‹ Masséna et sa familleChapitre 41 sur 75 · MASSÉNA JEAN · texte numérisé non relu

MASSÉNA JEAN

Caporal au Royal Italien

Jean Masséna, quatrième enfant de Jules César est né à Nice le 31 mars 1760 (1); son parrain fut Jean Négrino (2) et sa marraine Andrietta Lora, sa femme.

Son enfance s'écoula à Nice et les renseignements sur cette période de sa vie manquent. Attiré lui aussi par le métier des armes, il s'engagea vers 1777 au régiment Royal Italien quelque temps après son frère André et fut nommé caporal. Sa fine tournure et son abord sympathique lui valurent le sobriquet d’«aimable caporal » sous lequel il est désigné dans son acte de décès. Sa carrière militaire devait être courte. Le 7 septembre 1781, (3) un détachement comprenant un certain nombre

(1) Nice, arch. par. Saint-Martin.

(2) Notons ici que lorsqu'en 1789 André Masséna retiré à Antibes comme adjudant essaya, comme on le verra plus loin, d'obtenir un poste de sous-lieutenant dans la maréchaussée, il fit appel, dit-on, à la protection d’un médecin de la marine à Toulon, Jean Négrin, qui était peutêtre un parent de Négrino.

(3) «... Chemin que tiendront seize hommes du régiment de Piémont, vingt-huit du régiment du Perche, commandés par un officier et lieutenant (sic) du régiment de Guienne, commandés par un officier pour se rendre à Hennebon, partant de Toulon le sept septembre et yront loger à Bossat (?).

« Arrivé à Angoulême, le 10 octobre 1781 pour en partir le 11 dudit mois. Cinq lieutenants, six sergents et cent vingt-neuf soldats du régiment du Piémont, du Perche, de Guienne et d’Artois auxquels le logement et l'étape ont été fournis pour un jour, conformément à l'ordonnance du Roy.

« L'étape réservée à un sergent et quatre soldats restés aux hôpitaux.

« Angoulême, arch, municip. Rég. « Troupes en marche 1780, an II »,

d'officiers, sous-officiers et hommes de troupe des régiments de Piémont, du Perche, de Guyenne et d'Artois, quittait Toulon pour se rendre à Hennebont (Morbihan). Des querelles certainement provoquées par les rivalités de corps ne tardèrent pas à éclater dans cette colonne composée d'éléments disparates et appartenant à plusieurs unités. Après les rixes, des duels, véritables batailles rangées, suivirent et c'est ainsi que le 10 octobre à Angoulême, un sergent et quatre soldats furent laissés à l'hopital de cette ville ; Jean Masséna était du nombre ; il succomba de ses blessures le 15 octobre 1781 et fut inhumé le lendemain dans le cimetière de l'Hôtel-Dieu. Il avait vingt-et-un ans (1).

(1) Angoulème. Regist. des Sépultures de l'Hôtel-Dieu de N.-D. des Anges, arch. comm. Années 1759-1783.

Dunie Ann tvéec F. ‘ < 1è Paris, arch. privées de la famille Masséna, vol. 1, pièce 4,

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