profondeur, dégelé
Nous laissons ce trou ouvert pour les obsenations ^ faire le lendemain.
Minima de nuit (abrité contre le rayonnement nocturne^
Neige plein air,
0",03 profondeur
De 0-,25 à I-,20 en contact avec le sol, partout 0,0 non gelé. Le fh>id de la nuit a refnndi la neige jusqu'à 0".25 profondeur. La température à la surface de — 6",4 , soft S'.é plus bas que le minima de nuit abrité , est reffet du rayonnement nocturne par calme et zénith découvert.
Terre découverte au fond du trou creusé hier. Hier elle était humide. Ce matin elle est gelée à plusieurs centimMres de pnïfondeur.
Nous nous mettons en route à 7 heures du matin. Le temps est splendide, calme plat. Lei^ guii rendent attentifs sur quelques nuages et vapeurs à Thorizoïi au Sud qui couvrent les Schreckhc ils disent que ce sont les précurseurs du Fa^in (SE) . vent chaud qui pourrait gâter le beau tei nous amener de la neige , comme le Fœhn en a l'habitude. Je leur répondis : « Pour la prédict
■•cli-fliee
227rî'" ait.
Bittitr de (irimdelwald MH t'iitd/iorn.
ijAv d'une certaine étendue en aval du Faulhorn. — Le lac est couvert d'une couche de neige uniforme (non ventée) de I" de hauteur.— Parmi mes guides se trouvait un jeune homme qui habite depuis plusieurs années . dans la saison d'été . une baraque construite sur la pente h moitié chemin du lac au Faulhorn , et qui connaît par conséquent par- I faitement la Idéalité du lac. Sur mon invitation il ii signalé le bord du I lac d'une manière précise. Nous avons alors mesuré 20"" d'avancement I sur la surface de neige pour faire nos observations.
•b0erTa(l*«0. - l^e lac est rouvert uniformément de 1" de neige,
r.HINDKLWALD Al FAULHORN.
5âl
Teaiiiératiire» fi«lii - Eaux .^elge» - - Cllaees.
Air ambiant - Hygrométrie — Veiits et Etat du ciet.
0«I.E.rO» - AVMIBT.
DATES
AIR
Soleil. Ombre.
HYGROMÉTRIE
Boale monill.
Ten- Point HumiJ dero»é« roUti\e
i VENTS. ; ÉTAT 1)1 CIEL.
1862 Mars 11 2 s. 8%4 G",5 2M 3,04 -3,4 42 | Calme 0 j 0,0 Décim vert, sol.
De cette localité . qui est à moitié chemin de Grindelwald aux chalets de Bach - AIp (ou Dachiager). nous avons pris le sentier qui descend à l*Est, pour éviter de traverser le bois où. la neige est ventée. La neige grenue couvrait le sol partout à une hauteur de 1"; la surface était ramollie, on enfonçait Jusqu'aux genoux. I^ dernière pente, très-abrupte, nous l'avons escalée assez péniblement, souvent en enfonçant jusqu'à la ceinture. — A 4 heures soir nous sommes arrivés à la Bach-AIp et avons pris gîte dans un des chalets.
1862 Mars
(^alme Calme
0 |0,0 Décx>uvert.
0 |o,0 Découvert.
Mes gens ont allumé du feu pour préparer le souper. Le bois ne manque pas. — Je m'installe dans une petite chambre garnie de fenêtres et d'une porte qui ferme bien. Dans un poêle en dalles , qui se chauffe depuis la cuisine, on fait un feu flamboyant. Dans une espèce de caisse qui se trouve dans le local les guides mettent du foin et disent : «Monsieur Papa Dollfus dormira Ui-dedans comme un bienheoreux.» — Nous soupons copieusement. Les guides passent la nuit sur le foin, et moi dans ladite caisse. — Demain on se mettra en route de bonne heure.
1862 Mars | 6 m. | 12 | |-2«,9 1-6%4 1 1,30 |-I5,0| 38 | 0 |0,l
temps , fort souvent vous et moi nous étions d'accord le soir au sommet du Faulhom , où l'horizon est très-étendu, et l'aubergiste était de notre avis, et le lendemain gougx, neige, grésil et pluie — temps «troce. Si nous pouvions par le fil télégraphique demander en Italie le temps qu'il fait, ce seraient de précieux indices; mais comme nous en sommes privés, espérons la continuation du beau. Quant k moi, je ne crois pas à un changement dans la journée. »
La surface de la neige est gelée , on marche facilement ; cependant la croûte supérieure n'est généra lement pas assez forte pour supporter partout le poids du corps, et k de oertaincs places on enfonce fortement. — Après deux heures de marche la neige se ramollit peu à peu. — Les guides , qui connaisiscnt parfaitement la localité, évitent par des contremarches les emplacements de neige fraîche ventée, où on enfonçait non jusqu'à la ceinture , mais jusqu'au cou.
I Certes, ces accidents ne présentaient aucun danger; mais ils arrêtaient la marche, et celui qui enfonçait à une grande profondeur ne pouvait , dans de certains cas , regagner la surface d'un seul bond ; il fallait patauger dans cette neige profonde à une certaine distance , et comme j'étais dans ces circonlUnces moins adroit que mes guides, j'ai pris le parti de mettre la ceinture de gymnastique (ou de sauleUce), de fixer la corde aux anneaux et de me placer entre deux guides qui tenaient la corde et marchaient k distance. — Le guide en tête sondait avec VÀlpen$tock, et la locomotion redevenait normale.
dont la partie supérieure est changée en nevé (neige grenue). L'emplacement de nos recherches est à 10" au Sud du bord du lac. Un guide muni d'une perche trouve à NH)" de distance la même hauteur de neige.
Mes gens enlèvent la neige sur une surface de 2" carrés. Directement sous cette neige un conglomérat de neige imbibée d'eau et gelée, dont la surface est sèche, à la température de 0,0 gelé. — Avec le perçoir à glace (de 0",10 de diamètre) on fore un trou; arrivé à 0",80 de profondeur, le perçoir enfonce librement de 0",05 , et il jaillit de l'eau qui monte à quelques centimètres de hauteur et se répand nr la snrfaee. Pour n'avoir pas le^ pieds mouillés , nous avons battu en retraite. Les guides ont enlevé h neige qui couvrait le sol sur terre ferme et ont apporté des pierres et des dalles que nous avons placées
55;^ liKINDKLWAIJi AU FALLHOHN.
Teaipéralares f»«l« — Kanx — Melse* — ttlaeea.
Air ambiant — Hygrométrie — Vents et État du ciek
0«Ll.rVS-.%|JMIBT.
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LOCALITtS. «.«.«.
I RATCRI
■•cli-fliee. — /?ou/e (fr Grindelwald au Faulhom (suite), sur la surface inondée, et, fort à notre aise, nous avons continué à faire jouer le perçoir. La résistai était assez forte, et des esquilles de glace d*eau détachée suniageant k la surface, nous disaient qn perçoir traversait une véritable couche de glace qui couvrait le lac. Au moment où la soude a atti Peau, après avoir traversé la couche de glace de 0",45 épaisseur, nous n'avons pas remarqué qw hauteur de Teau qui avait surgi du conglomérat ait progressé en hauteur : elle est restée statioaoain
J*ai soigneusement examiné les matériaux détachés par le perçoir. et j*ai reconnu que la den^ couche traversée était de la véritable glace d'eau, telle qu'elle se trouve partout. Avec un bâton Alpes {Alpenstock) y dans Textrémité duquel nous avions enfoncé un clou de 8 centimètres de longoi à angle droit, on a mesuré exactement Teau signalée entre les deux couches de matière gelée, Tesi qu'elle occupait était de 5 centimètres de hauteur. — Pour nous rendre compte de la composition d première couverture de 0",80 de hauteur, les guides ont de nouveau enlevé la neige k 20" de disti du premier emplacement . et c'est avec la pioche qu'on a entamé le massif. Notre première obserra a été pleinement confirmée. (Vest un conglomérat gelé de neige imbibée d'eau surpri.se par le flroid.
Une pierre attachée à une forte ficelle et dévalée à travers le trou de sonde, touchant le fond du a indiqué une profondeur d'eau au-dessous de la couverture de glace de 10*,30. — Il eut été impori de prendre la température de Teau au fond du lac; cela eut été facile, si le minima à marteau M. iiaiidllB, qui fonctionne dans une position verticale, avait été inventé à cette époque. Je poi dais, il est vrai, un thermométrographe à maxima et minima fonctionnant verticalement, mais il s'él dérangé par suite des secousses infaillibles qu'il a subies dans son transport ; c'est du reste ce qm rive très-fréquemment.
Béanaié dieu •buerratl^Bs ûu lac.
Hauteur de neige de 1*. La partie supérieure gros grains, la partie inférieure petits grains, repos sur un conglomérat gelé sans y être adhérent et s'en détachant facilement.
Conglomérat de neige gelée, compacte, de O'.SO épaisseur.
Eau h l'état liquide à O'.O, de 0-,05 de hauteur, qui surgit, s'élève k travers le trou de sond< se répand sur la surface k plusieurs centimètres de hauteur.
Glace d'eau compacte, de 0-,46 épaisseur.
Profondeur de Toau de surface, glace compacte jusqu'au sol 10«,30.
C^njeetnres «mr la ffarmatlom de ces eevelies dllYemes q|Bl eenvremt le lac.
Nous savons que la profondeur de l'eau k 20" du bord est de 10"',t30. — Certes, il est difficile dej par cette donnée de la profondeur moyenne et du maximum ; mais d'après l'aspect général de l'en sèment et des deltas de matériaux en amont et des rives de son écoulement , que j'ai souvent obs< en été , je pense (simple supposition) que la profondeur des eaux ne dépasse pas 20". — 0*tte ro de glace compacte , véritable glace d'eau . s'est faite k la suite de journées froides en amère-saisoo novembre, par exemple, avant les «hutes de neige, et la première couche formée, la glace, parla longation du froid et toujours sans qu'il soit tombé de neige , est arrivée k une grande épaisseur, k que nous trouvons actuellement. — Puis, par un changement de temps, une forte chute de ncig survenue, qui, suivie de journées chaudes, s'est fondue, ainsi que celle qui couvrait les parois de r qui encadrent le lac. En aval du lac, emplacement de l'écoulement qui est très-resserré, le pa s'est obstrué , l'eau a séjourné sur la surface k l'état liquide. Une forte chute de neige est surv< cette neige , en tombant dans l'eau qui était k une basse température , a couvert la surface en fom bouillie , qui s'est k son tour gelée sous forme de conglomérat , et les chutes de neiges suivantet
liRINDELVVALb AI FAI XllOltN
Tempémluri^n iNlIii - Cflu& — lif^lnrM — C^ljteeii.
Air fUïtfuttni - Hffffnnttf frtr — Vctits <>( État Un eicl.