Utérus petit et très atrophié ; règles insuffisantes
1. Aménorrhée. — Cette affection indique un vice dans les fonctions de l'appareil génital, un trouble dans la composition du sang et dans l'état du système nerveux.
Avant de traiter, d'après la méthode de Brandt. une femme, dont les règles sont en retard, il faut s'assurer qu'il n'y a pas de raisons plus profondes à l'aménorrhée (mal de Bright. phtisie tuberculeuse, atrophie de l'utérus par des grossesses répétées, lactation prolongée, etc.), ou de grossesse. Un gros utérus, chez une femme dont les règles sont en relard, doit éveiller des doutes. En effet, cet organe est généralement petit, si le sujet souffre d'un relard occasionné par un refroidissement, une inquiétude violente quelconque, etc. Un gros utérus, non gravide, prédispose plutôt aux métrorrhagies.
Pour les retards dérègles, qu'il s'agisse d'une jeune fille qui vient de se former (1) ou bien d'une femme bien réglée auparavant, on se sert des mouvements congeslionnaîils, dont la force augmente graduellement, surtout si la patiente
(1) Brandt fait observer l'influence salutaire d'un traitement par gymnastique médicale. En effet, les jeunes demoiselles pâles ou chlorotiques qui, par ce moyen thérapeutique, ont obtenu des règles plus fortes et régulières, reprennent vite bonne mine et un état de santé inconnu auparavant.
souffre en même temps d'une congestion à la tête.
Voici une ordonnance, composée de mouvements moins forts, dont se servait Brandi
N°* 1, 22, 4, 19, 17, 16, 39, 34, 10, 25, 43, 6 et 7.
Et voici une autre qui agit très fortement : N« 32, 40, 42, 16, 39, 10, 43, 39 et 7. Voici enfin quelques mouvements, à exécuter à la maison, dans l'ordre suivant :
Nus 5, 20, 24, 41 ; « tendu-fourche ou debout» flexion du tronc en arrière et en avant; N° 35 ; marquez le pas en soulevant fortement les genoux ou 37 ; Nos 33, 35, 37 et 5.
2. Dysménorrhée. — L'état morbide qui rend la menstruation pénible a ses raisons ou dans les annexes ou dans le col utérin.
Si la cause de la dysménorrhée n'est pas purement mécanique (rétrécissement, oblitération du col, flexion utérine qui empêche ou rend difficile le passage du sang), elle dépend presque toujours de la pression exagérée du sang. Elle est alors justiciable de la méthode de Brandt, qui régularise la circulation. S'il existe une hypertrophie utérine ou une modification structurale de ]'isthme,des adhérences, des déviations, etc., c'est d'abord le massage utérin et les méthodes appro-
priées dont il faut se servir, avant d'avoir recours aux mouvements de gymnastique médicale.
De même, s'il y a des désordres prononcés dans les annexes.
Parmi les mouvements congestionnants, on pourra se servir de :
Nos 1, 22, 40, 42, 16, 39, 10, 25, 43, 17, 39 et 7,
et recommander à la malade d'exécuter et de faire exécuter à la maison par une personne exercée : Marquer le pas, en soulevant les genoux ; ensuite les mouvements Nos 5, 16, 39, 37, 35, 33, 41, 20 et 5.
Brandt soutenait que ces mouvements, pratiqués pendant un certain temps, augmentent vite la consistance et le volume de l'utérus atrophié. Ils seraient même capables de corriger le développement irrégulier des organes'génitaux à l'époque de la puberté.
K.— Dilatation «le l'estomac.
Les affectionsdes organesgénitauxdela femme, qui débutent en règle générale par des troubles menstruels, se compliquent le plus souvent de dyspepsie et de dilatation de l'estomac. C'est du
traitement de cette dernière affection que nous voulons dire quelques mots avant de finir ce petit manuel.
Pour celte affection que l'on croyait, autrefois, être une cause de maladie, tandis que, en réalité, elle n'est que la conséquence d'une maladie nerveuse, on se sert des mouvements suivants :
Nos 6, 34, 10, 14, 8, 38, 13, 39, 1, 21 et 5.
Pour obtenir un résultat, il est nécessaire que la malade se soumette, en même temps, à un régime, en diminuant les aliments et surtout les boissons pendant les repas.