‹ Masséna et sa familleChapitre 42 sur 75 · DOMINIQUE · texte numérisé non relu

DOMINIQUE

Né à Nice le 28 mars 1762 (1), il fut baptisé à l'église Saint-Martin, , ayant comme parrain André Deporta, qui avait déjà été le parrain d'André, et comme marraine, sa fille, Mademoiselle Rose Deporta.

Nous n'avons aucun renseignement sur Dominique qui a dû mourir avant décembre 1764, puisqu'il n’est pas mentionné dans le testament de son père, décédé le 13 décembre de la dite année.

(1) Nice, arch. par Saint-Martin.

MapamME GAUDO-UBERTI

Le dernier-né de Jules-César Masséna fut une fille, Marguerite-Rose, qui naquit à Nice le 7 août 1763 (1) et fut baptisée comme les deux précédents à l'église Saint- Martin. Son parrain était son oncle Augustin, négociant, et sa marraine, Marguerite Masse.

Marguerite Masséna apprit le métier de couturière et à dix-neuf ans, le 21 octobre 1782 (2) elle épousa à Nice un tailleur, Louis Gaudo, fils de Joseph et de Marguerite Thaon en la présence de Pierre Féraut et Jean-Baptiste Ros, témoins. Après son mariage elle continua à exercer son métier à l'atelier de son mari.

Six enfants naquirent de cette union.

Le premier André, vint au monde le 26 mars 1786 (3). Il eut comme parrain, son oncle, l'adjudant au Royal Italien, André Masséna, alors en congé à Nice et comme marraine sa tante Marie, sœur d'André; André Gaudo mourut à quatre ans, le 22 avril 1790.

Joseph-André Gaudo naquit deux ans plus tard, le 26 mars 1788. Son grand-père paternel, Joseph Gaudo et son arrière-grand-mère, née Marguerite Thaon, le tinrent sur les fonts baptismaux. Il ne vécut que deux ans et mourut le 8 mai 1790. Un mois plus tard, naissait Jean- Louis Gaudo, qui eut les mêmes parrains, le 27 juin 1790. Le quatrième enfant, Joseph, mourut à neuf ans, le 6 août 1799 et Thérèse-Madeleine, née le 27 août 1792 eut

(1) Nice, arch. par. Saint-Martin.

(2) Nice, arch, par. Saint-Jacques.

(3) Nice, arch. par, Saint-Jacques. Tous les actes intéressant la famille Gaudo sont consignés sur les registres de cette paroisse.

comme parrains, Louis Guige et Thérèse-Madeleine Guige.

Un mois plus tard, l’armée française se trouvait à Nice où se déroulaient dans la famille Masséna les évènements que l'on connait. Nous avons déjà dit qu'il est possible que M" Gaudo et son mari aient pris une part quelconque à l'évasion de François Masséna, car elle émigra à Gênes un peu après celui-ci. Elle déclara plus tard avoir quitté Nice en Mai 1792, mais cela semble peu probable car le 31 décembre 1793 (1) elle donna le jour, à Nice, à un sixième enfant qui reçu les prénoms de Louis-Svlvestre et qui eut comme parrains, Louis Infernet lequel devint amiral et sa femme, née Riccia (Richard).

Elle émigra à Gênes aussitôt après et rejoignit son mari qui mourut presque en arrivant. Au cours de son séjour d'environ deux ans en exil, elle fit la connaissance de Michel Uberti (2) émigré comme elle, en Juin 1793.

Ce dernier, natif de Nice, sans fortune et ayant perdu ses plus proches parents dès son enfance, avait été élevé par un de ses oncles, fabricant de cire et il travaillait chez lui comme ouvrier avant son émigration. Les deux exilés unirent leur infortune et le mariage fut célébré très probablement à St-Pierre d'Aréna près de Gênes.

Tous deux revinrent à Nice, venant de Gênes le 14 ventôse an III, sur la felouque courrier, pour bénéficier de la loi du 22 nivôse dont l'article 4 réputait non émigrés « les ouvriers et laboureurs, non ex-nobles ou prêtres, -travaillant habituellement de leurs mains aux ateliers, aux fabriques ou à la terre et vivant de leur travail journalier, leurs femmes, enfants au-dessous de dix-huit ans, pourvu qu'ils ne soient sortis du territoire de la République que depuis le 1”*-mai 1793, qu'ils soient rentrés avant Île

(1) Nice, arch. par. Saint-Jacques.

(2) Arch. nation. F. 7. 4867. Doss. 28.267, Michel Uberti. — Nice, arch municip. Regist. des Délibérations du Conseil municipal, an II, F. 87

et 88, $ 2.

1® germinal de la même année et que dans le mois suivant ils aient produit devant le Directoire du District de leur dernière résidence une attestation de huit témoins certifiés par le Conseil général de leur commune et par le Comité révolutionnaire, constatant la profession qu'ils exerçaient avant leur sortie de France, ainsi que l'époque de cette sortie ».

Marguerite Masséna (1) fut rayée provisoirement de la liste des émigrés par arrêté de la Commission administrative du district de Nice, du 29 ventôse an III. Son nouvel époux fut également rayé à la même date.

Le certificat nécessaire avait été produit le 22 pour Marguerite Masséna et attesté par les témoins : Ricordi, François Trabaud, François Matheudi, Perben, Alexandre Mages, Cougnet fils, Teissier et Horace Cougnet.

Uberti produisit le sien le 24 ventose, attesté par les témoins : Joseph Durante, Joseph Passeron, Pie Raynaud, Eloi Fianson, Joseph Pastorelli et Honoré Motton.

Uberti et sa femme demandèrent ensuite leur radiation définitive. Là encore, le général Masséna leur donna son appui et le dossier de l'affaire fut réclamé par Barras pour examen. En adressant au Ministre de la Police les pièces nécessaires, Uberti ajoutait dans sa lettre datée de Nice, le 28‘prairial an VI :

Page 1