‹ Matériaux pour l'étude des glaciersChapitre 175 sur 209 · a*tes de glaciers {GleUcher-Thare · texte numérisé non relu

a*tes de glaciers {GleUcher-Thare

25. Lits des raisseaax sar la sarisce des glaciers {GleUcher-Bâche).

• D. A.-T. V, 2* partie. Glaciers en acUvité, p. 421 à 472. Je ne cite que les en-tète desdJTen chapitres.

CHUTES DE NElCiES

Pour eiaminer fort à Yotre aise, à l'œil nu. ou avec un Terre grossissant, les formes de neiges qui tombent : placez sur une table en plein air du papier dont la surface est noire {depréférence du carton twiff refroidi d'avance),

i« Neige erUiUillIiie. — Dans certaines matinées d'hiver, par des températures d'air ambiant froides et sèches, calme, zénith parfaitement clair, on voit scintiller dans l'aimosphère des parcelles de neiges. En tombant sur le papier noir, on voit que ce sont des cristallisations étoilées, magnifiques, des fleurs à six pétales régulières et dentelées. Yu au verre grossissant, ces formes sont nettes, la dentelure très-variée, on ne se lasse pas de les contempler.

Ces chutes exceptionelles se produisent à toutes les altitudes. Même au mois d'août dans les hautes régions des Alpes, des grimpeurs observateurs les ont signalées au point culminant de la Jungfrau et du Finster-Aarhom. Moi-même je les ai observées à ma campagne près Mulhouse, et dans les Alpes au Pavillon du glacier de l'Aar...

S* Neige sèelie ordiaalre. — Elle tombe en cristaux isolés comme la neige cristalline, mais elle est entremêlée de parcelles qui n'ont pas le caractère étoile; ce sont des formes rondes, carrées, sans cristallisation déterminée.

3* IVelge sèelie en Hoeoiis. — Elle tombe généralement par des températures de 0,0 à— 1«,0, et persiste sur le sol. Les flocons sont plus ou moins larges, et sont formés par réunion de cristaux indéterminés.

4* Neige a^vense en floeoas. — Elle tombe par air au-dessus de zéro, et humide. Dans son parcours à travers l'atmosphère, cette neige condense à sa surface une partie de l'humidité de l'air, et se trouvant à la température de zéro, elle est humide, aqueuse.

5* Neige nom erlstalline [grMl). — Ce sont de petits grains ronds, de matières gdées, compactes, sans aucune cristallisation déterminée.

0* CIrèle. ^Lorsque le grésil atteint plus de volume {ffrosseur d'une noisette à une noix et plus), par suite d'orages, on lui donne le nom de grêle, si redoutée par les agriculteurs.

Altitndcs des ehatcs de meîgem dass les Alpes.

Sous le rapport des chutes de neiges» je divise les Alpes en régions d'altitudes.

a. Vallées jusqu'à 1500 mètres altitude.

Les neiges tombent depuis le mois d'octobre jusqu'à fin aYrii dans sept mois.

b. Yalléeê hauUê de 1500 à 2000 mètres ait.

Les chutes persistantes tombent généralement d'octobre à fin avril. Eiceptîonndl^nenl il en tombe dans tous les mois de Tannée.

c. UatUeê régions de 2000 à 2600 mètres ait.

Ce sont les altitudes où il tombe le plus de neiges dans les Alpes. Les chutes en été sont assez fréquentes.

d. Très-hautes régions 2600 mètres à 3500 mètres. Chutes dans tous les mois de l'année, souvent fortes en été.

e. Pics et crêtes, 3500 mètres.

Dans toutes les saisons/ en petite quantité, et généralement levées par les vents.

H«ite«rs des

Dans les hauteurs ne sont pas comprises les neiges accumulées par les vents. La hauteur des chutes de neiges est très-variable d'une année à l'autre. II en est de même de la pluie.

a. Vallées, 1500 mètres.

Dans certains hivers, on a observé à Obergeschelen dans le Yalals des chutes de 2 mètres de hauteur en 24 heures. Les chutes de 0",50 diurne se produisent ttéqucmment.

b. Vallées Affttre«, 1500 à 2000 mètres.

A ces altitudes, la hauteur de la neige au printemps, avant sa fusion, est de 2 mètres A 4 mètres, neige tassée à 40 pour 100, tandis que les neiges fraîches sont è 10 pour 100, ce qui fait 8 à 16 mètres de neiges fraîches tombées dans l'année, en la mesurant à mesure de chutes. Ces hauteurs de 4 mètres sont exceptionnelles, anormales, la moyenne est de 2",50 neiges tassées au Grimsel, 1880 mètres ait.

c. Hautes régions, 2000 à 2600 mètres.

Dans cette région sont compris le glacier inférieur de l'Aar et le Pavillon, 2400mètreB ait. C'est la région où la neige acquiert le plus de hauteur, par suite de chutes en automne et au printemps. En été, même en août, les chutes ne sont pas rares. J'ai observé une chute diurne sur sol de 0~,G0 de hauteur diurne. La hauteur nouvelle de l'année est plus forte qu'au Grimsel.

d. Très-hautes régions, 2600 à 3500 mètres.

Aux altitudes de 5300 mètres [Théodule par exemple) les chutes de pluie faibles, en été, sont des exceptions. La pluie qui tombe aux altitudes inférieures, tombe à l'étal de neige. La hauteur totale est plus forte à 2600 mètres qu'à 5500 mètres.

e. Pics et crêtes j 3500 mètres.

Les chutes de neiges sont moins fréquentes et moins abondantes. La neige est généralement enlevée par le yent, et chassée dans les cirques ou anfractuosités de terrain.

Hoyeas prallqves pour obserwcr les havienm 4e neiges oiir «ol et glaelers.

A toutes les altitudes, les chutes de neiges tombent rarement par air calme et verticalement, elles sont plus ou moins inclinées, assez souvent par vents forts elles sont presque horizontales ; dans ces circonstances, elles n'entrent que trës-incomplétement dans Vudomètre,

 la station d'observation, fixez dans le sol ou dans le glacier une perche dépassant de 3 mètres de hauteur la surface, et clouez sur un des côtés un ruban marqué au centimètre, mètres touchant la surface, et 3 mètres dans le haut. Pour placer cette perche, choisissez une localité où la neige n'est généralement pas enlevée ou accumulée par le vent.

Placez une planche en bois de sapin surface unie rabotée sur le sol découvert ou sur surface de glacier, ou sur les neiges qui les couvrent.

Matin et soir, vous notez les hauteurs de neiges totales aux perches et celle tombée fraîchement sur les planches.

Par ces observations vous avez la hauteur des neiges fraîches et celle totale do toutes les chutes. Pour connaître le poids d'une hauteur de neiges fraîches comparée à celle en eau (poids spécifique), détachez un cube d'un certain volume, en dimensions exactes, pesez-le, ou faites-le fondre, mesurez la quantité d'eau de fusion, et vous trouverez généralement que la différence est 8 à 10 pour 100, c'est-à-dire qu'une hauteur de 0",20 neiges fraîches correspond à une hauteur de 1, 6 à 2 centimètres hauteur eau. Les neiges anciennes fortement tassées correspondent à peu près à 40 pour 1 00 ^

Températures 4es neiges*.

 toutes les altitudes les circonstances atmosphériques, les altitudes, Torientation et exposition en plein air ou à l'ombre permanente exercent une grande influence sur les neiges dans toutes les saisons.

Influences, — État hygrométrique de l'air. Pour apprécier l'influence de l'état hygrométrique de l'air sur les neiges, il faut observer les températures de la neige [surtout à la surâce) et comparer cette température avec le point de rosée de l'air ambiant. — Si la température de la neige est plus élevée que le point de rosée, il y a évaporation de neige; diminution de poids et volume.

La température de la neige moins élevée que le point de rosée, il y a condensation, augmentation de poids et de volume. Ces actions en opposition l'une de l'autre dépendent des altitudes, des différences de la température des matières gelées, de l'air ambiant, et de son point de rosée, de la force du vent.

La condensation se produit généralement plus fréquemment que l'évaporation sous forme de rosée [humidité aqueuse), de gelée blanche [humdité gelée) et de givre (gelée

' D. A. — Voyez cilations nombreuses dans nos matériaux. ■ 0. A. — Voyez citations nombreuses dans nos matériaux.

bhnehe écailleuse) . Ces condensations équivalent souvent à une faible chute de neiges ou de pluie. Elles se produisent à toutes les altitudes. Elles sont surtout fortes le matin, par suite du refroidissement des surfaces gelées par rayonnement nocturne; calme et zénith clair *.

Les froids pénètrent à de grandes profondeurs dans les neiges.

de »-»,S« haï

le fflMter du Tliéo4«le (SSSS« «It.) ttevr. — 20 mars 1866, matin.

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