MORAINE MÉDIANE DU GLACIER DE VIESGH
avait pas pris sur le fait de leurs alliu*es, toute explication serait impossible 1. Je les nomme sporadiques, et cette observation a de llmportance pour expliquer la présence de certains blocs isolés qui font partie de ce que nous appelons terrain erratique.
La Moraine médiane du glacier de Viesch (Viescher^Gletscher) se com- Moraine médiane ua pose d'une masse de matériaux d'un faible volmne comparés aux **"**®^ *** ^'®^' autres blocs monstres du glacier de l'Âar inférieiu* ; ces matériaux sont en partie schisteux et en partie granitiques; ils suivent assez bien la ligne de thalweg du glacier dans toutes ses nombreuses sinuosités, malgré les crevasses et les aiguilles qui le couvrent et le traversent. La pente de ce glacier, depuis le talus terminal jusqu'au pied du RoUihonif sur une longueur d'environ 8000 mètres, est en moyenne de près de 0"»20 à 0",23. Dans ce massif montagneux il y a plusieurs pics qui portent le nom de Rothhom; celui qui est situé au fond de la vallée du glacier de Viesch fait partie de la chaîne du Finster-Aarhom : il est coté sur la carte fédérale à 3549 mètres ; il fait l'office d'un Abschwung. — C'est de son pied , 2805 mètres , que part la moraine médiane dont nous parlons ; elle rassemble tous les matériaux qui tombent du revers méridional du Finster-Aaarhom, de l'Agassiz-Hom et des grands Viescher-Hœmer. D'une autre branche elle réunit les matériaux qui proviennent du revers méridional de l'Ober-Aarhom et du Studer-Hom. On voit par la nomenclature de tous ces Hamer qu'elle est suffisamment alimentée.
Lorsque cette moraine s'approche du talus terminal , elle trouve une roche en place , un monticule près d'une localité nommée Titer, qui lai lait obstacle au miUeu de la vallée et force le glacier à se partager eo deux branches. La moraine médiane, ainsi que le glacier qui la supporte sont fortement bouleversés par cet accident , par cet obstacle ; les roches et les débris sont rejetés à droite et à gauche et se confondent avec les moraines latérales.
Q en ré^te que ce glacier, qui transporte beaucoup de débris, qui possède des moraines dans toute sa partie moyenne jusqu'au pied du Rothhom, n'a pour ainsi dire pas de moraine frontale, le nombre des matériaux qui existent au pied du talus terminal n'est pas en rapport avec le nombre de ceux qm sont transportés , parce que les blocs de toute nature, en approchant de la fin de leur trajet, sont successivement rejetés en éventail sur les rives du glacier ; ils passent même
DA. * Voyei Bloc$ sporadéques.
souvent sous le glacier, où ils deviennent moraine profonde , ou bieK^^m ils sont broyés en menus débris et transformés en boue de glacier.
Ce fait de l'existence dHme roche en place au milieu d^ane vallé^^s^^ée qm force le glacier à se partager, à se diviser en deux branches, n'ccaiifc-qst pas particuUer au glacier de Viesch ; on en trouve des exemples dam^MzzBs plusieurs autres glaciers des Alpes, entre autres au rocher Domm».f3)é le Jardin, au milieu du glacier de Talèfre, et toutes les fois que len^^Ms circonstances du relief du sol le permettent.
Ce phénomène se rencontre encore dans le terrain erratique; ainsîK^^, dans les vallées des Vosges qui ont été occupées par d'anciens gla> ^r\' ciers , mon ami Coiiomb avait désigné certaines moraines sons la dé g^é nomination de Moraines par obstacle, pour indiquer la présence d'v monticule posé au milieu d'une vallée ayant fait obstacle à la march» régulière du glacier et provoqué le dépôt d'un certain nombre de ma-, tériaux.
Cet autre fait de Tabsence de moraine frontale au pied d'un gladen '• qui est lui-même couvert de débris dans sa partie supérieure, n'es ^^lJ- s&^ pas non plus spécial au glacier de Viesch ; nous en trouverons d^-^Esle nombreux exemples dans d'autres glaciers des Alpes.
Bandes. DA. 4. Bandes (B).
Traînées de blocs plus ou moins espacés.
Un grand nombre d'affluents qui portent leur tribut de glace aui^-K-ii^ glaciers inférieurs de TAar conservent leur spécialité; les matèriam^c^^ qu'ils portent sur le dos forment une Ugne, traînée de blocs plus oiKi^^^
moins espacés qui se maintiennent assez parallèlement à la mo "^^
raine médiane. Je leur donne le nom de bandes poinr les distinguer ie^^^ la grande moraine médiane. C'est un cordon de matériaux dans scm^c^^^ ensemble; mais , examiné en détail, ce cordon est souvent interrompu c^^ par des espaces vides, d'autres plus chargés; quelquefois ce sont des ^'^
blocs isolés ou des matériaux fins, de véritables traînées de sable. — '
De certains gros blocs désertent l'alignement normal en taUant; « "^ d'autres sont engloutis, tombent dans des crevasses; mais, dans son ^^ ensemble, le ruban se conserve jusqu'à l'altitude en aval où la mo- — ^ raine s'éparpille.
Moraine en artivité DA. 5. Moraine en actlTtié éparpillée smr le giméimm (G).
éparpillée sur le gia- Matériaux éparpillés par suite d'un mouvement transversal i^us ^ accéléré.
Lorsque les glaciers composés arrivent dans ime région où leur encaissement s'élargit, la progression dans le sens transversal est
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