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DÉPÔTS DE LYON A AVIGNON

se répandant dans Tair et se convertissant en brouillards et en nuages, ont interceplé les rayons du soleil et diminué son action calorifique. Le climat de ces contrées devient plus humide et plus froid (voy. Essai sur les glaciers ^ §§ 81 et 82).

M. AgasMlz a cherché dans quelques localités de l'Europe des preuves d'une température plus basse à une époque correspondante à celle des glaciers. Ainsi dans les alluvions de l'Ecosse il a trouvé des coquilles mortes qui n'existent vivantes aujourd'hui que dans les contrées les plus septentrionales de l'Europe. Il a aussi reçu de Sicile des mollusques qui ne vivent plus sur les côtes de la Méditerranée , mais seulement dans le nord des iles Britanniques.

Ajoutons à cela que M. Alex. Braun a trouvé dans le lœss du grand-duché de Bade les mêmes espèces de coquilles terrestres que Ton rencontre fossiles dans la partie supérieure des alluvions de Lyon : Hélix hispida y H. arbustorum, Succinea obUmga etc., et que les mêmes espèces ne vivent aujourd'hui que dans les montagnes de la Suisse, où elles atteignent, d'après m. de Charpentier, une altitude de 7000 pieds (2275 mètres). Voilà un autre jalon.

Du reste, lors même que nous n'arriverions pas à connaître la cause du refroidissement , ce ne serait pas une raison pour ne pas l'admettre , lorsqu'un ensemble de faits semble le prouver.

«Un phénomène, qui n*est point le résultat d*une illusion d'optique, a été fréquemment «observé à Antuco : c*est la transformation de ces vapeurs en véritables nuages. ... Us « finissent par s'attacher aux cimes des montagnes , où il se mêlaient toujours le soir «avec les brouillards qui s'élevaient du fond des vallées ; ce dernier accident était im- < manquahlement suivi d'un pluie. Une longue expérience a tellement convaincu l'habi- « tant d'Antuco , qu'il envisage le volcan comme créateur des nuages » (Voyage au Chili j P. 423).

A la suite de quelques années pluvieuses , d'après Bl. de Charpentier, le glacier du Rhône a avancé, en 1818, de 150 pieds (48 mètres); le même géologue ne demande que 774 années comme celle de 1818, pour faire avancer le glacier du Rhône de 900,000 pieds (276 kilomètres) , soit 66 lieues que mesure la route du fond du Valais à Soleure, route qu'ont suivie les blocs du Steinhof (Essai sur les glaciers ^ p. 802).

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