‹ MassenetChapitre 30 sur 36 · Son savant Traité de la fugue porte l'hommage sui- \ant · texte numérisé non relu

Son savant Traité de la fugue porte l'hommage sui- \ant

A feu Ernest Guiraud.

A J. Massenet

les deux maîtres à qui je dois d'avoir pu écrire ce traité.

André Gédalge.

2. Lors des funérailles de leur maître, les élèves de Massenet rédigèrent un appel conçu dans les termes les plus chaleureux, et dont nous extrayons les passages suivants :

« Massenet fut notre initiateur bienfaisant. Après Gounod, après Bizet, il continua la grande lignée française... et nous demandons à tous ceux qui l'ont aimé, à tous ceux qui l'admirent, à tous ceux qui lui sont redevables d'émotions inoubliables, de se joindre à nous pour célébrer son génie et son art et lui-même, et, avec lui, la musique française.

« L'œuvre de Massenet est une des étapes les plus caracté-

qui lui vit remporter sou premier prix de piano, il joua, conjointement avec M^^^Mongin, sa compagne de triomphe, un duo pour deux pianos, de Pixis. Ensuite, comme compositeur : en 1891, une scène du i®' acte du Roi de Lahore est chantée par M"" Issaurat et Grimaud ; en 1893, un air à' Hérodiade échoit à M. Bartet ; en 1896, un fragment du 3" acte de Manon réunit les talents de M"^ Guiraudon et de M. Beyle ; en 1898, la même scèneapourinterprètesAr^^TorrèsetM. Andrieu ; en 1900, Manon reparaît, une partie du premier acte étant chantée par M"^ Baux, MM. Dubois et Bourbon. Arrêtons-nous à ce début du siècle; mais ajoutons que Massenet, outre ses titres déjà relevés, fut membre du Comité d'examen d'orgue et de composition (en remplacement de Bizet) de 1870 à 1878; du Conseil d'enseignement d'études musicales, à partir de 1878, et du

ristiques de l'évolution de l'art musical français. En glorifiant Masseuet, on rendra non seulement un hommage nécessaire au Maître qui a enrichi son pays d œuvres immortelles, mais encore on signifiera au monde qu'il est une musique française... »

Cette dernière phrase nous laisse un peu rêveur... Le « monde » — depuis Hameau jusqu'à Gounod, pour ne point remonter plus haut — n avait-il pas eu le temps de percevoir l'existence d'une musique française, et celle-ci n'avait-elle donc •commencé qu'avec Massenet ?

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Conseil supérieur d'enseignement, à partir de 1896. G est au Conservatoire enfin que lui fut rendu un hommage posthume délicatement exprimé : « D'autres ont pu avoir des accents plus puissants, plus profonds et plus divers. Nul n'a mieux parlé aux âmes, nul n'a mieux exalté la tendresse humaine et assoupli Tart musical à toutes les séductions de la poésie et du rêve. Son influence a été immense. Son œuvre reste plus que jamais vivante et populaire; un public fidèle y trouvera toujours ce que beaucoup demandent avant tout à la musique,

... cette voix du cœur qui seule au cœur arrive^. »

I. Discours prononcé par M. Léon Bérard, sous-secrétaire d'Etat des Beaux-Arts, à la Séance publique du 12 juillet igiS, au Conservatoire national de musique et de déclamation.

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