PRÉFACE. XXIX
même temps qu'une forme el un nom à leurs aspirations les plus hautes et les plus saintes.
Et puis, disons-le, l'enfance et l'adolescence de la Mère de Jésus ne sont-elles pas trop souvent oubliées? Et cependant, quel plus beau modèle peul-on offrir aux jeunes personnes, et même à toutes les âmes qui, redevenues enfants dans le Christ, marchent dans le chemin de l'innocence, de l'humilité et de l'oraison ? Sans doute l'Évang se tait sur les premières années de la très-sainte Vierge, mais la tradition a conservé quelques pieux souvenirs qu'il importe de recueillir et de méditer. « La contemplation nous est donnée pour vivifier el animer de tels silences *. »
Enfin, il nous a semblé que par le fond et par la forme ce modeste livre pouvait devenir, si Notre- Seigneur et sa très-sainte Mère daignent lui faire celte destinée, le Mois de Marie des noviciats, des séminaires, des maisons d'éducation, des coninuinautés religieuses et des familles chréliennes.
Puisse donc Marie, jeune fille dans le Temple, servir de modèle à toute la jeunesse ! Je me féliciterais, pour ma part, d'avoir contribué à la faire mieux connaître, en soulevant quelque coin du
• S.Ignace de Loyola.
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voile qui dérobait à notre admiration les mystères
de sa divine enfance.
Le but que nous nous sommes proposé étant de méditer les quinze premières années de la trèssainte Vierge Marie, devant l'image de Mater-Admirabilis , nous diviserons notre sujet en trois parties.
Nous méditerons, dans la première partie, les divines préparations par lesquelles Dieu disposa la très-sainte Enfant du Temple à devenir la Mère Admirable du Verbe éternel.
Nous suivrons ensuite Marie adolescente dans tous les détails de la vie qu'elle a dû mener, à l'intérieur du Temple, jusqu'au jour (pfelle le quitta pour être fiancée à saint Joseph.
La troisième partie sera consacrée à montrer comment la très-sainte Adolescente du Temple a été de fait Mère Admirable à Bethléem, en Egypte, à Nazareth et à Kphèse..
i*our aider ceux qui n'ont pas i)rié devant la fresque originale, nous donnerons sur l'image môme de Maler-Admirahilis et sur les grâces (pii, depuis vingt ans, paraissent découler de celte pieuse peinture, un aperçu que nous intitulerons : Pèh-