‹ Matériaux pour l'étude des glaciers (volume 4)Chapitre 123 sur 156 · AI H · texte numérisé non relu

AI H

HVGBu>lï;nilK

Vomi ilr r*iM'r

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VKMn.

KTAT ÏUT rJEL.

kMipport«^f^ kMe> i\wf rmus k-b voyons. ~ hirl muimiiI sur \v> Ims a di* part;iU(^s ;*ltilU(leh, Va <'r>iii:h«' p|lice M'exisle pas fl oii ne Iroiive que l<* toiigloiJH'rat (îi* tifige inibi!K*e gelèf, (pi c(yi^ ji- r;ii \\\msv- ItMttmn iie»ttr. pu jîinvier («40, sur If lac du Gnnispl. - On [M'ut admetlrr en règle genènilt- que IbUfs des hauti.s rriîions s** rtiuvfirotjl d<* glates, gékn-nnt à la snrra<'e par sm'li' de jouniées froides |j\4iii les ehnles de ndt;cî» persistantes, Mais si la iHMge tf>mï>e en abondanre sur ks Mufaets d'eau Itlf^lafs ils fiimierfint une eiinvérlure de neige iinbihei' dVau qui surnage, qui gèlera, (orme ni un Iron^luuiirit supporlant Itmles !t^s ehdtes surressives. auW iil>tunlantes qu'elles puisscnl C^re, — Vnyejt liorj'/u CtTunarl m Ht ter.

Paul hum.

EiMîuiUanl le lae, :iu lieu d'esfaiader hi |iente tpie Ton monte en ele el qui esl (nil*ralieahk' i'fi Iliver, |<qîK, lU-^ uu.is de neiges venhV's , nous nous sommes dîrigts ;ui Nord pour gagiU'r les liau(eui*s. 1^ ue ('Hail raiMoUie, t>ii (^nfom-ail gemèrideiueul jusqu'aux genoux; cependant la lonuuiUinn -.V. iafiietnefil i:4vn finit par s'habiltier ;i retirer a ebaqtn» pas la jambe cJe la neige). Mon ntaffer, qui est un intrépide ehasseur, ni*a fait remarquer une quaiililê de traces de lièvres Isqui étaieul manim'es sur b surface de n»'î|te ilepnis hi loealité île la lîarli-AltiH, et donl le -nienîail i\ nu'sure qur nous nous t'Ievums, Dans i ettr ilirerlion nous sonutte> arrivi-s \m la ^qoi «Jomiiu? le dassen^ l'auberge du Faulhorn el îoule la ()laine en i-egard — Siwis nue beure rrhe !w;ifis clitlieull^ïi , nmm nuu!^ sommes installés dans l'auberge a I heure et ilemie de Taprt'st— Uf'tix ilomestiqui's du maitriMl'bfdel [iohren nul quille le Griiulelwabl ii 4 heures du malin, iii*n« supplémeni de provisions; ils son! moulés par l^i eôte YM el an'ives l'U un' me temps que

Twrt le monde s'est mis ii entever k\ neige qui était arcuinulée a la pc^rle ilVutrùe de I» cuisine el de

Éeàiittbre lïes domestiques; le loeal mfme élatt eouverl d'une forte roiiclie de nrige.

i lïi i fait (lu feu dans la ruisine, à la etiatnlue des tlomestîtti't's et dans la salle à manger tlv riiottl,

Idmit mp sentr dp dortoir — Les domestiques de Tatitn rgi' ont pris des lîispositions pour mettre

^fitm ffii pmr \t souper ttu soir, L'un dVux a préparé une fabuleuse infusion de rafé : puin, fr»t-

tH Tîande froide ont été plaeès sur la table, et le nVtait pas luxe. Apres une nuurlie prolongée

lU «Mge, rappélit ne manque pas, et le corps a liesoin de nounilun», — A tnds lieu i es soir, par

. magnifique, mes six guides, frais el dispos, munis de pu»cbes el de pelles, m'ont accompa-

I frtit glacier pour eommenrer les reeherebes que je me proposais de faire el tlonl le délail plus

Iéoiis w'Uleiuent que le soir on Viiyait dans la neige t|ni couvre le glacier une tranrbee de K" dr

ur, rtr l" de largeur et île l*^' de profiuideur. et sur les eûtes de la neige extraite jetée à our

dij^taiicc.

ilNprrt du cdup tormliial du Faiitliorn.

ùiBs kx lorJtlitéB uii la neige n'ïi t»as été aeeumulee par le vent, elle n*a généralement pas plus de

•^ Itautifur, — En enlevant eelle eouverture, le sol en eontart esl furlenient gelé partout, - t^i

\éa Mé Oiiesl du enne du Panlhorn est dégarnie de neige, rm-be el gaMU a dénuiverl, sauf

t tnfmrtuo^it^s du terrain, ou ÎVhi voit des lacties de neige. — Sur la lerrasM' devant ThAtel le

i fwtirneinent découvert» Derrière le bâlimenl touebanl le mur au MonL la ronge est accumulée

•imi^ niHrrs» de bauîeur* — Au point culminaiil où se trouve le t>aur et la pynimide en pierr»»,

ifit t «trcouverl. — Os euiplaeemeuts sont dégarnis, parce que la neige, à mesure des chutes.

ffàrs^, batavér par le vent, el si ee n'est pas an moment de la rluite, c'esl pliK iard

.).JI (iKINDELWALD AU FALLHORN.

TeBipéralMreii soU - Kmu\ — Melges — filaees.

Air ambiant — Hygrométrie — Vents et État du ciel.

LOCALITÉS

TEMPÈ- RATLltES.

(h;s parcelles de terrain dégarnis de neige se voient U toutes les altitudes dans les Alpes et dans toutes les saisons; elles contrastent avec les localités où la neige est accumulée par le vent. — Les chamois et les lièvres trouvent en hiver une nourriture abondante dans ces localités . et au printemps la végétation s*y développe de bonne heure. — Un des domestiques du Faulhorn qui est avec nous me dit qu*il a passé deux saisons d*hiver à Tauberge pour exécuter des travaux de menuiserie (il est menuisier de son état) , et qu'approximativement les mêmes terrains aujourd'hui dégarnis de neige l'étaient pen dant tout l'hiver des deux années qu'il y a séjourné, et son camarade, qui a mission de monter trois ou quatre fois en hiver, dans des moments favorables, pour rendre compte de l'état dans lequel se trouvent les bâtiments, a confirmé le dire du menuisier, et les deux ont ajouté : «C'est au Gassen, sur

Vaulh^m (nlacter ûu Vaiilli*m). '

Ut Gassen, a la base du cône terminal du Faulhorn, où se trouve le petit glacier, est totalement couvert de neige ventée a une très-grande hauteur. De toutes les localités environnantes, c'est celle où toutes les années sans exception le veut accumule la neige ; c'est une espèce de cirque où la neige poudreuse chassée par le \ent, n'importe .sa direction, reste déposée. La hauteur est telle que ce n'est que dans les étés exceptionnellement chauds et par des journées sereines que cette couverture se fond totalement et laisse la surface du glacier a découvert tin août ou au commencement de septembre, pendant un temps assez limité. Ces circonstances se produisent une fois dans l'espace de cinq années. Noos savons que les glaciers couverts de neiges ou nevés ne subissent pas d'ablation et qu'h cette altitude leur base est adhérente (gelée au sol) dans toutes les saisons; par conséquent le petit glacier du Faulhorn se trouve dans les meilleures conditions pour se conserver et progresser. 11 s'assimile une partie de l'eaa de neige qui le couvre et est généralement protégé contre l'ablation par cette couverture, k de trèsrares exceptions près; lorsque ce cas arrive, il est de peu de durée. — C'est surtout par l'étude de ce petit glacier que je suis arrivé à être assez osé pour établir la théorie :

Les neiges qiU couvrent les glaciers sont temporaires, plus ou moifis persistantes à toutes les altitudes; ces neiges se changent en nevés {neige greni^e) qui ne se transforment pas en glace de glacier pour s* ajouter à la surface qui les supporte. Par leur fusion. Veau de fonte est assimitée par le glacier qui leur sert de base, et c'est cette assimilation de l'eau qui fait progresser les glaciers à toutes les altitudes.*

•buervAtlOBs.

Mon but est de pénétrer à travers la neige jusqu'à la surface du glacier et de forer un trou à travers le glacier pour arriver au sol qui le supporte.

En 18G0, au mois d'août, la surface du petit glacier du Faulhorn était à découvert, sauf quelques taches de neiges partielles.

Pour observer l'ablation» et surtout pour mesurer par la suite la hauteur de neige, j'avais placé dans un trou foré dans le glacier une forte perche qui dépassait la surface de 10* de hauteur.

DA. ' OijcrvaîÊVtu météorologique» au Faulhorn du H au 15 mars. Voy. pins loin.

I)A. * Cfr(p«, il tootr théorie on pent opposer des observations qui ne la confirment pas et empêchent son admission. — Dm* reriaincs localitéfi on trouvera du nevé imbibé d*eau a la surface du glacier qui, par suite de froids en arrière-saison tartont, sont converlift en glace, en conglomérai gelé, on trouvera même de l'eau a l'élat de glaea, et les deox congélafions seront intimement liées (adhérente», ajoutées à la surface). Ce sont des cas (rès-eiceplionnels et qui, dans l'ensemble de la masse, aatfcent aucune influence; exceptions dont on peut parfaitement ne pas tenir compte. Cw\ comme les taches de aeifce partiidks qui porsisicnt jiur le »ol s de certaines altitudes en été et qni sont Irès-insignifiantes.

GHINIirJAVAI.n AV FAlIJiaRN.

Att ftmhianf — Ittfijtotttrfttr - \ ruts vf Efrtf tiu cift. li«ftt.i.Fi:f» - Ai:ii»KT.

DATES

AI kl

Ko-li»il. jOiubrr.

1IYGHOXKTHIK, <

W^ J Ti'it- I IViiiil Jllii»ùi4,

VKNTS. ÉTAT UV (JKL

le pftil glacu*r, ciue lii nci^é ventile :illeial toutes U-s aimi^es lu plus ^niiiflr hyiil*"ur, »H et- n'(s1 <|iu' fbns t!i»* anoi'rs exceplionmlltiiiriit ihmidr.s *'l u b llti dv VHv «iit'cllf se fond nimplviimi'iil r( biss<' k glsirier :i denmvert pendiiDt qui'îqiu's jnurs st'Mlrïririil *■

X Pocrusiojj (ir ^ef^ Irrrains fU'iiarnis dr iiH|î<' rn luvt'r. nmis pHii\iitis l'.inrluir qm* lii ^^'iirUiliun «les Alpes, '*! loutrs les alliliicifs ou nous la viiyuns sur cu>s i«'rr;*ius. peyï sutï|iùrïer des frikids excessifs ri que les plantes u'uril pas besoin dr nuivrriuiv di^ ueiiie |»Mur rfre préservée* de ees ybai^semenîs de tempera raluh's.

î*8? Mars j i:i 1 *; m. | |-*iMM «'H i.VJ]-riMl '*' I ^^ 2 \ n: Mittima abri le de uuil —ft^Jj, f> malin li'îwih mtU\

i^lk |it'ii lie , lixfe dans un liou dr f)'",;i4i dr profiunlHir, el tiien \ertknile, fui riiUuiree dr pierres ï^w lut ilmmcT |*[ys de Itxilr, rt ers malrriîiiix efUiv*Tls ûv ^iimn. Par re uion-u îe >i--inal pmnall ré- '^^irîau vent, et res mcKéiiaux préservant de toute ablation, euntenaknt Ja percbe parfailemeut wr- ^fjlf : la lualvedfanre seule ptmvail t'ani^antir ^'^\ a (|uebp»fs m/*treb du burd iïuest et dans \e ^daeier miHne iiu'êliut llvée eelle pi!rrl»e, t*l ikhïs k^vions [>ar des sonfhtj^'es qu'à ret eniplafeuient r épaisseur ild ^laeier riVtuil pas forte — Grande fut "'•'ri^Hf'. lorNfjue hier, dans Tapri s-niidL eu visitant le i^îader, nuus avons vu ni^ ImuiI dr peirbe tpu **'rtiii ik h neige el qui fut r^ormue pour relie place*' en iWfM* 1 'DJl'l,4rian*ut, convenable sous tous les rappiirb pour faire notre obstination, était trouva ^" <<'iijai<'nré par placer quatre bàlont- des Alpes marquant un pamU^dot^mnime de R"' de longueur 'l t* lie larveur. — Mes jxens se sont de suite mis a enb'ver ïa neitie el a la jelrr au loin ; le soir, ^f* kuis lieuh s d** travad aelif, la traricbee de S"' de lon|ïU<*ui" el de i^" de largeur as ail nrje profon- ^ unifiirm*' tk 2"' l- Iridriiiaiii, 13 août, d^s le lever du suleil . les six (^lides se sunl rerais i\ la In^Nigne. Je suis des- •"•■^u <l;in?, la Inmehèe et ai nïanpié ime li>ntîïkHir de ii'*\ dont r*na Tespaee devait t'tre ereusi* de l"*', '^"^iiirri. b bauleur dépassanl 2"' vUih trop èkMc pour jeler aver ta pelle la reiiie a la surface, on a i^Mi iMij, ^jrtiMfH^s de lr,ivailleur> qui de temps en temps cliantîeaient de place Ikux m f(»nd île la ^^^^f^wr, jujil |'ij,j r^oupail avec la pirn-he dis cubes di' neit;e roinpaete que son raiiiar.«de jetai! a^er •Mil sur la surfan^ de T' du fond qui restait iiilacle. tteun autres les jetaient au joTir d les deux *'^'*^^'1^'^»'efia[idaienl au luiii. Arrive à S" de profondeur, ou a coutinne a en-user sur une Ion- P^w (k s- H'idement, en jetant la neii<e sur les gradins et de b a la surfaee. A inidi^ heure

^ '*'l*aMa tranchée avritl t"' dr pnofondeur. - Uc temps en temps, le ^nide - rhef vei-sail aux Ira- 'WhrNUîi \erre d'eau-de vie el les enrourageaîl pai son activité — Tout allait au mieux it je pou 'a» mVruiHT (Jes i)bserv:dions métèondo^iques an Faulhorn b^rt a mon aise ; je ne me ivndais a la 'nwhivrjue fHHir «diserver la température île la nei(!e lorsqu'on avait fonce un meliv de [dus. ^Hrijh^ stm on coniinue le iravail k la Irancti^e sur une lonpeur de f seulemenl, en r«»nservaiii '^i'"iM» brjïeur île J™, et le siur on tUait a 6"" de profondeur

I^Haifjii, t<Hi|onrs par un temps très favorable , des le jour 1rs ardents travailleurs ♦nl1^alent b r *\r btniiui'ur. A sMiiuns du malin le (^uideebef vjeni me trouver au raulborn, ou ji- m'iUl-^tivaiitins melè<^rolojïiques, e( nte dil pîein de joie: •■ ^otis leneps la siirfare ihi ^brrerN

r.IUNDELWALD \V FAL'LHORN.

TcBipéraMirea Itols - Sans — Melgea — fiUMe».

Air ambiant — Hygrométrie — Vents et État du ciel.

LOGALlTlîlS.

TEMPÉ- RATURES

Je me rends au fond de la tranchée et je reconnais la surface du glacier couveile d*unc couche de saleté ; aussitôt je prends avec le thermomètre la température de la neige eu contact avec la surface do glacier en faisant faire une large entaille, et je trouve une température de — 2%1, qui a été la même à plusieurs endroits. — Pour reconnaître répaisseur du glacier, nous avons foré un tn)U avec le perçoir, et répaisseur reconnue n*étant que de l^JS, j'ai ordonné de creuser 2" de longueur et de vider cet espace de glace pour bien examiner le sol en contact. La glac« était effectivement le véritable glacier, parfaitement pure dans son intérieur, la saleté de la surface ayant pénétré partiellement a 0",I0 de profondeur. Cette glace était compacte; on voyait peu de bulles d*air et elle était parfaitement sèche. Aprîfs l'avoir traversée , on est arrivé au sol aucjuel elle était adhérente , au point qu'avec la pioche on enlevait la glac4» et la terre gelée en même temps. Le sol en contact (gelé au sol) avait une température de — 2*,I, la même (lue celle de la glace du glacier en contact avec la n<*ige.

Taliteau des profondleuri»^ de l*aspect et des (eaipénitiireii dea mallèreii seléeM Iravemées par la traneliée.

PKOFONDKIRS

temi>f^raturf:s.'

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