‹ Matelots et matelottes, tableau-vaudeville en 1 acteChapitre 6 sur 24 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Lis Mêmes, BATIFOL, portaut un sac de uuit , T OIN ON,

TOUTES

Bonjour, Batifol!

M“* BATIFOL.

Bonjour, mes petits anges... tiens, Toinon, porte mon ridicule dans ta chambre, aies-en bien soin, et que ça ne soit pas chiffonné... comme ton petit minois. (Aux demoiselles.) Bonjour, mes tourterelles !

toutes.

içp. Bonjour, M*' Baiifol.

M" u ati fol « les regardant. «

Négligé de compagne... pas mal... un peu simple seulement., par exemple, Nathalie, où as-tu pris ce col, hein? Toi, Julia,il faudra acheter des sous-jupes-Oudinot... ça se porte très bien !

NATHALIE

Eh bien , M"" Batifol , et votre noce à laquelle vous deviez nous inviter ?..

Il“* BATIFOL.

Mon hymen , retardé , ma chère , et vous saurez bientôt pourquoi ; mais je n'ai pas envie de rester veuve, j'ai été si heureuse avec mes trois premiers !

F.LYIIE.

Trois militaires , je crois?

BATIFOL.

Oui, ma petite. (Avec sensibilité.) Vous savez que j'ai toujours eu une grande attache pour l’armée... mon premier mariage se fit sous l'Empire... j'étais encore dans mou printemps, ah !

Ai* : T'H qu* coni>M Set Im.iardi de I* perde.

Qu’elle était bell’ celte garde impériale.

Son soutcuir fait palpiter mon cœur.

Non , sur la terre ell’ n’avait pas d 'égale ,

Pour la beauté comme pour la valeur.

Au Carrousel, défilant la parade, l n grenadier qu'à V leune on décora, au son du tlfr’ me lançant une œillade ,

Comme de Vienn’ de mon cœur s’empara.

nu'ellc était bcll’ cette garde impériale.

Son souvenir fait palpiter mon cœur.

Non , sur la terre ell’ n’avait pas d’égale.

Pour la beauté comme pour la valeur.

Mais un boulet, hélas! me rendit veuve.

Autour de nous, gloire, amour, tout changea.

Ll de mon cœur encor mis à l’épreuve .

De Louis di\-huit, on hussard s’empara...

Qu'elle était bel!’ ccttc garde royale.

Son souvenir fait palpiter mon cœur,

Non. sur la terre cil’ n’avait pas d’cgale ,

Pour la beauté comme pour la valeur.

Quant au dernier dont j’ partageai la chaîne. Ce noble époux , qui m’a laissé son nom,

Liait sapeur dans la gard* citoyenne,

Trolsièm’ légion, quatricin' bataillon...

Ab! qu’elle est bell’ cette gard’ nationale.

Son noble aspect fait palpiter mon cœur,

Non, sur la terre elle n’a pas d'égale,

Pour la beauté comme pour la valeur.

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