‹ Masséna et sa familleChapitre 11 sur 75 · ANTOINE MASSÉNA · texte numérisé non relu

ANTOINE MASSÉNA

Le premier, Antoine Masséna, avait épousé Anne Camille Galli qui lui avait apporté en dot quinze cent cinquante lire. De ce mariage naquirent six filles (2):

Angélique, qui épousa J.B. Lorenzo, de Levens: Isabelle, femme de Pierre Antoine Gioffredo ; Marie Françoise, mariée à Ludovic Rusteghe, de la Roquette ; Françoise Marie, morte en bas âge : Marie Camille, qui devint la la femme de Jean Dominique Gastaudo, de Nice ; enfin Victoire, qui mourut jeune.

Vivant en parfaite intelligence, les deux frères avaient uni leurs intérêts dans les affaires qu'ils entreprirent.

Avant de mourir, le 12 décembre 1708, Antoine par son testament (3) dressé le 7 décembre 1708 par Ludovic Masséna, notaire, institua comme héritier son frère Augustin. II laissait à sa femme l'entier usufruit de sa fortune et neuf cents lire à chacune de ses filles.

Le règlement de cette succession ne se fit pas sans

(1) Nice. Arch. dép., Livres des Notaires, vol. 42, folio 816. (2) Arch. dép. des Alpes-Maritimes, Livres des Notaires série C. année 1730, livre à, folio 121,

(3) Testament du ? décembre 1708 reçu par Ludovic Masséna, notaire,

difficultés (1). Un premier accord intervint le 7 mai 1709 entre les héritiers, mais au décès de Françoise Marie et de Victoire Masséna, de nouveaux démélés se produisirent et l'affaire fut portée devant le tribunal « prefetoria » de Nice. Le procès dura quatorze ans, du 9 février 1713 au 7 novembre 1727 et se termina, grâce à l'intervention d'amis communs, par un compromis en date du 24 février 1728, aux termes duquel Anne Camille Galli, veuve Antoine Masséna, conservait la possession d'un terrain et d'une partie de maison au quartier de la Siga. De plus, après sa mort, Augustin Masséna s'engageait à payer aux héritiers de sa belle-sœur les quinze cent cinquante lire de sa dot. Elle recevait en outre la maison de Levens avec tous ses meubles et une somme de cent lire. Enfin Augustin versait à sa nièce Marie Camille, épouse de Gastaudo, la dot qu'il lui devait en qualité d'héritier de son frère, Antoine. | M” Anne Camille Galli-Masséna qui habitait Saint- Antoine de Siga, au moins après le décès de son mari (2), mourut vers 1733, après avoir fait un testament par lequel elle disposait de ses biens en faveur de sa famille (3).

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