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LA GRAND' TAN TE

Opéra-comique en un acte Livret de MM. J. Adenis et Ch. Grandvalle

Première représentation à V Opéra-Comiqne , le 3 avril 1867 M^'^' Heilbronn, Girard. — M. Capoul.

Clément, dans son Dictionnaire lyrique, discute l'ouvrage en ces termes : Le sujet n'est pas Unique. Un oncle avare a épousé une jeune fille à laquelle, il a laissé en mourant toute sa fortune, mais il n'avait pas signé son testament. Son neveu arrive d'Afrique dans le château qu'il veut vendre immédiament. Il voit la jeune femme, sa grànd'tante ; il en est épris et fasciné.

11 ne songe plus qu'à prolonger son séjour dans le château.

Il va même jusqu'à contrefaire la signature de son oncle, ce qui est une licence trop forte. Aussi la grand'tante le déchire, Après un combat de générosité mutuelle, la grand'tante cède aux prières du jeune militaire et promet de rester. La musique est bien faite, intéressante, elle révêle de fortes études musicales.

On a remarqué un air chanté par le ténor : « iVUons camarade ». la jolie phrase du duo : « Fée, ange ou femme », les couplets de la corvette : « File corvette agile ».

Dans la Revue de la musique dramatique en France [*). Crozet s'exprimait ainsi : La Grand'taîite est un petit sujet breton dont la musique est bien faite et révêle de fortes études musicales.

(*) Grenoble 1866. Supplément 1872.

L'orchestre est plein d'élasticité^ il annonce de précieuses ressources de grâce et de vigueur ».

Gustave Bertrand disait dans \e Ménestrel (7 avril 1867).

« Ce n'est pas que la partition manque de qualités et ne promette également un musicien original et distingué, mais le jeune artiste ne traite pas les voix avec autant d'habileté que les instruments ; les ritournelles crèvent de travail, les accompagnements obsèdent le chant de dialogues multiples et de répliques indiscrètes. En calmant ce zélé excessif, en émondant un peu ce travail luxuriant, il resterait un curieux et sympathique talent et comme M. Massenet réussit mieux les andante (jue les allegro, les morceaux sérieux ou pittoresques que les parties d'opéra-comique proprement dit, on peut lui conseiller de rechercher les livrets poétiques ».

La GranVtante eut en tout 17 représentations (1867).

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