ÉVÈQUE I)F. BELI.EY
Nous avons fait examiner un ouvrage ayant pour titre : Mater-Admirabilis ou : Les quinze premières années de Marie immaculée, rédigé par un prêtre de notre diocèse, M. Monnin, missionnaire et auteur de la Vie du Curé d'Ars.
Nous l'approuvons et le recommandons aux fidèles, sur le rapport favorable qui nous a été présenté.
L'approbation donnée par le Souverain-Pontife à la dévotion envers Mater-Admirabilis, et les indulgences dont Sa Sainteté l'a enrichie sont pour les fidèles
la plus précieuse des garanties.
L'ouvrage qui a été soumis à notre examen fait ressortir l'à-propos et les divers avantages de l'étude des premières années de la sainte Vierge. C'est une vie de retraite, de prière, de travail sérieux et obscur, présentée à l'admiration et à l'imitation des serviteurs et des enfants de l'Auguste Vierge Marie. Ces premières années, passées dans le Temple, ont prépaïé Marie à son titre admirable de Mère de Dieu, de Mater-Admirabilis.
Nous bénissons Dieu de ce que notre diocèse cuotribue à fournir ce nouveau fleuron ajouté à la couronne de gloire de l'Auguste Marie. La Reine du Ciel, dont toute la beauté est intérieure, déploie dans cette chère dévotion quelques-uns des plis les plus cachés de ce royal manteau, si riche et si varié, que lui donne le prophète. Sachons l'admirer, sachons nous en revêtir nous-mémos. Que toutes les pieuses lectrices de Mater-Admihaijims s'ell'orcent de connaître et de pratiquer ces vertus intérieures et cachées qui forment la véritable chrétienne.
Si Dieu les appelle à la vocation du mariage, ces vertus les prépareront à être des femmes fortes, selon l'Éci'iture et l'Évangile , d'admirables Mères. D'ailleurs ce beau titre peut convenir à la Vierge elle-
même, qui n'a d'autre époux que Jésus-Christ; Dieu lui donne une postérité d'âmes, qui tient d'elle la vie spirituelle et le germe des vertus. Combien d'épouses du Christ sont appelées uma Mère,'» combien pourraient être appelées d'admirables Mères!
Que l'ouvrage approuvé par nous contribue à diriger, à encourager les nobles eflbrts de tant de chrétiennes, qui, loin du monde, ne cherchent que le regard de Dieu. C'est le succès le plus beau que nous puissions lui souhaiter; c'est la récompense la plus douce qu'ambitionne l'auteur 1 Notre paternelle bénédiction s'attache à lui et à son œuvre pour mieux assurer la réalisation de nos vœux.
Donné à Belley, sous notre seing, le sceau de nos armes et le contre-seing du secrétaire général de notre évêché, le 25 mars 1864, fête de l'Annonciation.
t PIERRE-HENRI, Évfque de Belley.
Par mandement :