‹ Matériaux pour l'étude des glaciers (volume 3)Chapitre 120 sur 216 · RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ

provenant des tourbières de Scanie. Or, comme ces tourbes se rencontrent en plusieurs endroits sous les œsarsy c'est une preuve que ces œsars sont de notre époque.

Ë. D. 33. Je crois avoir prouvé dans ce mémoire : »««"»«•

lo Qu'il existe la plus grande analogie entre le phénomène erratique du nord et celui des Alpes y malgré les objections que l'on a élevées contre l'application de la théorie glaciaire aux régions Scandinaves ;

2^ Que les traits propres du phénomène du nord sont une conséquence des changements de niveau auxquels le sol de la presqu'île est assujetti ;

30 Que ces changements de niveau ne sont pas limités à l'époque historique , mais qu'ils remontent au delà du diluvium ;

40 Que depuis lors le sol de la Scandinavie a éprouvé des soulèvements et des abaissements successifs.

J'ai distingué trois mouvements principaux qui correspondent aux principales phases de l'époque diluvienne , savoir :

i^ Un premier soulèvement pendant lequel le sol était plus exhaussé que maintenant, c'est la période des glaces ;

2o Un affaissement général entraînant à sa suite V envahissement des plaines de la Scandinavie par la mer ;

3^ L'émersion de ces mêmes plaines, qui se continue encore sous nos yeux , l'époque des œsars.

J'ai représenté ces trois périodes d'une manière graphique dans la fig. ire de la pi. II , qui offre une coupe idéale de la Scandinavie ie l'ouest à l'est*.

' E. D. n est une troisième théorie , une sorte de terme moyen entre la théorie glaciaire et ceUe des courants , qui consiste à attribuer le poli et le striage des rochers à les glaces flottantes qui auraient façonné les récifs et les bas fonds par leur base, en nème temps qu'ils auraient déposé les blocs dont ils étaient chargés. Cette théorie, pro- >osée en premier Ueu par n. Bronn *, et développée plus tard par masL nnrehlMm ** t de Veraenll, admet, comme la théorie glaciaire de H. AcmmIs^ un climat plus roid que celui de Tépoque actueUe, qui aurait permis aux glaciers de la Scandinavie de 'avancer jusqu'au débouché des vaUées. La Scandinavie , selon H. HarcUaoBf en se oulevant du sein de l'océan Glacial qui recouvrait tout le nord de notre hémisphère ,

' Leonkard H Broiui, JaArUe , 484S , t. X, p. 70. jinnmlts dêgéoUgit, t. !•' '* Qmmrurfy J0arnml of th9 gtohgUal Soàtty ofLonJ»n, 4846, t. II , p. 349.

Chacune de ces périodes a dû être d'une certaine durée. L en conçoit y en effet , que pour qu'un agent se mouvant aussi leotement qu'un glacier ait pu transporter à la distance de plusieurs centaines de lieues des blocs et tout un terrain arraché aux montagnes de la Norwége , il ait fallu un temps fort long , dont !•» minimum serait de plusieurs milliers d'années, si Ton prenait pour base le mouvement des glaciers les plus accélérés de notr^^ époque.

La seconde période a dû être au moins aussi longue si l'on cclsidère le temps qu'il faut pour qu'une faune tout entière fuhir vivre , se propager et laisser des dépouilles nombreuses sur un s^ autrefois exondé.

Enfin , la troisième période comprend l'époque historique depuis la prise en possession de ce sol par les populations de ratr étrangère dont nous trouvons les débris au fond des tourbières h nord.

aurait occasionné des courants violents capables de façonner le sol des plaines do m ri. et poussé vers le sud une quantité considérable de glaces flottantes chargée de deti:^« des monts Scandinaves. Cette migration des glaces aurait été entretenue plus tard p^r les éboulements des glaciers septentrionaux. Partant de cette hypothèse, l'autecr aeglais rapporte à une même époque le burinage des rochers et la disposition des coquDe^ boréales dans le diluvium.

Si les choses s'étaient réeUement passées de la sorte , il faudrait qu'on trouTlt de ces coquilles aussi loin que des blocs erratiques ont été signalés; or on n'a jusqu'ici coosti-^r leur présence que dans le diluvium de Scandinavie et de Finlande. D'un autre côté, rt faisant intervenir des courants marins comme cause des sulcatures, la théorie de M. surehl0«ii encourt le même reproche qu'on a si justement fait à la théorie des coim3:' terrestres , c'est d'attribuer à l'eau une faculté tout à fait imaginaire. Quant aux ^.é ^ flottantes , je conçois qu'eUes puissent , dans certaines circonstances , user et sther l«^ récifs sur lesquels eUes passent , mais il m'est impossible d'admettre qu'on systèsK «^ sulcatures aussi uniforme, aussi continu et aussi régulier que celui des plaines de li Suède, ait pu être gravé à la surface de tout un pays par des agents aussi mobiles t[2* des radeaux de glace.

Enfin , la théorie de m. Marehtaoïi a le désavantage de faire intervenir deux a^ert» sulcateurs , les glaciers pour les pays de montagnes et les glaces flottantes po«r ^ plaines et les plateaux. Or pour quiconque a observé les stries dans les diflèreotes pa> ties de la Scandinavie il est de toute évidence qu'elles ont partout le même cacbK CeUes des plaines de la Suède ne diffèrent pas plus de celles des vallées de la Nonre^. que celles de la plaine suisse et des flancs du Jura ne diflèreiit de celles dfs vaik« alpines.

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