I. ~ SttlTant leur dorée
A. «laeiere pemanento. — Dans toutes les contrées du globe, des glaciers en activité sont signalés par les naturalistes. Ces glaciers sont en majeure partie, sans aucun doute, les restes, les vétérans de glaciers, monstres antébistoriques, dont leur grande étendue antérieure est prouvée par la description des matériaux erratiques qui couvrent le sol à de grandes distances.
La formation des glaciers, leur élendue et leur persistance dépendent des climats el des altitudes qu'ils occupent.
Citons d'après l'Annuaire du bureau des longitudes les hauteurs maxima des points culminants (pics) des principales chaînes de montagnes du globe '.
Europe. — Mont-Blanc. 4810 mètres. (Alpes).
Ortler 3908 — (Tyrol).
Mulahesem 3555 — Sierra Nevada (Espagne).
PicNethou 5404 — (Pyrénées).
Etna 3237 — (Sicile).
Rudosch 29S4 — (Transylvanie).
AMiéri^ne.— Nevada de Sorate 7096 —
Ghimboraso 6530 — (Pérou).
Sierra Nevada 4786 ^ (Mexique).
Asie. — Kunchinga 8588 — (Thibet).
Ebbrouz 5646 — (Caucase).
Pic de la frontrière de la
Chine et de Russie. ... 5135?
Affrf4iie*.^PicdeTénérifre 3710
B. Qlaelem peraletanUi. — Ce sont généralement des glaciers simples sans autres affluents, qui ont une assez grande étendue, tel que le glacier supérieur deTAar et autres dans les Alpes, et ceux d'autres conti*ées.
G. CMaeiers tempondree. — Tel que l'indique la dénomination, leur durée est limitée à un nombre d'années plus au moins grand, même ne pas dépasser une année. Ils disparaissent et se reforment de nouveau.
D. ClUielera fugitifs*. — Embryon ghiciaire qui se forme, et peut se former à toutes les altitudes, dans toutes les contrées où il tombe de la neige et que la température de l'air ambiant se refroidit au-dessous de zéro. Cet embryon dans de certaines circonstances météorologiques pent se développer et grandir. Sa durée fort souvent n'est que de quelques heures ou de plusieurs jours.
* D. A. — Cette liste est incomplète.
* D.A. — Les chaînes de montagnes en Afrique les plus élevées n'ont pas encore été explorées. Elles doivent avoir une très-grande hauteur. Le Nil qui charrie de la boue de glaciers fertilisante prend sa source dans des glaciers d'une grande étendue, cela n'est certes pas douteux.
Dans toutes ces chaînes de montagnes citées des glaciers sont signalés. — Dans les contrées de froids excessifs qui bordent les mers, un grand nombre de glaciers permanents entrent dans la mer.
* D. A. — Cette dénomination est nouvelle, mais je la crois juste.
FORMATION DBS GLACIERS. 293