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rail s'approfondir facilement, si le volume des eaux débitées était plus considérable, mais elles manquent de la force nécessaire, et elle n'éprouve aucune modification sensible. Cependant si , par une cause accidentelle ou par suite d'un travail exécuté par la main des hommes , elle était creusée d'avantage , le lac ne tarderait pas 5 :^ desssécher et se convertirait en un marais tourbeux.
E. C. (H. H.) 48. Dans la vallée de Cleurie^ ouverte dans des montagnes graniiiqueSy on voit des barrières de sable et de graviers, coupées aujourd'hui par un ruisseau dont le lit a de 2 à 6 centimètres par métré de pente ; ce lit est encombré de blocs que les eaux ne peuvent déplacer. A une époque peu reculée, les tourbières étaient presque totalement submergées; mais à la suite d'une inondation, le canal d'écoulement s'étant creusé de plusieurs mètres, Teau a cessé d'être retenue et a abandonné graduellement le bassin qu'elle paraît avoir occupé longtemps , à en juger d'après la puissance At la couche tourbeuse.
A l'aval se trouve le premier étage y ayant une puissance de 92 mètres, terminé à l'amont par un talus incliné de 25 à 30 degrés , et à l'aval de 17 à 20 degrés ; vient ensuite Vêlage moyen , sur le talus extérieur duquel quelques ravins se sont ouverts , enfin à l'extrémité supérieure, le troisième et dernier étage, au pied duquel se termine le dépôt tourbeux.
Ce massif étant entièrement isolé et indépendant , ne se prolongeant ni à l'amont ni à l'aval , n'ayant aucune trace de stratification, n'offre aucun des caractères propres aux terrains de transport et de comblement, et vouloir attribuer sa formation à l'action de< eaux , ce serait méconnaître les lois qui ont régi d'une manière invariable et constante les cours d'eau et leur mode d'action. viiiée d.* la Mowiie. H. H^ Dans les vallées de la Moselle^ de la Moselotte et de Cleuru\
on rencontre à chaque pas, des roches à surface mamelonnée, dont le jpoK est quelquefois encore assez net , mais dont quelques-um^ commencent à se décomposer, et sur lesquelles on rencontre assez fréquemment des stries, des cannelures, et dans tous les cas, lurs même que la décomposition a fait disparaître ces dernières en par-
t D. A. Ce chapitre H. H. (Henri Hogard) est extrait des Bulletins de la Société géologique de France y t. H, p. 249. Note sur les traces d*anciens glaciers dans les Vofçfi. par H. Hosard.