C. S. — iBésalIté de l'abflorptloB de l'eiui
Le volume d'eau qu'un glacier ou qu'un névé absorbe sur les divers points de son étendue doit être très-inégale, car il dépend principalement de la quantité d'eau de fontes et d^ pluies qui y arrivent. On conçoit donc aisément que cette quantité ne peut être la même partout; elle sera plus considérable dans les localités exposées au soleil, que dans celles qui se trouvent à l'ombre*. C'est encore par la même raison qu'elle sera également plus considérable vers l'extrémité inférieure ou le pied d'un glacier que vers le haut, où il fait plus froid. De plus, les portions d'un névé ou d'un glacier qui présentent une pente rapide sur laquelle l'eau peut promptemcnt s'écouler, en absorbant moins que celles dont la pente est moins forte, et qui offrent méme^des enfoncements dans lesquels l'eau peut s'amasser. Enfin, les parties de neiges ou de glaces qui se trouvent plus près de la surface et des parois de crevasses s'imbiberont plus fortement que celles qui en sont éloignées.
Ces diverses circonstances empochent les glaciers de s'imbiber d'eau d'une manière égale etuuiforme dans toute leur masse; il y aura toujours des portions qui le seront plus que d'autres, fait très-impwtant à consigner pour la théorie des gkciers.