PAS JOUR
Dtrais
L*OROA1II6ATI01I.
Hillim.
DIFFÉRENCE
BNTSt OBSCRVATIOX BT TCiORIK.
Millim.
Millbn.
-Hl,2l
Organisation et observation par Bollfas-Anssel, Ote (ingénieur) et le guide Hant Jatm, qui se rendaient tous les trois au signal d'avancement.
Aucun chiffre n'est interpolé. Ces observations prouvent que la marche à 1 mèti*e de roche en place est aussi régulière que la marche pendant la même époque sur moraine médiane. (Voyez U tableau spécial).
L'emplacement est au bas du Pavillon, rive gauche. Le glacier a une très-faible pente en aval, transversalement il est de niveau, aucune crevasse, il touche la roche sans intervalle sur une longueur de plusieurs mètres en aval et en amont, et cette roche est verticale et unie, rabotée par le glacier.
L'observation avait pour but de connaître d'une manière rigoureusement exacte la marche au bord d'amont en aval, et en même temps la hausie du glacier sans ablation.
On fora dans le glacier deux trous avec le perçoir à glace de 0",10 de diamètre à 1*,50 de profondeur. L'un des trous à 1",50 de roche en place, l'autre à 1 mètre intervalle dans la ligne transversale. Dans chaque trou on fixa une forte perche, touchant au fond, et consolidée avec des cales. Ces perches dépassent, le glacier. Une planche rabotée de 1 mètre de longueur, 0*,30 de hauteur uniforme, tui fixée à la paroi du rocher, la partie inférieure à 0»,50 au-dessus de la suKace du glacier et très-faiblement inclinée suivant la pente d'amont en aval, pente de 0*,001 par mètre (on peut dire horizontale). On scia le bout des perches à 0*,60 au-dessus de la surface du glacier, et on cloua sur la partie supérieure un béton des Alpes bien droit, terminé par une pointe de fer. Ce bâton bien horizontal correspondait à une hauteur de quelques centimètres au-dessus de la surface inférieure de la plancne et à quelques centimètres d'éloignement.
GLACIER INFÉRIEUR DE L'AAR. 157
Cette organisation fut faite par uiie belle journée, le 11 août. Le lendemain à 7 h. du matin les trois organisateurs vérifient avec le niveau d'eau à bulle d'air l'horizontalité du bâton des kipcSf de la planche, celle du glacier d'amont en aval dans l'alignement, trouvent le tout parfait, et les deux pieux parfaitement fixés inébranlables dans la glace. La pointe du bâton est â quelques centimètres distante de la planche; dans le prolongement on fait un point et on trace au crayon bien marqué une ligne horizontale, sur toute la longueur de la planche. Le lendemain la pointe correspondait à 21**, 8 de marche en aval, on fit un point sur la ligne horizontale; la hausse était de 5** ,8, on fait de même un point et avec le crayon on tirait une ligne du point de départ horizontal â ce point de hausse. A chaque observation on opérait de même, au bout de 19 1/2 jours; avancement total, 12"",8; hausse, 5"",8.
N, B. — En voyant cette ligne de rehaussement le guide Jaun dit : Monsieur papa Hollftifl, et vous, monsieur Ots, vous souvient-ii qu'un jour, en nous rendant du Grimsel au Pavillon, nous avons vu les parois de roches dans les hauteurs de rive gauche polies par Tancien glacier, et nous avons observé de plus, que les stries burinées n'étaient ni horizontales, ni incHnées en bas, elles remontaient. Vous m'avez dit : Cela provient du resserrement des rives que le glacier a franchi ; j'ai répondu : Le glacier se gonfle, partout, et â cet emplacement il n'y a pas resserrement de rive. Vous avez ri tous les deux, et vous avez, comme en mainte occasion, dit : Jatm,vou8 n'y êtes pas. Aigourd'bui vous \oyez que j'ai dit vrai. — Certes nos guides sont des lapins qui ont du savoir voir et du vouloir voir, et les consulter n'est pas luxe. — Tous sans exception savent lire, écrire et chiffrer.
A l'occasion de cette citation, intelligence et savoir faire de nos guides en toutes occasions.
En station au Pavillon de l'Aar, un photographe parisien et son aide ont passés plusieurs jours avec nous et ont fait de belles épreuves. — Par suite d'une chute du photographe chef, la locomotion lui est interdite. Il envoie son aide parisien pour prendre des vues de détail sur le glacier du Finsler-Aar, course de 8 kilomètres.
Arrivé â remplacement désigné accompagné d'un porteur et du guide chef Jau, il lui manque des pièces essentielles. Ke sachant pas l'allemand, et de plus ne taehant ni lire ni écrire, Smnm ne comprend ni le français, ni les gesticulations du Parisien. Il sort de sa poche crayon et papier, et fait signe qu'il veut écrire, en disant : Diktieren. — Le photographe comprend qu'il s'agit de dicter, et le guide écrit les mots en allemand suivant la prononiation : RehmâUheh oh Portôr, obichektif numéro troi, la pàtith râgle, lâh kompah, et les sHsoh. ~- Nous avons parfaitement compris ces demandes, et l'envoi a été fait.
GUCIER INFtRIEUR DE L'AAR.
Marelie menMwIle ^ndanl «ne anaée d'âne perehe ■• % forée émmm le i^lader Inférieur de l'Aar. — Svr moraine médiane entre denx pointe flxes, l*nn snr rive ^anelie * la Bârenlammr, Tantre nnr vîwe droite an ZInekenstoek Inférieur.
Ligne dite de la BArenbunnM, à 1,000 mètres en amont de pente terminale du glacier.
Théorie uniforme: 0",1000 diurne [24 heures).
MOIS
JuiUet
Septembre. . .
Octobre ....
Juin
Juillet
DATES
5 il