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ANCIEN GLACIER DE LA VALLÉE DE LA MOSELLE

roches d'amont ; il n'en est rien pourtant: les cailloux de quarlzites et les galets granitiques sont séparés et diversement groupés.

Dans tous les cas , la nappe du plateau de la rive gauche , étant la même que celle du fond de la vallée» fait partie du même dépôt. Il y aurait donc eu d'abord comblement granitique, puis comblement supérieur provenant de la destruction du grès des Vosges, et , en dernier lieu , érosion d'une partie de ces dépôts , jusqu'à la surface actuelle de la nappe, et suivant un plan incliné régulier.

Mais sur la rive droite , le dépôl argileux renfermant des galets granitiques diffère essentiellement des accumulations du fond de la vallée et du plateau de la rive gauche. L'eau de la Moselle n'aurait même pu le toucher à aucune époque sans le délayer» sans l'en* traîner et sans le détruire complètement. Puis , on peut le vérifier, les dépôt de cailloux du grès ne reposent nulle part sur les amas granitiques : ils font suite l'un à l'autre , et les amas de quartzites non mélangés ne descendent jamais au-dessous d'un certain niveau.

Tandis qu'en admettant l'intervention des glaciers , tout s'explique sans difficultés.

Le glacier principal de la Moselle occupait toute la vallée. En sortaot des cirques granitiques de la chaîne, il ne pouvait avoir pour moraine profonde qu'un dépôt granitique : entre les sommités de la chaîne et Chàtel , le grès des Vosges n'existe , dans la vallée , que sur quelques points ; aussi , à partir de Jarménil , des sables et des galets provenant de sa destruction commencent-ils à se mêler» en très-minime quantité , à des débris granitiques.

Les glaciers secondaires , sortant des vallées latéi*ales ouvertes dans le grès, ou bordées de plateaux couronnés par ce terrain arenacé , ne pouvaient pénétrer dans le glacier principal et descendre jusqu'au fond du bassin ; entraînés latéralement , ils ont déposé latéralement aussi, et à diverses hauteurs au-dessus du comblement du bassin , leurs moraines profondes composées de bandes parallèles de galets granitiques à la partie inférieure et de galets quartzeux oiu-dessus.

Latéralement, sur les rochers calcaires, le glacier principal a produit des amas d'une boue provenant de la trituration de ces roches et mêlée aux sables et aux galets granitiques.

Sur les coteaux et sur tous les points envahis par les glaciers secondaires sortant de la région des grés, les aiples, tantôt asseï pures , tantôt sableuses y deviennent graduellement calcaires ; mais ce qui les distingue surtout , c'est qu'elles ne renferment que des débris provenant de ces grès.

DuiriiiuuondetiDa. jj gg p^^g jj^ distributiou dcs matériaux des comblements ou

tériaux de comblement

d'origine emuqae. tTouvc cncorc dc nouvellcs prcuvcs de Vorigine erratique de ces accumulations ; il n'est pas toujours facile de déterminer les gisemeuU d'où proviennent toutes les roches cristallines roulées dans les napptfs profondes et dans les revêtements des plans inclinés on des plateaux. Pour quelques-unes cependant il n'est pas possible de se tromper : les syénites rouges et violacées des Ballons sont des types parfaitement reconnaissables ; les serpentines se distinguent trèsbien aussi de tous les autres galets ; les fragments de ces roches sont associés aux autres débris transportés , et , dans rhypothé-o de certains géologues, ils auraient inévitablement été jetés sans ordre dans les comblements et sur divers points de la vallée. L^ courants des bassins de la Moselle et de la Vologne s'étant réunis , et ayant dû , çà et là , franchir des passages assez resserrés , auraient entassé confusément les divers débris entraînés par leurs eaux , a qui n*a pas eu lieu.

Les syénites transportées par le glacier principal, sortant des gorges du Ballon et plutôt poussées vers la rive gauche par les nombreux et puissants afBuents de la Moselotte , de Gleurie et de la Vologne y ne dépassent guère le milieu de la vallée ; sur la rive droite on n'en trouve pas le moindre débris ; les serpentines appartenant aux afQuents de droite, de Gleurie et de la Vol(^e, suivent constamment cette rive droite, et parviennent raremeDi jusqu'au milieu de la nappe.

Vallée Sur les flancs des Vosges , et dans la vallée même de la Tbar«

lie ué Tbur (Vosge.). ^p^^g |g j^fj]^ jg Thaun , là mêmo distribution par bandes parallèles s'observe constamment : les mélanges accidentels , les perturbations n'ont lieu que dans les portions du comblement expost'^es aux remaniements incessants qu'opèrent les cours d'eau dans le< limites de leurs lits : au delà la distribution est régulière et teik' qu'on peut la prévoir en jetant les yeux sur les cartes lopograpliiques et géologiques ; et c'est même au moyen de ces bandes de fa-

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