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i30 PHÉNOMÈNES ERRATIQUES DANS LES ALPES.
lage on passe sur une hauteur. On voyait de là rcxlrémilé de la vallée de Simmenlhal qui se termine au lac de Thutiy et les sommités des montagnes couvertes de neige au delà de ce lac. La vapeur bleue ^ quoique moins dense que le jour de mon départ, était cependant encore très-sensible. On jugeait avec certitude combien elle était plus dense auprès de Thorizon qu'à des hauteurs plus considérables. En effet, je ne pouvais point distinguer ni même apercevoir le pied de ces montagnes , quoique je visse distinctement leurs cimes. Cependant ces cimes étaient éloignées de moi beaucoup plus que leurs bases.
Gnniu a'roDdis S, 1707. J'cus aussi beaucoup de satisfaction à voir que les vraies dantiehiat. cîmcs dc CCS haulcs montagnes du bassin des glaciers de TAar sont «•"in terminées, comme à ChamouniXy par des créneaux à angles vifs, et es g aert € . ^^^ ^^^ formcs hardics et prononcées. L'excellent naturaliste qui
m'a fait l'honneur de traduire en allemand les volumes précédents de ces voyages , tandis qu'il aurait pu avancer bien plus les progrès des sciences en publiant ses propres ouvrages, avait élevé des doutes sur cette forme des montagnes granitiques. J'étais étonné moi-même, lorsque je voyais la forme émoussée des petites montagnes du Grimsely et les portions de cylindre et de sphère que l'on rencontre dans les granits de ce passage (S. 1689).
Mais de mon observatoire sur l'obernar, d'où je voyais distinctement les cimes de toutes ces montagnes et particulièrement de celles dont il est question au paragraphe S. 4689, je reconnus que ce n'étaient que les basses montagnes et les bases ou les parties inférieures des hautes, auxquelles l'action des pluies, des neiges, des glaces, des pierres môme, glissant et roulant sur elles, a donnî ces formes arrondies.
Je dois cependant ajouter que ces formes aiguës ne dépendent pas seulement de la nature de la pierre, mais aussi de la situation des couches de la montagne. En effet , on observe ces mêmes formes dans les montagnes calcaires y lorsqu'au degré de dureté dont elles sont susceptibles , elles réunissent une structure en couches verticales ou très-inclinées , et réciproquement, les granits les plus durs , lorsque leurs couches sont horizontales ou à peu près telles ,
* D; A. Voy. Miléorologie y voL I«r, paragraphe S., BrouiUards feci.