses avantbras sur les côtés du cou du sujet; ses coudes sont placés devant les épaules de la malade.
L'opérateur plie la nuque de la patiente un peu
m « Aile ». Chaque main saisit la hanche correspondante avec quatre doigts en avant et le pouce en arrière ; les épaules sont bien effacées et les coudes sont dans le même
Pl(2n)'< Marche » .Un pied est porté en avant de deux longueurs de pied et le poids du corps est également reparti sur les deux
membres.
(3) Pour les abréviations voyez p. 74.
en avant, pendant qu'elle résiste légèrement. Puis, c'est au tour de la patiente de redresser la nuque et d'exécuter, sans trop avancer le menton, un mouvement d'extension forcée pendant que l'opérateur exerce de la résistance. A répéter 3 à 4 fois.
Fig. 1.
Effet physiologique ou résultat clinique du mouvement. — Décongestionne le cerveau et agit sur les muscles de la partie antéro-latérale du cou, sur ceux de la nuque et du dos.
N° 2. Att. Aile-fourche (l)-debout (Fig. 2). Mouv. CircumducLioa de la tête. (Li. a.)
Laissez la malade fermer les yeux et exécuter un large mouvement de circumduction, la tête
étant successivement portée en arrière, à gauche, en avant, à droite, etc., 5 tours de chaque côté. Le reste du corps ne doit pas bouger.
A répéter 2 à 3 fois.
Effet physiologique. — Décongestionne la tête.
(1) « Fourche ». Les talons sont écartés de deux longueurs de pied, et le poids du corps est réparti également entre les deux membres.
Fig. 2.
N° 3. Att. Assis ou couché.
Mouv. Claquement et foulage des membres (supérieurs et inférieurs). (P.)
On procède, en descendant de haut en bas autour des membres, en commençant par le membre droit.
A répéter 2 à 3 fois.
Effet physiologique. — Excite la contractilité vasculaire et l'excitabilité nerveuse. Mouvement très favorable contre les sensations subjectives de froid aux mains et aux pieds.
N° 4. Att. Assis ou couché.
Mouv. Pétrissage des membres (supérieurs et inférieurs). (JP.)
Procédez autour du membre, du haut en bas. Effet physiologique. — A peu près le même que celui du mouvement précédent.
N°5. Att. Debout (Fig. 3).
Mouv. Déplacement des bras latéralement et en haut, avec respiration profonde. (Ii. a.)
La malade efface bien les épaules et règle la vitesse du mouvement des bras sur la cadence
respiratoire. Elle les soulève pendant l'inspiration et les laisse tomber, en tirant les coudes en arrière, pendant l'expiration. Les mains tournent à la hauteur de l'épaule en montant, et ensuite
Fig, 3.
dans la position tendue, avant que l'on les laisse
tomber. A répéter 3 à 4 fois.
Effet physiologique. — Active la respiration.
N° 6. Att. Assis sans aucune raideur ou debout
(Fig. 4,5, 6).
Mouv. Soulèvement de la poitrine avec respiration profonde. (P.)
L'opérateur est monté sur un escabeau derrière la malade qui relâche tout à fait ses muscles. Il
Fig. 4.
la prie d'appuyer le dos contre sa poitrine, et il place ses mains sous les bras de la malade, les doigts en avant.
L'opérateur soulève ensuite les bras et les
épaules de la malade, en les attirant fortement en arrière. Avec sa propre poitrine, il fera une pression douce en avant, pendant que la malade exécute une inspiration profonde ; à ce moment, la tête du sujet tombe légèrement en arrière.
Fig. 5. Fig. 6.
Dans la position assise de la malade, fixez ses genoux par une courroie (fig. 4).
A répéter 4 à 5 fois.
Effet physiologique. — Active fortement la circulation pulmonaire.
N° 7. Att. Plié-vertical (i)-sur appui-pointe (2)debout (Fig. 7).
Mouv. Tension de ]a poitrine avec respiration profonde. (I». a.)
L'opérateur, placé derrière et du côté delà ma-
à L\ Pthe-ve/Ucai »• Les bras sont tendus horizontalement a Ja hauteur des épaules et sur la même ligne ; les avantbras portes verticalement en haut, forment un angle droit avec les bras.
(2) « Pointe ». Les cous-de-pied sont tendus et les talons élevés sans écart.
lade, pose une main sur les reins, les doigts dirigés en haut, et l'autre sur le ventre. 11 presse par la main dorsale le thorax de bas en haut et d'arrière en avant, pendant que la malade s'élève sur les pointes des pieds, en inspirant. L'autre main de l'opérateur efface le ventre, en empêchant la malade de le pousser en avant. Pendant l'expiration, on laisse retomber le corps de la malade, en exerçant une légère résistance par la main droite.
Effet physiologique semblable au mouvement n° 6, mais plus énergique.
N° 8. Att. a) Aile-califourchon-assis ou
b) aile-incliné-courbe (1 )-califourchonassis (le dos bien courbé en avant)
Mouv. Torsion bilatérale du tronc. (l».a. et iV.p.)
L'opérateur, placé derrière la malade, dont les genoux sont fixés par une courroie, lui donne un appui par sa poitrine et applique ses mains à la partie antéro-supérieure des épaules. En changeant le degré de l'appui offert par la poitrine, l'opérateur modifie à volonté la force du .mouvement.
(1) « Incliné-courbe». Les reins bien cambrés et la tête soulevée, quoique le tronc soit incliné en avant.
Il tourne l'une des épaules de la malade en: arrière pendant que celle-ci exerce de la résistance ; ensuite c'est elle qui tourne en avant sousla résistance de l'opérateur.
A répéter 3 à 4 fois.
Fig. 8. Fig. 9.
Effet physiologique. — a) Fortifie la paroi abdominale (« la sangle ») et les parois musculaires de la cage thoracique.
b) Employé contre la diarrhée et le rein mobile.
Faites suivre ces mouvements d'un redressement du tronc sous la résistance de la malade (Voyez le mouv. n° 9).
N° 9. Att. Tombant-assis (1) sans aucune raideur
Mouv. Redressement du tronc. (L. a.)
La malade courbe tout le tronc en avant, en exécutant un mouvement de flexion dans l'articulation coxo-fémorale. Elle se redresse ensuite
Fig. 10.
lentement avec force, en portant fortement le bassin en avant et en retirant les épaules, en élevant la tête, le menton bien baissé, comme i un chat qui s'étire » (métaphore de Brandt).
A répéter 3 à 4 fois (la figure 10 montre le mouvement à moitié exécuté).
(1) « Tombant assis-». Poitrine affaissée, le corps penché en avant.
Effet physiologique. — Agit et exerce spécialement les muscles de la région lombo-iliaque.
N. B. — Pour renforcer l'effet de ce mouvement, l'opérateur peut s'opposer au redressement, en s'asseyant devant la malade et en plaçant les mains sur ses épaules.
N° 10. Att. Aile-califourchon-assis (Fig. 11, 12). Mouv. Circumduction du tronc. (P.)
La malade, dont les genoux sont immobilisés
par une courroie, maintient le corps presque
L'opérateur, placé derrière elle, les mains
Fig. il.
droit.
ses épaules, exécute la torsion du tronc de la malade, d'abord à droite, puis à gauche, en décrivant de grands cercles et en cherchant à placer le centre du mouvement dans le dos et la région lombaire, et non pas dans les hanches.
A répéter 4 à S fois pour chaque côté, deux fois de suite, avec une minute d'intervalle. La malade peut fermer les yeux pour ne pas s'étourdir.
Fig. 12.
Finissez par une torsion bilatérale (mouvement n° 8) et par une extension forcée du tronc, sous la résistance de l'opérateur (mouv. n° 10).
Effet physiologique. - Active la circulation dans la veine porte et excite la sécrétion mtestinale.
N. B. — S'il y a un état inflammatoire quelconque du petit bassin, on supprime la torsion et l'extension forcée. Alors la rotation du tronc se fait de façon que celui-ci ne dépasse pas en arrière une ligne verticale qui traverserait l'ischion.
N° 11. Att. Tendu (1) sur appui-debout.
Mouv. Effleurage transversal du ventre. (P.)
L'opérateur est devant la malade, dont le dos appuie contre un objet quelconque et qui se tient par les mains dans une certaine tension. Il effleure des deux mains toute la surface abdominale d'un côté à l'autre et plusieurs fois de suite. 11 fait ensuite des effleurages méthodiques, d'une main sur le côté droit et de bas en haut, puis en travers ; avec l'autre main, il fait une manœuvre analogue, sur le côté gauche, mais de haut en bas, suivant la direction du côlon.
A continuer pendant quelques minutes.
Le mouvement doit être exécuté avec une certaine force, en évitant soigneusement de presser sur les os iliaques.
Effet physiologique. — Congestionne l'intestin et augmente les contractions péristaltiques.
(1) « Tendu » Les bras sont élevés verticalement et, dans la posifon libre, la paume des mains en dedans ; avec « appu les mains reposent sur un objet, le mur par exemple '
N B. — Ce mouvement agit surtout contre la constipation et ne doit être employé que très prudemment dans le cas de mélrorrhagie abondante ou de chute rénale. Il faut également en user avec réserve, si Ton soupçonne un état subinflammatoire portant sur la portion initiale du
gros intestin.
Lorsque le ventre est très ballonné, qu il existe de la coprostase, il faut une certaine prudence, surtout au commencement de la séance. La règle générale est de ne pas éveiller de douleurs.
N°12. Att. Double-croc (l)-demi-couché (2). Mouv. Foulage du ventre. (P.) L'opérateur pratique le foulage avec ses deux mains, les doigts fléchis. Il agit à travers les muscles abdominauxrelâchés,surlamasse intestinale,
le long du petit et du gros intestins, mais en corn-
,4 ^ Tin,Me-croc » . Les deux membres inférieurs sont flévî? L m n ère à former un angle aigu dans l'articulation t £o™;:7^ appuient sur le même plan que le reste du corps. un meubie bas
cet angle.
mençanl dans la fosse iliaque gauche, et en travaillant vers le rectum.
Ce mouvement doit s'exécuter avec plus de force que le précédent ; il a d'ailleurs une action bien plus énergique. L'opérateur enfonce bien ses mains pour traiter les différentes parties de l'intestin ; mais, si celui-ci est rempli par des scybales ou distendu par des gaz, il faut procéder avec une certaine douceur.
Effet physiologique. — A peu près égal à celui du mouvement n° 11.
N. B. — Dans le cas de métrorrhagie, il faut éviter ce mouvement.
N° 13. Att. Tombant-assis.
Mouv. Vibrations transversales du ventre. (P.)
L'opérateur est assis devant la malade, qui relâche bien ses muscles abdominaux, sans se pencher en avant. Les vibrations se font, pendant une minute, par les deux mains autour des flancs, c'est-à-dire dans l'espace compris entre les fausses côtes et l'arcade crurale.
A répéter, avec de petites pauses, 3 à 4 fois.
Effet physiologique. - Agit moins fortement contre la constipation que le mouvement n° 11 mais est d'un grand effet contre l'entéralgie. On l'emploie également contre des mélrorrhagies
abondantes, car le mouvement n° 11 et plus encore len° 12 sont dans ce cas d'une trop grande intensité.
N° 14. Att. Double -croc-demi-couché.
Mouv. Foulage et vibrations du ventre. (P.)
L'opérateur, assis ou debout, enfonce pour le foulage ses doigts dans l'épigaslre, le plus profondément possible, en travaillant les différents organes. Une difficulté, pendant celte manipulation, est d'éviter que la malade n'éprouve une certaine sensation de gêne, mais il faut se garder de pousser celle-ci jusqu'à la douleur véritable. 11 enfonce ensuite les doigts dans l'hypochondre gauche, immédiatement au-dessous des fausses côtes, sans les toucher bien entendu. L'opérateur se place, lorsqu'il travaille cette région, du côté gauche de la malade, tourné vers ses pieds.
Durée de chaque mouvement : une minute. A. répéter, avec de petites pauses, 3 à 4 fois.
Effet, physiologique. — Agit contre la dyspepsie fia tulente et seconde efficacement le régime alimentaire dans l'achlorhydrie.
N° 15. Att. Double-croc-demi-couché.
Mouv. Vibrations transversales du ventre. (P.)
L'opérateur est assis ou debout. La pression exercée est d'abord minime, et l'étendue des mouvements manuels assez large. A mesure que la première augmente, ceux-ci diminuent et se bornent à des vibrations sur place dans l'épigaslre, puis dans l'hypochondre, en s'enfonçantbien, les doigts tournés en haut, sous les fausses côtes. Pendant ces vibrations, on pénètre le plus possible et on s'approche de la colonne vertébrale. On termine ce mouvementpar les larges mouvements du début.
A continuer pendant une minute et à répéter, avec de petites pauses, 3 à 4 fois de suite.
Effet physiologique. — Le mouvement influence surtout l'intestin grêle et agit contre la diarrhée.
N° 16. Att. Pointu (1) sur appui-debout.
Mouv. Tapotement du dos. (P.)
Le tapotement s'exécute le long de la colonne vertébrale, de chaque côté des apophyses épi-
enavanf t'X' ^ î™' h°rizontaux' sont tendus
en avant les faces palma.res opposées l'une à l'autre dans la posmon hbre; avec « appui » les mains reposant sur un objet, le mur par exemple.
rieuses, delà nuque au sacrum; très faible én haut, il doit aller en augmentant à mesure qu'on descend le long du dos.
Ce mouvement doit être prolongé pendant assez longtemps, plus longtemps que la plupart de ceux que je viens de décrire.
Effet physiologique. — Excite le système nerveux. A employer réuni au frappement des reins et des fesses (voyez le mouvement n° 39) dans les déviations utérines. A éviter chez les malades qui souffrent des palpitations de cœur (Branting).
N° 17. Att. Demi- couché ou assis sur une chaise
(Fig- 13). .
Mouv. Flexion et extension du genou.
(A. p. et P. a.)
L'opérateur, assis à côté et devant la malade, lui plie lentement le genou,pendantqu'elle exerce de la résistance. Ensuite, c'est la malade qui ramène la jambe en extension sous la résistance de l'opérateur.
Si le bord de la chaise n'est pas assez dur, on peut placer le jarret de la malade sur le genou de l'opérateur.
A répéter 3 à 4 fois.
Effet physiologique. — Active la circulation veineuse dans le bassin et les membres inférieurs.
N. B. — Pour calmer la fatigue, souvent grande dans les muscles extenseurs, on fait, après ce
Fig. 13.
mouvement, quelques vibrations du membre inférieur, tendu dans l'extension forcée, en mettant une main sur le cou-de-pied et l'autre contre le talon.
JS° 18. Att. Double -croc -fourche -demi -couché
(Fig. 14).
Mouv. Rapprochement et écartement des genoux, avec un fort soulèvement du bassin. (P. a. et A. p.)
L'opérateur s'assied devant les pieds de la malade, de façon qu'elle les appuie contre ses cuisses.
Fig. 14.
Il rapproche les genoux, pendant que la femm e exerce de la résistance et soulève en même temps fortement son bassin. Le corps ne doit plus reposer que par les talons et la partie supérieure du dos; le fémur doit être porté dans l'extension maxima sur l'os coxal, afin que le tronc et les
cuisses, vus de côté, forment une ligne droite.. Ensuite, c'est la malade qui ramène les genoux: en dehors, sous la résistance de l'opérateur.
A répéter 3, 4, jusqu'à 10 fois, en n'obligeant d'abord la malade à se tenir soulevée que quelques secondes ; mais, à mesure que le traitement progresse et qu'elle regagne ses forces, continuer le soulèvement pendant un peu plus longtemps.
Effet physiologique. — Décongestionne le bassin et fortifie le plancher pelvien, mettant en jeu tous les muscles fessiers et spinaux. On sait bien, de nos jours — et le Dr Voss l'a démontré un des premiers (1) — le rôle capital du plancher peLvien pour la fixité de l'utérus. Aussi, ce mouvement est-il indiqué contre toutes les variétés de prolapsus génitaux, la rétroversion de l'utérus,, la rectocèle et la cystocèle. On s'en sert également pour combattre les pertes sanguines ou autres, ainsi que les exsudats et les adhérences, après le traitement local.
N. B. — Notez bien que les deux genoux doivent s'écarter également, ce qui n'est pas toujours possible, s'il y a une affection unilatérale des annexes. Il faut alors modérer la résistance jusqu'à, ce que l'équilibre soit obtenu.
(4) Nord. med. ark., 1876, Christiania.
On ne doit pas davantage, au moins d'une façon générale, exercer une trop forte résistance dans les deux mouvements nos 18 et 21, surtout quand on prolonge la durée de ces mouvements.
N° 19. Att. Demi-couché.
Mouv. a) Flexion du pied. (P. a.)
6) Extension du pied. (A. p.) c) Circumduction du pied. (P.)
A répétera) et b) une dizaine de fois et continuer c) pendant quelques minutes dans les deux sens.
Effet physiologique. — Les divers temps de ce mouvement congestionnent un peu le bassin et sont contre-indiqués, lorsqu'il existe des hémorrhagies abondantes. Ils combattent efficacement les sensations subjectives de froid, que la plupart des malades éprouvent aux extrémités.
N° 20. Att. Demi-couché, pieds croisés.
Mouv. Circumduction du pied.(L«. a.)
Diffère seulement du mouvement 19 c) par ce fait que les pieds sont croisés l'un sur l'autre. Pour que la malade puisse facilement exécuter ce mouvement, elle doit se laisser glisser suffisamment sur la chaise longue, afin que ses talons dépassent le rebord.
N°21. Att. Double-croc-demi-couché (Fig. 15).
Mouv. Ecartement et rapprochement des genoux. (P. a. et A. p.)
L'opérateur sépare les genoux de la malade, pendant qu'elle exerce une légère résistance.
Fig. 15
Ensuite, elle les rapproche sous la résistance de l'opérateur.
A répéter 3 à 4 fois.
Effet physiologique. — Congestionne un peu le bassin. Mouvement favorable contre la leucorrhée ; d'ailleurs peu usité.
B. — Mouvements décongestionnant le bassin.
Les mouvements décongestionnants sont ceux qui actionnent les muscles des bras, mais surtout ceux du dos et de la poitrine, puis les rotateurs externes, les abducteurs et les extenseurs de l'articulation coxo-fémorale.
Pendant l'exécution de tous ces mouvements, il faut veiller à ce que la paroi abdominale, * la sangle », soit entièrement relâchée.
N° 22. Att. Ouvert (l)-marche- debout ou
ouvert-fourche-assis (Fig. 16, 17).
Mouv. Déplacement des bras en avant.
(P. a. et A. p.)
L'opérateur, devant la malade, lui saisit les bras tendus, au-dessus des poignets. Il lui presse les bras en avant jusqu'à la position « pointu », pendant qu'elle fait de la résistance. Ensuite c'est la malade qui les ramène dans la position fondamentale sous résistance de l'opérateur. Il
(1) « Ouvert ». Les bras sont tendus latéralement à hauteur des épaules et suivant la même direction, la paume des mains tournée en bas.
est important que ce mouvement soit porté à sa limite extrême par « extension forcée ».
La malade règle sa respiration de façon qu'elle expire pendant la première et inspire pendant la seconde partie du mouvement.
Fig. 16.
On change de temps en temps le pied antérieur.
A répéter 4 à S fois.
Effet physiologique. — Facilite la respiration en élargissant la poitrine, parce qu'il agit sur les
muscles respiratoires ; décongestionne surtout la tête et un peu aussi le bassin, en aspirant le sang de la tête et en partie de l'abdomen, et spécialement en agissant sur les muscles de la région dorsale.
Fig. 17.
N° 23. Att. Tendu-assis (Fig. 18).
Mouv. Circumduction des bras. (P.)
La malade appuie la tête, ainsi que le dos, contre la jambe de l'opérateur, qui est monté sur une chaise derrière elle. L'opérateur saisit les mains de la malade. Il fait ensuite tourner assez
vite les bras de celle-ci en cercle, en avant et en dehors en les tirant, et en arrière en les abaissant un peu, de telle sorte que les avant-bras conservent leur position verticale et que le membre supérieur, tout entier, soit tout à la fois re-
Fig. 18.
dressé et porté un peu dans l'abduction, une fois pendant chaque tour. Le bras ne doit jamais s'abaisser au-dessous de l'horizontale.
A répéter S fois de chaque côté en deux reprises.
Faire suivre ce mouvement par le n° 27.
Au cas où la malade est alitée ou très faible, on donne le même mouvement dans la position tendu-couché, l'opérateur placé derrière la tète de la malade.
Effet physiologique. — Décongestionne un peu le bassin et convient aux personnes faibles. Facilite la respiration et agit sur les muscles des régions dorsale et antéro-latérale de la poitrine.
N° 24. Att. Tendu reins sur appui (l)-fourchedebout (Fig. 19).
Mouv. Flexion latérale du tronc et redressement. (P. a. et A. p.)
L'opérateur, devant la malade, porte le tronc de ■celle-ci dans l'inclinaison latérale,en lui saisissant par les mains la partie externe des coudes. Elle exerce de la résistance et, quand elle se redresse, ■c'est l'opérateur qui résiste.
Ce mouvement se fait aussi librement, sans résistance; mais il est alors moins actif
Veillez à ce que la malade ne plie pas ses genoux, qu'elle repose également sur ses deux pieds et que la tête suive le tronc.
(1) Laissez la malade prendre appui plutôt contre les fesses que contre les reins.
Le mouvement en question agissant assez fortement, il est généralement nécessaire, quand les malades souffrent beaucoup du côté du bassin, de leur permettre de se tourner un peu vers le côté à plier, de façon que la pression de l'o-
Fig. 19.
pérateur n'agisse pas exclusivement de profil, mais un peu d'arrière en avant.
Welphysiologique.— Décongestionne les organes mtrathoraciques et un peu les intrapelviens.
N° 25. Att. Aile-incliné (l)-assis (Fig. 20).
Mouv. Torsion bilatérale du tronc. (A. p.)
L'opérateur est debout, derrière la malade, placée en attitude très cambrée ; ses genoux sont fixés par une courroie. Il place sa main gauche sur l'épaule gauche et Vautre sous l'âis-
Fig. 20.
selle droite et fait résistance, tandis que la malade se tourne à gauche. Même mouvement ensuite à droite.
A répéter 3 à 4 fois de chaque côté.
(1) « Incliné ». Le tronc est incliné en avant en fléchissant un peu les articulations coxo-fémorales.
Quand ce mouvement est employé contre les déviations utérines, on doit faire prendre la position : aile-incliné-fourche-assis ; position qui a l'avantage de soulever le plancher pelvien.
Effet physiologique. - Actionne l'innervation et la circulation de la région lombaire et décongestionne le bassin.
N. B. — Ce mouvement doit être suivi par un redressement du tronc, en dépassant même un peu la verticale. La malade se plie alors un peu en avant, et l'opérateur, en plaçant les mains sur ses épaules, la tire un peu en arrière, pendant qu elle exerce de la résistance.
N° 26. Att. Haut (i)-appui-debout (Fig. 21).
Mouy. Traction du membre inférieur en avant (P. a. et A. p.)
L'opérateur, devant le sujet, attire en avant et en haut la jambe droite qu'il soulève autant que possible, sans changer la position de la malade et pendant que celle-ci exécute de la résistance Pour rendre la position de la malade plus stable,* operateur peut, avec sa main libre, appuyer sur 1 aine du côté correspondant à la jambe soulevée.
^ (1) « Haut ,, Le sujet placé un peu plus haut que t'opéra-
La malade ramène ensuite la jambe en arrière sous la résistance de l'opérateur.
A. répéter 3 à 4 fois avec chaque jambe.
Fig. 21.
Effet physiologique. - Décongestionne le bassin. Mouvement peu fatigant et qui convient, par conséquent, aux malades faibles.
N° 27. Att. Tendu-incliné-courbe-fourche-assis ou tendu-demi-couché
(Fig. 22, 23, 24, 25).
Mouv. Flexion et extension des bras.
(A. p. et P. a.)
L'opérateur, sur une chaise ou un escabeau, de-
Fig. '22.
Fig. 23.
bout devant la malade, lui saisit les mains Celleci fléchit les bras, en écartant autant que possible les coudes, dès le commencement du mouvement pendant que l'opérateur résiste. Ensuite c'est'
ce dernier qui tire les bras en haut et la malade qui lui oppose une résistance.
Fig. 25.
La malade règle sa respiration de telle façon qu'elle inspire pendant la première partie du mouvement, pour expirer durant la seconde.
A répéter 4 à 5 fois.
Effet physiologique. — Décongestionne fortement le bassin, ainsi que la tête, et porte le sang vers le dos, parce que ce sont principalement les muscles dorsaux supérieurs qui travaillent.
N. B. — La malade doit exercer la résistance par les muscles du dos et non par les bras.
N» 28 . Att . Tendu-tordu (d )-fourche-assis (Fig. 26). Mouv. Torsion en avant avec pression sur les reins. (A. p.)
L'opérateur derrière la malade ; son genou appuie par sa face antéro-externe contre le côté le plus avancé du dos ; son pied est tourné en dedans.
La malade se tourne, sous résistance de l'opérateur, lentement en avant, en tendant les muscles pectoraux et abdominaux. Il faut éviter, autant que possible, d'exercer une traction sur le
(1) « Tordu ». On pousse la torsion aussi loin que leperme a souplesse individuelle dans les articulations inter-vertébrales, sans que le bassin y prenne aucune part.
bras postérieur et encore moins sur le bras antérieur. Le genou sert de point d'appui. Evitez de tirer la malade en arrière et veillez à ne faire entrer en activité que les muscles du dos. En tirant sur les bras, l'opérateur est à même de régler L'énergie du mouvement.
A répéter 3 à 4 fois .
Fig. 26.
Effet physiologique. — Décongestionne assez fortement le bassin. Tend à arrêter les hémorrhagies utérines, mais, dans ce deuxième cas surtout, il faut bien se garder de tirer la malade en arrière ; il faut laisser son tronc perpendiculaire.
N° 29. Att. Aile-cuisse-devant-couché
Mouv. Immobilisation. (A.)
• L'opérateur est placé devant la malade, pour qu'elle puisse, au début, appuyer un peu ses épaules contre les mains de celui-ci.
Fig. 27.
La malade, pour prendre l'attitude désirée, s'agenouille d'abord à l'endroit voulu de la chaise longue; puis elle.se met à quatre pattes, en appuyant ses mains sur une petite banquette, placée devant la chaise. Evitez qu'elle ne se couche sur le ventre, ce qui éveille des douleurs par la pression sur la symphyse pubienne ; l'abdomen doit donc dépasser le rebord de la chaise. La malade bien en place, on applique une cour-
roie au-dessus de ses talons ; ensuite l'opérateur l'attire d'un seul trait dans la position voulue ; enfin elle place les mains successivement sur ses hanches.
. Le mouvement consiste dans un fort soulèvement du tronc, pendant que le sujet respire librement.
Fig. 28.
Pour la relever, l'opérateur soulève la malade, en la saisissant sous les aisselles par un mouvement vif, mais non brusque ; il l'engage à éviter soigneusement toute flexion en avant du dos, qui doit être maintenu en extension par les muscles des gouttières vertébrales, pendant que la région fessière forme saillie en arrière. Une
comparaison triviale rendra très bien ma pensée. Tout le monde a vu un clown étalé sur le ventre qu'on soulève par la culotte. 11 prend alors exactement l'attitude que doit rechercher notre malade, pendant le temps terminal du mouvement que je viens de décrire.
Fig. 29.
A répéter 2 à 3 fois avec des pauses d'une mi nute, pendant lesquelles la malade s'appuie sur la petite banquette.
Outre « l'immobilisation » qu'on recherche surtout par ce mouvement, on peut faire exécuter des mouvements de tête (rotation et flexion) ainsi qu'une flexion antérieure du tronc, immédiatement suivie d'un fort redressement.
Effet physiologique. — Décongestionne vivement le bassin et la tête ; fortifie, nous dit Brandi, les attaches antérieures de l'utérus. Active la circulation et stimule l'innervation du dos et de la face postérieure des cuisses.
N. B.— Ce mouvement convient plutôt aux personnes encore jeuneset assez vigoureuses. Il n'est pas, cependant, aussi fatigant qu'on pourrait le croire. On ne doit pas l'employer, quand la malade souffre d'une constipation invétérée.
N° 30. Att. Tendu-incliné-fourche-assis ou
plié-vertical-incliné - fourche-assis
Mouv. Torsion bilatérale du tronc. (P. a.)
L'opérateur se tient debout,sur un escabeau, devant la malade, lui saisissant les poignets. Il exécute le mouvement de torsion du tronc autour de la colonne vertébrale comme axe, d'abord à droite et ensuite à gauche, sous résistance de la malade.
Remarquez que ce sont les muscles du dos et :non ceux des bras qui doivent travailler.
A répéter 3 à 4 fois.
Effet physiologique. — Agit sur toute la région •dorsale et décongestionne fortement le bassin.
N. B. — 1. La position plié-vertical demande plus de force que la position tendue.
A ces mouvements on fait succéder un redressement du tronc, tel qu'il a été décrit sous le n° 25.