‹ Masséna et sa familleChapitre 10 sur 75 · ANTOINE FRANÇOIS MASSÉNA · texte numérisé non relu

ANTOINE FRANÇOIS MASSÉNA

Le fils de Jean Honoré, Antoine François Masséna, fut également un levençois. Il acheta le 24 mars 1635, à Ange Ricordi et à sa sœur Marguerite, un terrain au quartier

donne au qualificatif « noble », l'origine suivante : « Les seigneurs de Levens ayant été dépossédés de leur fief, la commune de Levens s'était fait donner, à beaux deniers comptants par les rois de Sardaigne, l'investiture du fief aboli et c’est pour cela qu'elle était dénommée dans les actes € comtessa del medisimo luogo », et que tous ses citoyens pouvaient prendre dans les actes publics, l'appellation de (noble ». La même particularité est à signaler pour les gens de Contes d'Utelle et autres lieux de Alpes-Maritimes. Ainsi s'explique le qualificatif de « noble » que nous avons vu donner plus haut à Masséna et à la demoiselle Daïderi. »

Cette explication historique, séduisante au premier abord tombe d’ellemême si l’on remarque que les Masséna sont qualifiés de « nobles » dès 1635 (voir arch. dép. des Alpes-Maritimes, livres des notaires, livre n° 42, fol. 816) alors que la commune de Levens n’a racheté sa liberté qu’en 1734.

(1) Augustin Masséna, membre du Conseil communal de la ville de Levens, signe en cette qualité, le 13 décembre 1750, les « Statuts politiques et champêtres de Levens » Nice 1752, J.-B. Romero, Imp. Bibliothèque Municipale de Nice.

de Saint Antoine de Siga (1) à quelques kilomètres de Levens. On verra par la suite les divers membres de la famille Masséna s’efforcer d’arrondir par des acquisitions successives ce domaine de la Siga, qui fut le noyau des biens de la famille, et devint par le jeu des successions, et la convoitise des héritiers, la source de nombreux procès entre eux. Les propriétés de Saint-Blaise devaient comme les maisons de Levens, appartenir aux Masséna jusqu’à la fin de l'Empire.

Antoine François Masséna eut, entre autres enfants, deux fils : Antoine et Augustin.

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