‹ Matériaux pour l'étude des glaciers (volume 4)Chapitre 6 sur 156 · GLACIERS DE L AAH · texte numérisé non relu

GLACIERS DE L AAH

il s'iiiflécliit aussi du côté du Nord pour aller au pied du Schi-ecklioru rejoindre les glaciers du Giindelwald. Gomme les nuages qui couvraient les cîmes ne me laissaient aucune espérance de les observer, je n'allai pas plus avant, mais je travei'sai obliquement le glacier ix)ur gcagner le jûed du Zinkenstock qui boitle au Midi son entrée.

Là je visitai les grottes d'où Ton a tiré, à ce que dit «r^mer» 1000 (|uintaiix de cristal et dont une seule pièce pesait 8 quintaux. Je vis trois de ces grottes : Tune de 18 pieds (5"*,8), tant de largeur que de pi'ofondeur, dans lui granit veiné à gros grains, à la sui'face duquel on voit encore les bases des cristaux qu'on en a détachés. La seconde est un peu au-dessous de lapi-emièi^e et un peu moins grande : on y voit mi beau filon de quartz de 2 à 3 pieds (1") d'épaisseur qui se relève contre le Nord-Est. Le môme roc présente des fdons moins épais et diversement inclinés. Je vis enfin ime troisième galerie de 60 à 80 pieds (20 à 26") de profondeur, mais qui n'offrait rien de plus remai-quable.

On sait que les filons de quartz, le son creux que rendent les rochei"» quand on les frappe et les sources que l'on en voit suinter, sont les indices d'après lesquels on fait des excavations pour aller à la recherche de ces grettes ou de ces fours tapissés de cristaux. L'accès de ces grottes présente quelques diflBcultés et même quelque es[)èce de danger; mon guide cependant ne jugea x^as nécessaii'e de me lier avec une coi*de, comme furent ceux qui conduisirent M. iltorr» Alpen-Reise, T. II, p. 25.1

De là je descendis au pied du glacier; je traversai ensuite à gué, avec assez d'ennui, trois branches de l'Aar, et je revins à l'hospice. (]ette course et mes observations me tinrent emiron 6 heures. Eau-de-vie de gcii- S. 1699. En passant auprès des chalets qui sont au pied du glacier, liane. je vis fabriquer ime espèce d'eau-de-vie avec des racines de gentiane.

On coupe ces racines i)ar tranches, on les fait fermenter et on les distille ensuite sans aucune addition ; je goûtai celle hqueur : elle est très-spiritueuse et d'mi goût agréable, quoique d'une amertume vive au goût et à l'odorat. On l'estime beaucoup dans le pays conmie tonique et comme fébrifuge. Au reste, ce senties racines de la genticma purpinea dont on se sert là pour cet usage. Mais dans d'autres montagnes ce sont les racines de la luteaP-

DA. * Depuis 1841, et prubablcmeut depuis plus longtemps, le glacier a couverl rentrée de ces grottes de cristaux. — Voyez dans nos Matériaux pour Tétude des (ilacicrs : droites de cristaux du Xinckcmtoch,

n.\. > Depuis 1811 on a «ihandonnè ces distillations.

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