‹ Matériaux pour l'étude des glaciers (volume 4)Chapitre 137 sur 156 · Découvert · texte numérisé non relu

Découvert

Toute fa journée calme, découvert, soleil.

1862 Mars

Ncvé sur une planche plein airf température : (

h. matin .

-0,5 (ielé.

1862 Mars

Nevé sous un hangar

0,0 Dégelé.

II était important de vérifier ce fait. — Le lo au matin, avant le lever du soleil, j*ai fait enlever le nevé qui couvre le glacier à un emplacement m il n'avait que 0-,10 d'épaisseur. \a veille ce nevé était nouille; ce matin, par suite du Aroid et du rayonnement nocturne, il était compacte, agglomère, gelé. On a détaché de la surface du glacier un bloc de glace qu'on a transporté au chalet. Dans un gnind baciuct en bois rempli d'eau que Ton a refroidie ii zéro , on a ajouté du carmin d'indigo en pftte. Dans cette eau bleue un a immersé le bloc de glace que l'on a retiré au bout de dix minutes. Avec de l'eau claire et limpide on a lavé ce Uoc et il avait alors la même apparence comme axant l'immersion; il a été placé à l'ombre sous un hangar, et au bout de quelques heures il était complètement dégelé et humide . moin'llé aux parois. — On l'a immersé de nouveau dans le baquet d'eau bleue, en le tournant dans tous les sens, retiré un quart d'henrr plus tard et lavé à l'eau claire. — Il était comme marbré dans l'intérieur; l'eau Meue avait pénétré dans les flssunu» capillaires ouvertes. Ce bloc a alors été placé sur une planchette en bois en plein air au soleil. Peu k peu il s'est désagrégé, disloqué et séparé en une multitude de fragments polyèdres, tel que fait toujours la glace de glaciers k l'air chaud exposée aux rayons s(»laires.

Une autre preuve que les pon*s et Assures du glacier étaient fermées k une as.se7. grande épaisseur depuis la surface, est l'expérience suivante : On a foré avec le perçoir à glace un trou de 0''.50 de profondeur et (T^IO de diamètre dans la glace du glacier au-dessus de la galerie ouverte que liohrcn avait faite l'été passé. O trou a été rempli d'eau colorée par une décoction de bois de campèche a laquelle on a sgouté du chromate de potasse. Olte liqueur noire ne s'est nullement intiltrt>e dans le glacier, son niveau est resté fixe et le lendemain matin une pellicule de glace la couvrait. — Ces deux observations citées sont une preuve non douteuse qu'en mars le glacier, dans la partie supérieure, n'absorbait |»as d'eau et que l'eau do fusion coulait sur la surface et ne s'infiltrait pas dans le glacier.

GRINDELWALD. GLACIER SUPÉRIEUR

ifmipénilmmi ••l» — mmmu — tnel«es -

Air ambiant — Hygrométrie — Vents et État du del.

LOCALITÉS

Crlndelwald

Glacier supérieur Chalet.

A TEst du chalet , trou dans un terrain non gazonué cultivé en pommes de terre Tannée passée , dégarni de neiges depuis plusieurs jours.

(r,03 pmfondeur

0,20 — Ce terrain est une moraine. Sable fin, galets.

0,30 — parcelles de roches

!,60 — Gros matériaux

A 6 heures matin j'ai placé sur une table en plein air, au Sud du chalet . dans un verger, du sable de schiste noir et un verre U boire ordinaire rempli d*eau.

A t s. Sable sur table

— Eau dans verre

A 3 s. Sable sur table

— Eau dans verre

Depuis le matin, temps magnifique, soleil splcndide, aucun nuage, zénith outremer, calme plat, fie midi k 3 heures ou voyait à Tœil nu , mais surtout avec la lunette acromatique, des parois de roches mouillées k une très-grande hauteur, jusqu'à 2600" et plus. Cette eau provenait de fontes de matières gelées des parties supérieures, mais ne formait pas de filets d'eau assez développés pour atteindre les basses altitudes. Le lendemain matin ces parois mouillées étaient gelées (de la glace d'eau). Les guides, et surtout les chasseurs de chamois appellent ces surfaces gelées Eis-Schilder (parois gelées). Lorsqu'il tombe de la neige fraîche sur ce^ surfaces gelées , elle quitte en y posant le pied et entraîne le chasseur dans les précipices. — De toutes les avalanches partielles ce sont les plus dangereuses, et eu hautes régions elles peuvent se produire dans toutes les saisons.

Le glacier du Grindelwald supérieur était encore couvert de quelques décimètres de neige (soit nevé) , et toutes les observations faites et citées du glacier inférieur sont pleinement confirmées dans celui-ci.

A la pente terminale, à une certaine distance du glacier, surgit au haut de la moraine une source, un faible filet d'eau dont la température est à 4*,2. — Son parcours est garni d'algues et de mousse et ses eaux se rendent dans un petit lac qui est lui-même encaissé dans la moraine. Cette source, au dire de Bohren, propriétaire du chalet et qui se rend au glacier fort souvent en hiver, cette source ne tarit jamais , même par les plus grands froids, et il aflirme positivement que pendant l'hiver il ne sort pas un atome d'eau du glacier (entre le sol et le glacier").

Dans l'aprcs-niidi nous avons vu plusieurs avalanches partielles tomber des hauteurs ; elles étaient généralement faible.*^.

TEMPÉ- RATURES

Sol gelé gelé

gelé 3,00

Sable 31*.d Eau 19.Ô Sable 31,0 Eau 15,8

GRINDELWALD. GLACIER SUPÉRIEUR

Air omMofU — Hy^roméMe — Vents et État du ciel.

Ï>ATES.

*«63 3lars

I 1862 Mars

Jo«n.

llevm.

HYGROMÉTRIE

Bovle Ten- Point llumid.

movill* «ion. deroi^e reUlive

Minima de nuit abrité

Nevé sur planchette plein air

Nevé sous le hangar (abrité du rayonnement) Nevé qui couvre le sol gelé.

VENTS

Midi.

ÉTAT DU CIEL

0,0 Clair.

— 4,1 I teaip«i«<are».

0,0 Soleil.

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