V. BifePOXSES A DES OIMECTIONS
Réponses li des ub- G. 36. Béponiies à des objections.
jecUons. Après avoir exposé les principaux phénomènes des neiges perma-
nentes des Alpes * , il nous reste encore à répondre aux objections qui nous furent faites le 13 septembre 1838, lorsque nous fîmes part de nos idées sur les phénomènes des glaciers, mais verbalement et très en abrégé , à la Section géologique de la Société helvétique des sciences naturelles réunie à Bâle. La première objection qui nous fut faite avait trait à la congélation nocturne de Teau absorbée par les fêlures ou tissures capillaires de la glace. On la mit en doute par la raison que l'épaisseur des glaciers est trop considérable pour que la dillérence entre la température du jour et celle de la nuit puisse se faire sentir et produire quelque effet dans l'intérieur de ces énormes niasses de glace. Cette objection serait en vérité sans réplique si les glaciers présentaient ime masse compacte exempte de pores et de tissures , de manière que ni Teau ni l'air ne pussent parvenir dans leur intériem*. Mais on sait qu'il n'en est point ainsi ; au contraire , les glaciers sont coupés par une multitude de crevasses et de fentes ,
C. » J'ai entièrement passé sous silence la neige rouge qu'on rencontre assez fréquemment dans diverses contrées de nos Alpes. Le premier motif de cette omission . et sans doute la plus plausible, c'est que, ne m'étant guère occupé de cet objet, j'aurais été réduit h copier et à répéter ce que les autres en ont dit; le second, que Ui neige rouge, ou pour parler plus exactement, que les corps qui lui communiquent cette couleur appartiennent aussi peu au domaine de la physique et de la géologie que les bouquetins et les chamois ({ui habitent également la région des neiges permanentes ; ces corps sont entièrement du ressort de la botanique et de la zoologie. Cette lacune dans mon travail est d'autant moins à regretter que M. «chnttleworth vient de tenniner sur cet objet un Mémoire étendu et fort intéressant, maintenant inséré dans la Itihliofhèque universpflr dr (ienève , février 1810.
lŒPUNftES A DES OBJECTIONS. 93
-. re ^vxres ou iissuies qui les traversent en tout sens sont si nonir^".5-=-i . ra't^iles deyiennent la cause de la structure grenue de la
lum de températui-e des glaciers ne peut jamais être aujr-r-Lr Le zero : Teau qm s'introduit daus rintérieur doit être d'une
z:r»^r:uurp Ijîen ^-oisine du point de congélation, puisqu'elle provient ::-Zi ip-ùt-ment de la fonte des glaces et des neiges avec les<|uelles : L^llr^irs -île a été constamment en contact, et que cette eau ne peut r-^' unener avec elle plus de calorique qu'il ne lui en faut pour se zL^jiit^mr Iwfnide et pour empêcher la congélation de ceUe qui a été - -. rv- par les pores et les fissures capillaires.
^ '«Il '7>!lérhit. itûons-iious, a toutes ces circuustances^ on eoaeevni sans peine . .zï:*Lr*ji f' rrfroHlisseineiit mtctarne de Tair peut a^r'sur tous les points de Tintérieur ■■^ :Lic:er^ . •iimment «*c rernûdissement , quelque faibie qu'il soit , arrête la fonte ^.^-^nr-rilc* nimmeut il prive ainsi l'eau retenue dans la glace de son unique souree >!^ 'kirtâT «K pHit provoquer une prompte congélation qui. en dilatant b glace, pni- 4u-.: 4f* iiiNivtHles tlsMires. '
Un»^ autre objection se rapportait à la dilatation de la glace. C>n pMrCilit «pie le frottement des glaciers contre leur lit devrait opposer à la fon-e expansive une résistance trop «x^nsidérable pour qu'elle p«U ai.ar «lans le sens de la longueur; par consapient, au lieu de lesalloujer ou de les Caire avancer, la dilatation ne devrait agir que du bas ♦fn haut ou dans le sens de Tépaisseur, et ne produire d*autre etlét ■pje de bomber ou de faire gonfler la surface, <:e «jui cependant n'arnve pas d'une manière aussi pronon<:ée que cela devrait être si <'ette •^ipansion existait réellement.
L'objection serait fondée si la dilatation n'avait lieu que dans nue [■irtion du glacier. Mais comme l'expansion de la idace n'est pas par- •-ielie et qu'elle a lieu dans toute la masse du glacier, ces renflements
"îf* l'objection réclame ne peuvent pas se pn>luire et leur ah<sen«:e :- fournit pas un argument contre ropini^.m qui attribue ravau«:emeiit
■ ^n général le mouvement des glaciers à la •.'ougélatiou de 1 eau
.l:> leur intérieur. La dernière objei.tion qui nous fut faite avai- éca-
rzijrnx rapport à la dilatation et était tirée de la structure de la Ja-v.
Vk L*eau ï sa sortie par la voûte du ^daner «ïst a zkd • idare ftMuianîe «Je jiiur ' V lait. L'eau sur la sarûce du ;darier «î^t a len jimr et noit. — LVju qui a^- — ^ r-* is>ures capillaires des idaitiiT* est ^ iabtïrrr? . a.'*oimiitf*f jiMir ^t Tut — Lj i«f*-*i«» Fi gJarier , son e:itett>ion «lan.H toiLs u^ i«r0:^ . -r-t. ai;irîitrflLiC:t(tii'aii.'a' r\utii~ "i iMisitivement la nu^me jinir -r nuit : w** îa nuMiiirr' i !f»*f^Qi:«? iturnt .-n
On prétendit que sa porosité est une circonstance incompatible avor son expansion.
Nous répondons à cette objection que la porosité de la glace , loin d'empêcher la dilatation , en est au contraire la condition indispensable. En effet, sans les pores et les fissures capillaii-es il n'y aurait point d'absorption d'eau, la cx)ngélation répétée dans Tintérieur no pourrait pas avoir lieu , et par conséquent les glacière seraient jmvés de leur seule cause de mouvements
De CHAmPRIiTlRK.
DA. • LVau qui travei*M' les p(»res, tissures capillaires, ete , e*l assimiUv [var
les glaciers Dilatation est produite dans tous les st*ns (aui^mcutation de volume)... .
Otte assimilation (transformation de Teau liquide à Tétai solide) est la seule cause du mouvement des glaciers (Voyez Glaciers en activité, paragraphes DA.).
. . .Assimilation, assimiler. Phys. : transformer en sa propre substance les matières puisées en dehors (Dictionnaire de lieschereilr ) .