‹ Matériaux pour l'étude des glaciersChapitre 138 sur 209 · C. — Ablations fortes · texte numérisé non relu

C. — Ablations fortes

Jours. Ciel serein sans aucun nuage, soleil ardent, calme (aucun vent), température de l'air élevée du matin au soir.

NuiU. Vent fort et chaud, couvert (et même pluie chaude) . Dans ces cas, l'ablation pourra arriver diurne de 8 à iO centimètres à toutes les altitudes des Alpes sur glaciers découverts. Au Théodule 5353 mètres ait. en août et septembre, dans plusieurs jouniées [2 (heures) ablation a été de 6 à 8 centimètres, ablation correspondante avec fortes ablations, observées sur le glacier inrérieur de l*Aar, ligne transversale du Pavillon, 2300 mètres ait.

* D. A. — A la station du Théodule, 3333 mètres, dans certaines journées (1866); ciel serein, calme, rayons solaires, et la nuit vent fort et chaud» horison coaveit, température à zéro, l'ablation diurne a été de 6 à 8 centimètres. Même en septembre» ces fortes ablations se sont produites, et ce mois a été tellement chaude que l'ablation totale du mois a été de 1 mèlre en chirfres ronds. Voyez le tableau plus loin.

m ABLATIONS.

9, — Ablalloii par l'éroslMi des eavz.

Par suite de fortes fontes des neiges qui couTrenl les glaciers, de pluies et d'ablations, les ruisseaux nombreux qui coulent à surface des glaciers raTincnt les surfaces et produisent des ablations partielles.

B. ^ Èirmffmtmtînmm ov CMadcnMi«liMM mur Mirfaccs de §|«cicrs ci

Évapwratian de surfaces de neiges et de glaces, lorsque leur température est plus élevée que le point de rosée de l'air ambiant. Cette éTaporation est en raison des aliitudes, de la dirfércnce de température de l'air et de point de rosée, des températures des matières gelées et de la force du vent.

Condensation, « Il y a condensation, augmentation, .lorsque les matières gelées ont une température moins élevée que le point de rosée de l'air ambiant, Les surfaces se couvrent de rosée, de gelée blanche, de givre, et dans certaines circonstances de verglas. Il y aura augmentation à la surface. Les dépôts de givre correspondent quelquefois à des chutes de neiges faibles. — Condensation et évaporation ont lieu à toutes les altitudes, et, toutes choses égales d'ailleurs, sont augmentées par la force des vents.

glaciers.

s«r rablatkMa par les Hiatériaaz «al eoavreat les

En 184i, l'ami Hesor et moi, nous avons fait diverses expérience sur la surface du glacier inférieur del'Aar, au bas du Pavillon, 2300 mètres ait., pour apprécier les protections contre l'ablation.

AbUiiion du 10 au 26 août 1844 [10 Jours).

TOTALE

BICMI.

Glacier i^urface découverte . .

Sous une couverture de laine .

Sout un parapluie

Sous une planche en ^apin . . .

Sous du gaion

Mètres.

Nulle.

Nulle.

0,0187 0.0062 0,0060 0,0042 Nulle.

Nulle.

Sous de la neige

Ces expériences ont été pleinement confirmés par celles de 1845 Dés le début de la campagne, le 21 juillet, nous avons couvert de gaion de 9 mètres carrés une sur&cc du glacier au bas du Pavillon et une autre de 6 mètres carrés au milieu du glacier. Les gazons furent soigneusement entretenus pendant toute la campagne.

\je 13 septembre, 54 jours après, la surfiice du glacier directement au-dessous du gaion était 2 mètres plus élevée que les surfaces libres des côtés, soit ablation de glacier en 54 jours 2 mètres; pour 24 heures 0*,0377. — Cette ablation corr:^spondait à celle observée à une perche fixée dans le glacier surface découverte, et prouvait que i le iraaaa ctMnpaete, ac lalssaal pas d'IatersUeas» l'aMatlon est aalle.

ABLATIONS. 225

G. — lafluence Biir l'ablation par len aftoralaes compaetes, d*nne errlalne hautcnr, ^vl contrent les glaciers (sou» moraines médianes).

L'ablalion sous moraine est plus faible que sur surfaces de glaciers découverts. (Voyez les tableaux qui suivent.)

H. — Influence «vr TaMallon de bk»ca Isolés et de sables.

Les surfaces de glaciers, couvertes partiellement d'un amas de sable, amenés dans les anfracluosités par les ruisseaux qui coulent & leur surface, sont protégées contre l'ablation, et forment des :

Cônes graTclenz, — sous forme de pyramides, qui atteignent souvent une hau teur de 2 mètres et plus.

Taupinières. — Nous désignons sous ce nom les cônes graveleux de petites dimensions, qui fort souvent sont nombreux dans de certains parages.

Blocs perchés on (ables de irlaclers. — Blocs d'une certaine dimension, qui protègent la surface de glaciers qui les supportent d'ablation et que l'on voit élevée sur un piédestal de glace. Arrivés à une certaine hauteur, ils tombent en glissant à distance : on dit alors qu'ils tablent. En tablant fréquemment ils finissent par s'éloigner à grande dislance de leurs camarades, mêlés avec des matériaux de tout autre provenance, c'est pour cette raison qu'on leur a donné le nom de blocs sporatl^pies en activité ; on ne sait d'où ils viennent.

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