‹ Matériaux pour l'étude des glaciers (volume 3)Chapitre 80 sur 216 · LORY · texte numérisé non relu

LORY

Vaultrin.

Desoudin.

Maire.

ZuBER (Jean).

DOLLFUS-AUSSET.

Martuys (Gh.)«

Ont pris part aux travaux en s'unissantà ces membres dans leurs courses et leurs explorations scientifiques :

MM. Alexandre.

Ballon.

Berher.

Biche.

BlENAYHÉ.

Carrière.

Claudel.

COLUN.

collenne.

Danu.

Déblaye.

DiDIERGEORGES.

DoLLFus (Gustave).

Durand (Léon).

DCTAC.

MM. Gahon.

Grillot.

Haxo.

Idoux (l'abbé).

Jacquel (l'abbé).

Lahérard (fils).

Laurent.

Leroy.

Mareine.

Martinet.

Mathieu.

Maud'heux.

MouGEOT (père).

MOUGEOT (fils).

MOYNIER (Eug.).

MM. MoYON (Benito).

Perreau.

Perrey.

Petitmongin.

Pion.

pRÉvoTEL (Vict.).

Rappin.

RUAULX.

Schimper.

SONREL.

Tocquaine.

Thoillier.

Yancker.

Sont nommés :

Président y M. H. Hogard; vice- président ^ M. £. Poton; secrétaires^ MM. Delesse et E. Collomb.

* Bulletin de la Société géologique de France, S. G. F., paragraphes extraits par DoUfus-Ausset.

Épin.1 k RemiremoDt. S. G. F. 1 . Après Evoir quillé Épinal, la société a reraonlé le

cours de la Moselle jusqu'à Jarménil^ et a pu remarquer le développemenl considérable qu'ont pris dans cette vallée les terrains de comblement qui se présentent sous forme de nappe horizontale, où la Moselle, en serpentant d'une rive à l'autre, s'est creusé un large lit à berges escarpées d'environ 10 mètres de hauteur.

Moraine du Thoij. Au ThoUf , la société a exploré avec attention la grande moraine

frontale décrite par M. Hogard (1842).

Cette moraine forme quatre grandes onduluiions; elle barrait complètement la vallée; elle s'élève à 100 mètres moyennement audessus du ruisseau; elle a été coupée par les eaux; les fragments de la rive gauche et ceux de la rive droite se correspondent exactement. Sur le premier pli du terrain, en amont, on remarque pen de blocs à la surface; mais sur la seconde ondulation les blocs sont répandus sur toute l'arête dorsale à grande profusion : tous sont anguleux y beaucoup de ces blocs ont plusieurs mètres cubes, et la société a pu en remarquer un entre autres dont le volume a tlê estimé de 100 à 120 mètres cubes.

Tboiy. en .t.1 de g^ j^^^j j^ ThoUj , sur la routc de Remiremœxt, la Société a re-

Samt-Amé. Série de ^ ' '

rooriinet froniaies. marqué à Saînt^Amé une nouvelle série de moraines frontales appartenant au même ancien glacier. Elle a vu que ces moraines, inférieures aux précédentes, et déjà placées à une grande distance de l'origine du glacier (à 30 kilomètres des sommets du Hoheneck), sont presque en entier formées d'une accumulation considérable rf>' sable fin, avec très-peu de fragments volumineux.

Ce sable provient en grande partie de la décomposition du grès vosgien. Cette moraine de Saint-Amé présente encore un fait remarquable : les sables qui la composent offrent sur leur tranche verticale des traces de stratification grossière ; les couches sont inclinées en amont et en aval sur un plan parallèle à la surface de la moraine ; mais ces couches ne sont pas très-nettement accusées : elles sont un peu confuses , comme elles pourraient l'être dans un amas de remblais produit par la main de l'homme. vaidAjôi. s. G. F. 2. lie TAld'AJol^ En quittant Remiremonty par la

route de Plombières , la première station de la société a été sur les

■ Description du val d'Ajol , 1 844 , 1845. Annales de la Société d'émulation des Vopjes

VAL d'ajol. 269

moraifies (TOlichampf décrites par m. Hcigaril en 1842, ensuite par m. E. itoyer {Bullelin, t. IV, p. 288). Ces moraines, de plusieurs kilomètres de longueur, ont donné lieu à une discussion entre plusieurs membres, im. C^. Hartins, Hogard et Col-

loBib pensent que ces moraines peuvent provenir des débris de la moraine latérale gauche du grand glacier de la Moselle, déposés sur ce point à une époque où ce glacier s'étendait à 4 kilomètres en aval de Remiremont.

H* K. Royer a communiqué à la Société la note suivante , relative à de nouvelles observations qu'il a faites sur les moraines d'Olichamp.

Depuis la communication que j'ai faite dans la séance du 7 dé- Moraiii«d'oiieb>mp. cerabre 1846, il n'y a plus de doute possible sur l'existence d'un graiid glacier remplissant tout le bassin supérieur de la Moselle ^ et c'est lui, ou plutôt un de ses rameaux, qui a produit la moraine d'Olichamp.

L'existence de ce grand glacier peut cependant paraître incompa- Moraine du ihoiy. lîble avec celle de glaciers moindres qui auraient produit les^""*"^"*'""^*'*"

^ * * de Fondroméi Grtnde-

moraines du Tholy, de Saint- Amé, de Rupt, du lac deFondromé, courrue, Liipich. de la Graivde-Courrue^ de Lispach etc. ; mais il faut observer que ce grand glacier, depuis sa plus grande extension jusqu'à sa disparition, a dû passer par plusieurs périodes de décroissance, et on peut notamment en indiquer trois.

La première époque est celle où Je glacier, occupant un immense Première époque. espace, et s'élevant à une hauteur considérable, couvrait comme une nappe toutes les vallées et les sommets principaux qui envi- ' ronnentle bassin de la Moselle, où l'on retrouve la preuve de sa présence dans le terrain de transport et les blocs erratiques si nombreux qu'il y a laissés. Ces matériaux étaient puisés par lui dans quelques prés isolés restés émergés, et dans les plateaux de la crête centrale qui le dominaient. Son immense extension et le peu d'étendue du terrain qui lui fournissait ces débris, comparativement à sa propre diminution, doivent faire croire que les moraines de cette époque étaient peu importantes, ou plutôt moins bien caractérisées quant à la forme que dans les époques suivantes.

La seconde serait celle où, ayant déjà perdu de ses dimensions seconde époque, colossales, le glacier était contenu dans les vallées, et limité par les

Troisième époque.

Vargoltet.

Blocs erratiques.

montagnes qui les flanquent ; sa branche principale s'étendait alors très-probablement jusqu'au delà de RemiremotU, vers Épinal. Cesl l'époque où il poussait des rameaux dans les vallées voisines au sud-ouest par les cols qui n'étaient point trop élevés , notammeol par celui d'Olichamp.

La troisième enûn serait celle où le glacier n'occupait plus que le fonds des vallées , ou plutôt où il s'était divisé en autant de glaciers partiels qu*il y avait de vallées afiluentes ; c'est plus ou moins tôt dans cette dernière période que se sont formées les fnoraim de Saini-Améy du Tholy, de Rupt^ de Fondroméy de Lispach, de la Granie-Courrue et autres. Le fonds de la vallée de la Moselle, aux environs de Remiremonty était alors déjà débarrassé des glaces, et les moraines qu'y avait déposées le glacier commençaient à être remaniées par les eaux. Telle est, je crois, l'explication simple el analytique de ce grand et important phénomène dans cette partie des Vosges f phénomène auquel des études détaillées vont, je ne puis en douter, donner la consistance d'un fait désormais consacré dans la science.

M. VÊk. Martliui répond à H. Rojer que le phénomène des moraines et des blocs erratiques déposés sur l'arête d'un col se rencontre fréquemment dans les Alpes; il cite un fait analogue prés de Mégèse, sur le col qui sépare la vallée de YAroc de celle de VIsère.

A la croix de VargotteSy point situé sur le col qui sépare le val d'Ajol de la vallée de la Moselle, la Société a remarqué des blocs erratiques de granit provenant des environs du lac de Fondroméy à plusieurs kilomètres en amont, et qui reposent ici sur les assises supérieures du grès vosgien. — m. Hogard a signalé la position de ces blocs dans son Mémoire sur le val d'AjoV\ il rappelle que, pour parvenir au point où ils se trouvent aujourd'hui, ils ont dû franchir en ligne droite les vallons des Mourots, du Gravier^ de la Divière, et les vallées du Gihard et d'Hérival, puis les montagnes qui séparent ces dépressions , et dont les flancs sont moyennement inclinés de 25 à 30 degrés. L'examen d'un profil relevé suivant celte direction fait comprendre qu'on ne saurait s'arrêter un seul instant à l'hypothèse d'un transport par les eaux. En effet, de la ciae

Rochei

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