‹ MassenetChapitre 38 sur 57 · JULLIEN LECLERC · texte numérisé non relu

JULLIEN LECLERC

[La Physionomie.)

xMassenet — tout court, il a en horreur son prénom ! — me paraît posséder, avec la science musicale de AVagner, le charme mélodique propre à l'Ecole française. Son influence?.. Je suis bien ignorant pour parler de ces choses, et j'applaudis Manon ou Thaïs ^ et j'applaudirai demain Sapho — ces figures chantantes de l'amour — à la manière dont Hugo admirait Shakespeare : comme une brute !

Marc Legrand.

Massenet, pas plus qu'un autre, n'a eu aucune influence sur la musique française. (Quant à ses œuvres, elles sont pour la plupart délicieusement jolies, surtout ses Erynnies, Marie-Magdeleine, Manon, Werther, etc., etc.).

Je ne crois d'ailleurs pas à l'influence des musiciens sur la musique, quels qu'ils soient. Je crois plutôt à l'influence de la musique sur les musiciens et sur leur tempérament. Ceux qui en ont, tels Gluck, Wagner, Donizetti, Massenet, Verdi, Delibes... (je ne parle que des musiciens de théâtre) font œuvre toujours intéressante dans des genres absolument opposés, ceux qui n'en ont pas, feraient bien mieux de vendre des chandelles ou de pêcher à la ligne dans la petite rivière d'une petite bourgade ignorée. Que de Fructidor cela nous éviterait !î!

Frédéric le Rey.

(Réponse à la question suivante : Quelle influence croyez-vous qu'ait Massenet dans l'évolution de la musique française moderne.)

Massenet est mon maître ; c'est peut-être le musicien le plus doué de la seconde moitié de ce siècle et comme influence il est le continuateur de Gounod.

Xavier Leroux.

(Réponse à la question : Quelle influence croyez-vous qu'ait Massenet dans l'évolution de la musique française moderne ?)

Tète pensante aux traits bien dessinés, regard profond et scrutateur. Ce Maître ne s'impose pas, mais attire. Doux charmeur par sa musique, il l'est aussi par sa conversation, qui abonde en saillies heureuses, en mots d'esprit.

lAlARMONTEL.

[Le Gaulois, 30 novembre i885.)

« Ce qui caractérise le plus Massenet ce sont ses u drames bibliques », genre d'ouvrages qui semble revenir à la mode et tient une place entre l'opéra et l'oratorio. Rubinsten s'attacha, quelque peu avant Massenet, à donner à ce genre de production une nouvelle vie. Il faut considérer Marie-Magdeleine^ Eve et la Vierge comme ses meilleurs drames bibliques. Massenet écrivit aussi des pièces d'orchestres, ouvertures, suites, qui révèlent un vrai talent et eniin ses deux ouvrages Le Roi de Lahore et Hérodiade, écrits pour l'Opéra de Paris, attirèrent particulièrement l'attention et portèrent son nom bien au-delà des frontères françaises. »

Naumann.

[Illustrirte Mtisikgeschichte Spemaiin Berlin und Stuttgart.)

C'est curieux, quand j'entends les opéras de Massenet^ je regrette toujours ceux de Saint-Saëns. J'ajoute que l'audition des opéras de Saint-Saëns me fait regretter ceux de Massenet.

L'Ouvreuse du Cirque d'Eté.

(Bains de sons, iSg^.)

D. — On vous taxe de wagnérien. Que faut-il en croire ?

R. — Wagnérien est un mot vide de sens. Wagner, il serait puéril de le nier, a fait faire un pas énorme au drame lyrique. En le dégageant des banalités séculaires, en Tafifranchissant des conventions surannées, il l'a rapproché de la nature et c'est là son mérite capital, comme ce sera son éternel honneur. Mais Wagner est avant tout un génie allemand dont l'influence peut être heureuse sur notre génie propre à la condition de ne pas s'y substituer en l'absorbant. Cette influence, je l'ai subi au début peut-être un peu plus que de raison et mon goût pour l'auteur de la tétralogie allait alors jusqu'au fanatisme.

Aujourd'hui mûri par Tétude et par l'expérience, je l'admire encore, mais surtout comme littérature. C'est ma chaire du Conservatoire qui m'a gardé de ces enthousiasmes excessifs. J'ai charge de jeunes esprits, plus ardents, plus progressifs, plus wagnériens encore, comme vous dites, que je l'étais moimême, car les temps ont marché, grâce à Dieu ; et il m'a paru nécessaire de les tenir en bride, jusqu'à ce que par une lente initiation au goût, au tact et à la mesure, qui sont les caractères distinctifs du génie français, ils puisent s'aventurer sans risque, à travers ces mondes nouveaux, pleins de séductions réelles, mais aussi de mirages décevants.

D. — Somme toute les Italiens n'ont pas ces sympathies ?

R. — Distinguons, les maîtres italiens, ont un souci trop exclusif de la phrase ; ils sacrifient trop aux voix^ sans se préoccuper suflisament, de ce qu'on appelle les dessoîis^' de ce que j'appelle, moi, V atmosphère dramatique. Il en résulte que les personnages vivent uniquement de leur vie propre, vie un peu factice et pas assez de celle qu'on emprunte à l'air ambiant. Chez le maître allemand, c'est tout le contraire. A mon sens, il est plus voisin de la vérité ; mais, ni ici, ni là n'est la vérité absolue. L'idéal serait dans la fusion harmonique des deux systèmes, dans leur juste pondération. Et c'est l'idéal que je recherche.

D. — Croyez- vous l'avoir atteint dans Manon ?

R. — Ce n'est pas à moi, mais au public de le dire, l'imprévu de mes procédés l'étonnera peut-être et en France ce qui étonne est toujours suspect. Ils sont pourtant d'une simplicité primitive.

D. — Pouvez-vous me les définir en quelques mots ?

R. — Volontiers. Toute l'œuvre roule et se développe sur une quinzaine de motifs, dans lesquels s'incarnent pour ainsi dire mes personnages. Un personnage, un motif; jManon seule, dont le type est un mélange de mélancolie et de gaieté, en a deux, pour bien préciser cette alternative. Ces motifs courent d'un bout à l'autre de l'Opéra et se reproduisent d'acte en acte, se dégradant et se renforçant, comme la lumière dans un tableau, au gré des situations. De telle sorte, que tous les personnages conservent jusqu'au dénouement leur personnalité distincte. A un point de vue général, j'ai fait de même, pour les divers tableaux de la pièce. Chacun d'eux a la couleur exacte du milieu qu'il représente, à son époque précise. Quant à la note vivante, passionnée, éternellement actuelle, c'est Manon et Desgrieux qui la donnent. Et ce contraste voulu entre le sentiment local et le sentiment humain, est un des effets sur lesquels, je me crois le plus en droit de compter.

Parisis.

(Figaro^ 19 janvier 1884. j

(Frag'ment d'un interview de Massenet.)

Vous donner mes impressions d'interprète, c'est un peu difficile, de même que vous donner mon avis sur l'influence de Massenet, au point de vue de l'art français. J'éprouve un réel plaisir à personnifier les héroïnes de Massenet, car je trouve qu'elles sont toujours très naturelles, j'aime énormément la musique de ce grand maître et je suis convaincue que son influence sera considérable dans l'évolution de la musique française, elle s'est déjà fait ressentir d'ailleurs et plus tard cette influence sera plus grande encore. ^

Marguerite Picard.

{de r Opéra.)

(Réponse à la question : Que pensez-vous de la musique de Massenet.)

Les partitions de Massenet sont tout à fait parlantes à l'œil. Son écriture est très colorée et vivante ; on y sent un certain emportement. Les ratures indiquent la préoccupation de cet entendement interne dont nous avons parlé plus haut. Elles semblent faites au courant de la plume, substituant une note à une autre^ pour une plus grande satisfaction de l'oreille. On comprend que M. Massenet aime les sonorités pleines et touffues par la façon dont les notes sont groupées dans les tutti et par son écriture serrée.

LÉON PiLLAUT.

{Instrîtments et musiciens.)

J'aime beaucoup Massenet. Il est le continuateur des grands mélodistes^ met infiniment de poésie dâns sa musique et aucun compositeur français n'a, depuis Gounod, mieux chanté l'amour que lui. Ce sont là ses plus grandes qualités, pourquoi parler de ses défauts ?

Marie Roze.

(Réponse à la question : Quelle influence croyez-vous qu'ait Massenet dans révolution de la musique française moderne ?)

Massenet est le chantre de l'ivresse des sens ; sa musique est essentiellement évocatrice de la beauté. Par ses qualités charmeresses et, pour ainsi dire, aphrodisiaques, elle éveille le désir et idéalise les sensations.

Mais, bien que Massenet soit un des plus illustres maîtres de notre époque, il n'exercera pas une influence durable sur l'évolution actuelle de la musique française, parce que celle-ci tend plutôt, avec César Franck, à s'élever vers ces régions sereines où l'art n'a plus rien de matériel.

Stéphanie Saillard-Dietz.

(Réponse à la question : Quelle influence croyez-vous qu'ait Massenet dans l'évolution delà musique française moderne ?)

On se rappelle cette confidence de la Faustin, d'Edmond de Goncourt: « Allez, c'était bien étrange, cet hôtel... il sortait des murs une musique d'un doux, d'un doux ineffable... et ses baisers me couraient sur la peau avec des ondes sonores, m'}^ faisant presque des chatouillements... des ondes sonores qui sortaient de dessous l'oreiller... et il y avait des ouragans lointains d'harmonie qui semblaient m'emporter dans ses bras au ciel... et je sentais je ne sais quoi de divin, mêlé à ses caresses... J'ai toujours gardé de cette première nuit, c'est bête ce que je vais dire, le souvenir d'amours comme on se figure que peuvent être les amours des anges... Oui, cet hôtel de Flandre, est contigu à l'église Saint-Jacques, et l'orgue, je l'ai su le lendemain^ est encastré dans le mur contre lequel était notre lit... »

Une très jolie fille, dont G/7 Blas célébra souventes fois la chevelure exquissement blonde, Gh..., habitait ainsi, il y a quelques années, une maison mito^'cnne du temple protestant de la rue Roquépine, et, jusqu^à la chambre, toute mousseuse de bleu pâle, des chants pénétraient.

Il est vraisemblable que dans les deux cas c'était de la musique de Massenet qu'on avait plaisir à entendre, — . de la musique d'église, de la musique d'alcôve.

Chateaubriand a dit que l'amour aime la vaillance, ce pourrait être l'épigraphe à rebours de la Navarraise : pif, paf, boum, cigarette de Claretie, libretto de Gain, costumes militaires de Détaille, 31assenet qu'on traite volontiers de doucereux mélodiste pour Magdeleines repenties, a voulu goûter au méli-mélodrame, la pourpre ensanglantée des batailles est un peu vive pour ce joli cueilleur de roses.

L'air penché, les yeux facilement emperlés de larmes, des lèvres sensuelles, les longs cheveux rejetés en arrière, du romantique qui est plutôt du romanesque, une allure glissante, onctueuse^ une ph3^sionomie de rêve à pâleur lunaire, jeune en dépit des cinquante-trois ans sonnés, il est le poète des minutes d'amour, il traduit les spasmes et les extases, il exaspère les vibrations des instruments jusqu'au rendu imagé des lèvres jointes, des pâmoisons définitives; ses notes de musique sont des baisers qui volent, qui se cherchent, qui s'ap-

pellent, qui se trouvent, son mj^sticisme confine parfois à de sadiques émotions, et ses mélodies de salon — à lui, Taède des courtisanes, Magdalena, Manon — sont des entremetteuses : « Mademoiselle, je vous en prie, chantez-nous du Massenet î » et, alors, c'est tout le déballage des avrils, des souvenirs des fleurs fanées, des chérubins roses — de la versification de Jean Rameau. On peut préférer des a musiques sans paroles. »

Du grand succès de M. .Massenet, François Bazin eut été bien étonné, lui qui chassa un jour l'enfant de sa classe, en lui disant qu'il était « trop bête pour jamais rien faire. » Cela se passait il y a longtemps, le membre de l'Institut d'aujourd'hui avait alors treize ans ; il arrive un jour avec ses camarades, soumet son devoir au professeur ; celui-ci examine longuement son travail, puis son front se plisse, ses sourcils se froncent, un tremblement de colère l'agite, il n'3^ tient plus, et se tournant vers le bambin, le traite injurieusement, enfin le prend par les épaules et le met à la porte en le priant de ne plus revenir. Le bambin revint au Conservatoire, mais dans le cours d'Ambroise Thomas et de Reber,

Eve, Marie-jMagdeleine, Hérodiade, Chimène, Esclarmonde, Manon, Charlotte et Pepa, on pourrait écrire : «les femmes de Massenet » ; parmi la variété des époques, des décors, des costumes, parmi la diversité des librettistes il est le musicien delà femme... et des femmes. Après Gounod, qui fut un chaste, quoique lamartinien, il a conduit la mélodie plus avant que la chambre de Marguerite, il l'a menée jusqu'au boudoir de Manon.

Santillane.

(G/7 Blas. 5 octobre 1895.)

M. Jules Massenet est en la plénitude de sa gloire^ mais le recul n'est pas encore suffisant pour déterminer, avec équité, son influence sur l'évolution de la musique française.

Le Maître sera de demain, j'entends qu'il sera surtout par ses élèves, qui^ dans le renouvellement des formes antiques, croulées sous la poussée triomphale du wagnérisme, surent

résister et conserver intégral le génie français, au lieu de le faire écraser sous le char de Djaggernat du colosse de Bayreuth.

Richard Wagner fit bien, mais il fit surtout pour lui; il est de ces arbres luxuriants qui étouffent autour d'eux toute végétation. Certains jeunes compositeurs s'élèvent contre ces tendances annihilantes, et la maîtrise future se décèle surtout chez ceux qui, ne s'écartant pas d'une lumineuse simplification? puisèrent la science aux paroles du Maître; M. Gustave Charpentier entre autres.

Evidemment, quelque chose de nouveau approche dans la musique. Que sortira-t-il de l'état confus des âmes, de ce chaos d^éléments livrés au libre choix de l'individualité ? A mon avis, dans cette révolution, M. Jules Massenet aura le rôle de mainteneur.

Une renaissance rationnelle peut s'augurer dans l'avenir sous la pression de ce rare talent souple, nerveux, fin, plus sensuel que métaphysique, plus subjectif pourtant que pittoresque, de cette âme spontanément harmonieuse, d'une sensibilité et d'une subtilité délicates et pénétrantes. Cette conscience artistique fait jaillir le cri véritable de la passion pure en de profondes tendresses et d'abondantes pitiés. Ces cercles magiques qui forment l'œuvre de M. Jules Massenet, enchâssent de leur particulière beauté les esprits créateurs ; au contact de cette pensée noble, pleine, expressive, d^une remarquable science de facture et d'une forme impeccablement belle, ils en sortent ennoblis et agrandis.

Emile Straus.

Saint-Saëns aura la gloire, Gounod a eu le succès, Massenet a l'adulation féminine.

George Vaxor.

[Conférence che^ Pleyel).

Donc j'ai su que le Martre, remuant et nerveux à l'impossible pendant les répétitions de ses œuvres, a donné à tous l'impression d'un remarquable metteur en scène, possédant le don

d'expliquer un caractère, de marquer une nuance de comédie, d'exprimer par le geste et l'attitude un sentiment fugace si délicat soit-il à définir. Quel artiste s'étonnera qu'il en soit ainsi ?

Comme elle paraît bien de lui cette phrase à l'adresse des musiciens de l'orchestre : a .Mes chers collaborateurs, je ne ferai pas attention à vous, mais songez que je suis là. »

Je dirai, toujours pour contenter la curiosité éveillée, qu'il sait manier un chanteur, e'i lui disant qu'il a trouvé tout seul un curieux, effet d'art qu'il vient de lui faire sentir.

Chez son vieil ami. Ernest .^lichel, il a retrouvé, religieusement conservées^ des mélodies oubliées, datées de Rome et dédiées à Thabile mandoliniste co-pensionnaire E. 3Iichel. Du coup il a fait chanter le piano et les souvenirs de la villa 31édicis sont revenus en foule avec l'enchantement des primes années d'art.

Il pense de Montpellier que c'est une ville où il fait mauvais temps et où l'on aime sa musique. Son chagrin fut grand de ne pouvoir aller à l'Esplanade la première fois que la musique du 2" génie y jouait en son honneur au milieu d'une population chuchoteuse et attentive.

Quoi encore ? Au dire des professionnels, il joue du piano d^une façon sing-ulière. donnant à des suites d'accord un caractère spécial et curieux. Enfin, si j'en crois les amis qui l'ont eu à leur table, il aime énormément les bètes et ne déteste pas le calembour.

Eloy Vinxext yLa Fantaisie Moiitpélliéraine^ 3 avril 1897.

Vous me demandez mon opinion sur la musique de Massenet ? ma manière d'interprète ?

C'est plus facile à penser qu'à dire, surtout quancî^on qf>

veut dire que ce qu'on pense! 3Ia foi, tant pis je

me risque.

Du maître je n'ai chanté, jusqu'à présent au théâtre et si nous exceptons les exquises mélodies, que Werther. Cette

œuvre, ce chef-d'œuvre n'a pas d'admiratrice plus convaincue, plus enthousiaste que moi.

Voilà mon sentiment tout entier, sans fard. Je ne conçois pas qu'on puisse demeurer froid à l'audition de cette superbe partition, d'une si pénétrante émotion, la musique expressive au suprême degré ajoute à l'intensité du drame si humain, où palpite l'âme des personnages de Gœthe.

Comment j'interprète Charlotte? Je tâche de l'interpréter de la façon la plus simple, comme le rôle est écrit ; je n'ai eu qu'à suivre les indications du Maître, exprimant de mon mieux, comme je le sentais, le combat où se meurtrit entre l'amour et le devoir, le cœur de la malheureuse et chaste épouse.

Le moyen de n'être pas empoignée toute, par un pareil rôle, de ne pas s'y absorber complètement, délicieusement?

En jouant Charlotte et presque malgré moi conquise, subjuguée en quelque sorte, par la puissance du drame lié à la musique, je souffre, j'aime, je pleure comme elle et j'ai goûté là (pourquoi ne pas le confesser) une des plus grandes jouissances de cette vie de théâtre, si factice dit-on et pourtant si enveloppante.' Et quelle joie de sentir que la passion dont on est remué, se communique aux spectateurs. Ah 1 certes, Monsieur ! Massenet est un maître et ce rôle de Charlotte, où j'ai essa3^é de mettre un peu de mon âme, je ne souhaite rien tant que de le chanter souvent, longtemps, que ne puis-je dire toujours !

Charlotte Wyxs (De ï Opéra-Comique.)

(Réponse à la question suivante : Votre opinion sur la musique de Massenet ? Vos impressions personnelles ?)

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