‹ Matériaux pour l'étude des glaciersChapitre 102 sur 209 · X. — Point de rosée observé sur surface métallique · texte numérisé non relu

X. — Point de rosée observé sur surface métallique

Annotations diverses au bas de chaque page.

AA. — Neiges fraîches sur une planche. Observation matin et soir, la hauteur. BB. — Neiges hauteur totale à la perche sur sol. Matin etsoir. ce. — Neiges hauteur totale à la perche sur glacier. Matin et soir. DD. — Neiges se fondant sur roches. Indiquer les heures. £E. — Température de la neige à l'ombre à la surface. Bilioraire. FF. — Température de la neige en plein air au soleil. Bihoraire. GG. — Température de la neige à l'ombre de 0'",iO en 0"',iO jusqu'au sol. Trois fois par mois.

HH. — Température de la neige sur glacier. BihoraiFe.

JJ. — Température du glacier découvert à la surface.

KK. ^ Température du glacier découvert de 0",10 en O^^O. Trois fois par mois.

LL. — Température du sol de 0»,10 en 0»,10. Trois fois par mois.

MM. — Ablation du glacier découvert, matin et soir.

TeiDpératares.— Boule isolée du thermomètre, ronde, deO"',008 diamètre, degrés de O'fOOSde longueur divisés par cinquième, marqués sur une planchette en ivoire dans un tube en verre de 0»,010 diamètre. Graduation centigrade de — 35 à 4- 45. La boule est distante du tube de 0",030, par conséquent parfaitement isolée, et très-sensible. — La graduation de ces thermomètres est mathématiquement juste, les degrés et sous-divisions bien marqués et plus faciles à lire que les gravures sur tiges. La lecture sera bihoraire, de 6 matin à 8 soir, et en sus, suivant prescription fédérale, à 7, i, 0. En été depuis soleil levant.

Régie générale. — Tout thermomètre doit être vérifié avant de le mettre en place. Le zéro est dans le cas de s'écarter de glace fondante, surtout lorsque l'instrument est de construction récente. On tiendra compte de cet écart comme correction. Au bout d'un mois on vérifiera de nouveau, et plus tard toutes les années seulement.

Vérification de zéro.^ Dans un vase quelconque [un grand verre à boire), on mettra de la glace pilée ou de la neige, elle sera fondante, dans tous les cas on fera bien d'y ajouter un peu d'eau, et de bien remuer le tout. Enfoncez la boule du thermomètre dans le contenu du vase, jusqu'au degré 0*> de l'échelle, serrez la neige ou glace contre la boule et faites la lecture. Celle vérification doit être faite à l'ombre, et pour les observations de grande précision, la nuit à la lumière, et dans ce cas le thermomètre enfoncé dans neige ou glace jusqu'à la marque de 1 degré au-dessous de zéro. — J'insiste pour la vérification à l'ombre, par la raison aggravante, que chacun pourra vérifier. Placez le verre qui contient la neige ou glace au soleil, enfoncez-y la boule d'un thermomètre dont vous avez vérifié le zéro à l'ombre, et qui est mathématiquement juste et vous serez étonné que le zéro sera de plusieurs dixièmes, même jusqu'à 1 degré trop

174 OBSERVATIONS H^TÉOUOLOGIOIKS.

haut. Les rayons solaires traversent la glace et agissent sur la boule. La darlé sans rayons solaires a même une action, mais Taible. Cette même action des rayons solaires sur la boule du thermomètre se fait de même dans l'eau stagnante. Enfonces un thermomètre dans un vase contenant de l'eau et à l'ombre, tous trouverez la température du liquide à 15*> (par exemple]; placez le vase au soleil et à air calme, et vous verrez la température monter ; en revenant de suite à l'ombre, il redescendra. Les trous méridiens et les trous d'orgues dans les glaciers se forment par l'action des rayons solaires sur les parcelles de roches à sa surface : elles sont chauffées, enfoncent dans la glace, forment une cavité qui se remplit d'eau, et les rayons solaires, traversant cette eau, continuent à chauffer les matériaux quoiqu'ils soient en contact avec la glace et dans l'eau à zéro.

Autre confirmation de l'action des rayons solaires. Enfoncez la boule du thermomètre dans de la vieille neige tassée exposée en plein soleil, à quelques centimètres de profondeur, et en peu de temps vous lirez + 1" et même au-^lessus. Placez-vous de manière à ce que vous fassiez ombre au thermomètre (les rayons solaires n'agissant plus sur la boule) vous lirez zéro.

A cette occasion une citation des observateurs au Théodule, qui prouve que mon guide-chef mérite ce grade. Voici ce qu'il m'a narré: a Au commencement de l'été, dans l'après-midi d'une belle journée de calme et rayons solaires ardents, notre collègue Gorrct (l'Italien) en rentrant au gîte, nous dit: Il fait chaud hors ligne, le thermomètre dans la neige tassée est à+ i*»2, venez voir vous-même, je l'ai laissé en place. Blaitter: C'est très- vrai, sans aucun doute, mais l'inscription ne sera pas faite ; le paip« DoUftw nous a démontré que jamais glace ni neiges ne peuvent monter à une température audessus de zéro, et ce sont les rayons solaires qui traversent la neige qui le font monter. Alors j'ai pris une planche, je l'ai fixée verticalement dans la neige pour intercepter les rayons solaires, et le thermomètre est descendu à zéro. » — Certes ce guide est plus fort en météorologie que l'ex-glaciériste Hofl, qui signale dans ses courses en hautes régions des températures de + 1* au-dessus de zéro dans les neiges tassées en hautes régions.

Le thermomètre doit être exposé à l'ombre permanente, abrité de la pluie et de la neige, et surtout du rayonnement nocturne. Et si par hasard la boule est mouillée par pluie ou neige, ou condensation, les observateurs doivent faire mention et placer dans la colonne verticale un point d'interrogation (?) qui veut dire douteux.

Thermomèlre timnaé mi inmde A romlbve.

fioule isolée, degrés gravés sur tige ; tourné en fronde à l'ombre pour contrôler le thermomètre qui est exposé à demeure fixe. Cette lecture se fera de temps en temps. — Pour des observations isolées, dans les courses et ascensions, la lecture du thermomètre tourné en fronde à l'ombre est préférable à celle d'un thermomètre exposé fixé à un bâton ou à la roche, qui l'influencent.

Thermomètre fixe en plein soleil. — Pour se rendre compte directement de l'influence des rayons solaires sur les corps, prenez un thermomètre à alcool incolore* parfaitement gradué suivant un thermomètre étalon à mercure. Posea4e à plat horizontalement sur une planche, la boule dépassant, étant isolée, et faites la lecture 10 mi-« nutes après. Par calme plat et rayons solaires ardents, la température sera bien plus élevée que celle observée à l'ombre ou par Trondeur au soleil.

Cette lecture se fera le plus souvent possible par calme et vent«

Thermomètre tonmé em fkronde en plein soleil. — Lecture en même temps que thermomètre fixe au soleil et à l'ombre. Inutile de dire que les lectures se fdnt lorsque la colonne de mer<;ure reste stationnaire*

OBSERVATIONS MÉTÉOROLOGIQUES. 175

Thcrmoinétre maxima h l'ombre. — Thermomètre à mercure et curseur, à demeure fixe, placés horizontalement. Observation matin et soir, et remettre le curseur en place.

Thcnttoiiiétre minlmaAronibre. — Thermomètre à alcool incolore à curseur, à demeure fixe, placé horizontalement. Observation matin et soir, et remettre le curseur en place.

Nous avons trois thermomètres exposés à l'ombre, et de plus celui du psychrométre.

Remaniae générale des thermomètres.

Tout thermomètre fixé dans une planchette doit être écarté.

Boule isolée est la première de toutes les conditions. Mettre l'instrument dans les conditions pour qu'il dise la vérité. Thermomètres à alcool, gradués consciencieusement suivant un étalon à mercure. Zéro de l'échelle vérifié. Tous les thermomètres doivent avoir dans la partie supérieure un réservoir d'air pour loger le liquide du tube en cas de séparation de la colonne par suite du transport.

Thermomètre métalll«|ae maxima et minlma. — Inventé et construite 1868, par Herrmaaii et Pflster, mécaniciens û Berne. Ce thermomètre est très-pratique et fonctionne parfaitement d'accord avec les thermomètres à précision exposés à l'ombre.

Spirale faite avec une bande d'acier et de cuivre, les deux soudés ensemble. Cette spirale commence par 0"',010 de diamètre et finit par 0"',080 de diamètre, longueur totale en ligne droite, i mètre.

A rextxémité de la dernière spirale un index vertical qui se prolonge sur une plaque métallique en cercle éloigné du centre de 0",10 portant des divisions de 40"* au-dessus et 40* au-dessous de zéro. L'espace entre les degrés est de 0",001, et Indique la température de Tair au moment de l'obsei^ation. Deux autres index recourbés, .l'un à gauche l'autre à droite de l'index vertical, sont joints en avant par suite du changement de température, et restent en place au maxima et au minima de température. Pour l'égler l'instrument, au bas de la spirale il y a des vis de rappel, qui mettent l'index [flèche) BU même degré de température du cercle qu'indique un thermomètre exposé. Une fois réglé, l'instrument fonctionne parfaitement. — La flèche, l'indicateur du milieu donne la température du moment de la lecture ; les deux autres, le maxima et minima diurne ; ces deux dernières flèches, on les remettra en contact avec celle du milieu. — Le prix de ce thermomètre métallique est de 55 francs. On le fixe sur une planchette en bois de O'^jSSde hauteur sur 0"°, 15 de largeur. On le pose & l'ombre verticalement ou horizontalement. Ce thermomètre est certes ce qu'il y a de mieux pour connaître les températures extrêmes dans les habitations, grandes salles, hôpitaux et surtout dans les serres chaudes.

Ce tuermomètre métallique, en lui donnant de grandes dimensions, pourrait éti*e disposé de manière à ce que les aiguilles marquent les degrés de température sur un cadran.

Ce cadran de températures à proximité du poste de police d'une ville à côté du cadfan d'horloge, les deux éclairés au gaz, la nuit» pourrait être lu toutes les heures diurnes, pour établir des moyennes. 11 indique en même temps les maxima et minima diurne.

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Ifemâm. — Dircctfoa et forée.

Les girouettes aux stations suisses sont très-pratiques. Elles s'adaptent à des perches fixées dans le sol, ou au point culminant des toits. Pour la direction une flèche et pour la force une plaque en tôle, qui est inàmobile et verticale par calnae ; par air faible elle oscille du côté d'une barre de fer horizontale ; plus foit contre deuxième barre ; fort contre troisième; très-fort contre une quatrième, et yiolent la dépasse. Les inscriptions dans les tableaux se font de à 0, en signalant les intermédiaires, — 0,5 — 1—2 — 3 — 4 — 5 et pour tempête 6.

DéBomliMitloB des venta en hamtee régfiowÈm.

Nos guides de hautes régions sont généralement obser\'aleurs des circonstances atmosphériques. Sous le rapport des vents, ils ont établi les expressions (désignations) suivantes :

StIU. — Calttte plat sans aucun vent.

Ce calme se maintient assez souvent à toutes les altitudes de jour ou de nuit. Dans ces moments j'ai fait des lectures de thermomètre exposé, éclairé par une bougie, dont la flamme ne vacillait pas, au Pavillon de l'Aar, au Grimsel, au Faulhorn, au Théodule et autres points élevés. De même dans les vallées et dans les plaines.

Sehwaeh. —Vent faible.

Mark. — Vent fort.

HefUc- — Très-fort.

a. — Violent.

Cioagz. — Vent variant de direction et de force, à chaque insUnt de violent à calme plat.

D. A. — Le gougx se produit dans toutes les saisons dans les faaules vallées, au Grimsel, au Pavillon de l'Âar, etc. Aux points culminants, du Faulhorn, du Théodule, les changements de vent et de force ne se produisent pas par des intervalles de calme.

— Vent S— SE. ou SO., chaud dans toutes les saisons, et en même temps sec dès le commencement qu'il souffle. Il tasse et fond la neige et est souvent suivi de pluie, ou mauvais temps.

e. — Vent direction N., généralement sec et froid.

Begen IVind. — Vent de la pluie directe S., chaud et humide.

Qoai^. — Ce vent non-seulement souffle dans toutes les directions alternativement, mais il souffle horizontalement, du haut en bas, du bas en haut, incliné, par bouffées chaudes ou froides, sèches ou humides. Dans l'espace de peu de secondes il passe par toutes les phases.

OBSERVATIONS MÉTÉOROLOGIQUES. 177

ObserwAtloiia de «on^hx ^

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