‹ Matériaux pour l'étude des glaciers (volume 4)Chapitre 66 sur 156 · MORAINE MÉDIANE AU GLACIER INFÉRIEUR DE L*AAR · texte numérisé non relu

MORAINE MÉDIANE AU GLACIER INFÉRIEUR DE L*AAR

afSuents ne donnent lieu qu'à des bandes qui se maintiennent d'une manière normale à distance de la moraine médiane et finissent par se confondre avec la moraine éparpillée.

Cette moraine médiane est composée de matériaux de toute dimension , dont plusieurs blocs qui la surmontent ont des dimensions colossales, tels que le bloc qui porte encore en 1862 l'inscription hôtel des Neuchdtelois — le Bloe WÊmgî auquel était adossé , il y a longtemps de cela, la cabane qui servait de gtte à cet infatigable glacialiste , et de beaucoup d'autres très-volumineux.

Un certain nombre de ces blocs servent de signaux pour mesurer la marche, la progression du glacier compris dans la triangulation. ^ Les matériaux et débris de roches qui couvrent le glacier protègent sa surface des rayons solaires : l'ablation sous ces matériaux est plus faible que sur le glacier découvert ; par cette raison nous voyons les moraines médianes plus élevées que les surfaces dégarnies ou celles qui supportent des matéiiaux éparpillés, et former des digues d'une grande hauteur.^

L'épaisseur positive des matériaux qui forment la moraine médiane de la surface au piédestal (base de glace) qui les supporte , n'a généralement en menus débris qu'une épaisseur qui varie de 0"*,20 h 0",50. Par le grand nombre de pieux que nous avons placés dans des trous forés dans la moraine médiane , depuis l'Abschwung jusqu'en aval du Pavillon , sur une étendue de plus de 4 kilomètres , nous n'avons jamais trouvé plus de 0",50 de hauteiu^ de matériaux, el ce maximum était une exception : généralement la couverture est de 0",30. — Tous ces pieux , placés dans les trous forés de 2 à 3 mètres de profondeur du Pavillon à l'Abschwung pour observer la marche du glacier et l'ablation , se trouvaient solidement gelés dans la masse le lendemain. Ceux placés dans les trous forés dans la glace découverte n'étaient jamais gelés (faisant corps avec la masse) , pas même après des journées de neige qui préservaient le glacier de l'ablation.

La moraine médiane n'est point crevassée dans les régions où elle est compacte et où elle se maintient comme digue longitudinale, mais dès qu'elle s'étend, s'éparpille, les crevasses se forment. Ce manque de crevasses n'est pas une raison pour croire que les fissures trans-

DA. • Voyex Marche des glaciers.

DA. • me mmmmmwe a d^à signalé ce fait le siècle passé.

▼«ifssili» '-pu s oofToit aprnitantTniHtt s'arr^îCieiil anx bases qui supyjitxfat n» maùsriaxa.. mai» •?» Ûmax^ n'étant pas en contact des nyocs fKiain». of^ $'o«r7??ni ^as «c ne tlevimnent pas béantes.

Leê rnciics «ie la morarni* miJrfïantf* sont sous linfluence de la marduï dn dacer. Pri» -ie TAliadiwTn^ . an confluent des glaciers, r«s roches, scrtont i-elL» «^ int «ies formes plaies (des dalles), sont jbftemiHit inirlîDfff»: «m toîc 'ixz'dles sont pressées les unes contre les antres par la réuninn et la presaîon qu'exercent ks affluents ; eu aval nons les vqtchis plairi» pii» a plat, et plus en aval encore, où le mou- Tement du glader est plus accéléré nos obeerrations nous le disent), elles sont toot-a-Êût à plat et moins serrées, et cela est tout naturel : une surface de 100 mètres de kxignear acquerra un développement de 101 mètres, et même phis: les dalles se détendront sans s'éparpiller.

Les matériaux qm recoorrent le glacier sous forme de moraine médiane ne restent pas toujours à leur place normale, surtout ceux qui sont rapprochés du bord de la pente , dont le degré varie beaucoup et est généralement plus raide. plus abrupt du cAté du Midi, soit rive droite (la direction générale de la moraine est de IXhiest à TE^t). Ils tombent, glissent le long de la pente; les gros Uocs surtout ne se maintiennent pas très-longtemps sur la surface extrême. Depuis quelques années déjà le bloc de Tex-hfttd des Neuchâtelois , disloqué et réduit en morceaux, se trouve au bas de la moraine rive gauche; en 1861 le colossal même B«ffi s*est beaucoup rapproché de rive droite, et en 1 862 nous Tavons trouvé presque au bas du talus perché sur un piédestal de 2 mètres de hauteur; ce piédestal produit un effet très-pittoresque.

Non-seiilement de gros blocs ne conservent pas sur la moraine médiane leur place anormale et gUssent ou roulent le long des pentes jusqu'au bas du talus, et se trouvent sur la sur&ce du glacier libre, mais de certains blocs, dont les dimensions et la conformation sont favorables pour protéger la glace qu'ils couvrent et former des tables de glaciers , se mettent à tabler du côté du Midi , s'éloignent de la moraine transversalement et finissent au bout d'un certain nombre d'années par se trouver jusqu'à 100 mètres et plus de la base de la moraine ; — je dis 100 mètres et plus : on peut même faire la supposition, dans des circonstances favorables pour cette locomotion, que ces blocs pins ou moins nombreux peuvent ainsi continuer leur singulière marche pendant un très-grand nombre d'années, et étonner pai* leur présence il dos [Jacos on certes on ne pense pas à les trouver, et si on ne les

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