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DE L'EXISTENCE DES SAÏGAS EN FRANCE

abondants sont le cochon, le cheval, le cerf élaphe ordinaire et un bovidé qui ressemble bien à nos petites vaches bretonnes,

Je n’entreprendrai pas de décrire les diverses espèces qui ont élé trouvées dans les gisements des rives de la Tardoire et de la Vézère. Je veux seulement donner quelques renseignements sur les restes des saïgas qui ont vécu à l’âge du renne.

L'Europe a nourri des antilopes, belles, grandes et variées, pendant une partie des temps miocènes et pliocènes; mais de nos jours elle n’en a plus que deux espèces : le chamois et le saïga ; encore ces animaux ont-ils dû fuir loin de nos populeuses cités. Le chamois, qui se rapproche de la chèvre par ses pattes, et est comme elle un habile grimpeur, a pu rester dans nos pays en se réfugiant sur les montagnes inaccessibles aux autres êtres. Le saiga, qui a des pattes moins fortes proportionnément à l’ensemble du corps, mais très fines et bien disposées pour une course rapide, habite encore les plaines; on dit qu’il se promène depuis les frontières de la Pologne jusqu'à l’Altaï; cependant il préfère à la richesse des pâturages où l’homme le rencontrerait, la pauvreté des steppes de la Russie où il erre en liberté; là, il forme des troupes qui comptent des milliers d'individus. Il y a plus de cent ans, Pallas a donné une excellente description de cet animal (1), et récemment M. Murie a fait une étude approfondie de ses caractères anatomiques (2).

- A l’âge du renne, il y avait en France des saïgas. C’est Édouard Lartet quile premier y a signalé leurs vestiges (3). Mais cet habile (1) Pallas. Spicilegia zoologica, fascicule 12, p. 21, pl. L, I, HE, in-4. Berlin, 1777.

(2) James Murie. Onthe Saiga Antelope, Saiga tartarica, Pall. (Proced. of the zoological Society of London, for the year 1870. London). — Trois ans avant, M. Wolf avait donné à la Société zoologique un dessin de saïga. (Proceed. of the Zoologicai Society of London, pl. XVII, 1867.)

(3) Comptes rendus de l'Académie des sciences, séance du 27 juin 1864. 10 — 1880

paléontologiste ne vit que des chevilles de cornes; il en conclut que sans doute le saïga n'avait pas vécu dans notre pays, et que, si on en trouvait des cornes, c’est parce que nos ancêtres se les procuraient par voie d'échange avec quelque peuplade étrangère. Voici les paroles de Lartet : « J'ai pu m'assurer que, dans le nombre presque incalculable d'os du diluvium et de nos cavernes de France qui, dans les dix dernières années, ont passé sous mes yeux, il ne s’est pas trouvé, ou tout au moins, je n'ai pu reconnaître ni fragment de mazxillaire, ni dents détachées, ni même un seul fragment d'os des extrémités qui pût être rapporté au saga, bien que j'aie eu à ma disposition des noyaux de cornes toujours isolées et provenant de six à sept localités différentes. Un seul morceau plus considérable, une portion de frontal encore surmontée des deux noyaux osseux de ses cornes, à été extrait par M. Gaillard de la Dionnerie.…. de la célèbre grotte de Chaffaut près Civray (Vienne). Comment alors faire accorder cette rencontre assez fréquente des prolongements frontaux du saga, dans les cavernes de notre France centrale et méridionale, avec l'absence complète de toute autre partie du squelette de l'animal, si ce n'est en admettant que ces cornes de saïqa, lonques, solides et pointues constituaient une arme puissante que nos chasseurs de rennes du Périgord se procuraient probablement par voie d'échange ou de toute autre transaction conunerciale avec des peuplades chez lesquelles cette espèce d'antilope se serait trouvée indigène? (1) »

Depuis Lartet, plusieurs personnes ont trouvé des cornes de saïga sur les bords de la Vézère et de la Tardoire; M. Émile Cartailhac m'a écrit récemment qu'il en avait rapporté d’un abri sous roche à Bourdeilles (Dordogne). Lyell a compris le saïga dans la liste des fossiles recueillis à Bruniquel auprès de Montauban (2). M. Dupont a découvert en Belgique dans le trou de Chaleux, qui

(1) E. Lartet. Remarques sur la faune de Cro-Magnon, d’après les débris osseux découverts soit dans la sépulture humaine, soit dans les restes de foyers placés à proximite. Cette note est une traduction des Reliquiæe Aquitanicæ, in-4. London, 1869.

(2) The geological Evidence of the Antiquity of man, p. 142, 4° édition, in-8. Londres,

DE L'EXISTENCE DES SAÏGAS EN FRANCE. 73 appartient à l’âge du renne, une partie de la tête avec les chevilles des cornes (1); Paul Gervais à attribué avec doute au saïga une extrémité inférieure de canon brisé provenant des fouilles de M. Piette dans la grotte de Gourdan, près Montrejeau (Haute-Garonne); il a remarqué parmi les pièces si curieuses retirées de cette grotte un os sur lequel une tête de saïga est gravée; «on voit dit-il, sur cet os la tête d'une antilope pourvue de cornes que ses caractères, forme générale, renflement proboscidiforme du museau, disposition et cannelures des cornes, ne permettent de rapporter qu'au saiga (2). » M, Arcelin a cité le saïga comme ayant été trouvé avec le grand Felis, l'Ursus spelœus, la grande hyène dans les couches les plus anciennes de l’éboulis de Solutré (3).

Lors d’une excursion que j'ai faite dans l’Angoumois, j'ai été frappé du grand nombre de débris de saïgas qui existe dans la collection de M. Fermond à La Rochefoucauld, et j’ai remarqué qu’il n’y avait pas seulement des chevilles de cornes, mais aussi des mâchoires et des os des diverses parties du corps. J’ai fait la même observation dans le Périgord en examinant la collection de M. Massénat à Brive. M, de Maret m'ayant communiqué les résultats de ses intéressantes recherches dans la grotte du Placard à Rochebertier, je le priai de me confier les restes de saïgas qu'il possédait; il me les a très libéralement donnés pour le Muséum. Parmi les pièces que nous devons à sa générosité, je compte des cornes qui appartiennent à sept individus et des dents qui se rapportent à neuf individus (4) ; il y a aussi plusieurs os des membres; les cornes ne sont pas plus nombreuses que les autres parties. IL faut donc

(1) C’est d’après ce morceau que M. Dupont a cité le saïga parmi les animaux du trou de Chaleux qui ont été mangés par l’homme (Les temps préhistoriques de la Belgique, p. 169, in-8, 2° édition. Paris, 1872).

(2) Gervais. Journal de zoologie, vol. Il, p. 230, 1873.

(3) Adrien Arcelin. Les formations quaternaires aux environs de Mäcon (Matériaux pour l'histoire de l'homme, 2° série, vol. VII, p. 112, 1877).

(4) Comme les femelles des saïgas n’ont pas de cornes, on devra trouver moins de cornes que d’os des autres parties du corps.

admettre qu'à l’âge du renne, il y avait dans notre pays des saïgas ; ces animaux doivent être ajoutés à la liste des espèces qui ont disparu de la France à une époque récente. Ils ont été mangés; leurs crânes et leurs os des membres sont brisés comme ceux des rennes au milieu desquels on les rencontre. Il est vraisemblable que ce n'étaient pas des animaux élevés en domesticité, car l'usure de leurs dernières molaires indique que la plupart étaient plus vieux que les bestiaux actuels, employés à notre nourriture.

Si en dehors des cornes, les restes des saïgas ont en général échappé à l'attention des naturalistes qui ont exploré les gisements quaternaires, c’est, je pense, parce qu’on a confondu leurs mâchoires avec celles des bouquetins (Capra ibex) et leurs os des membres avec ceux des chamois (Æupicapra europæa), qu’on rencontre dans les mêmes dépôts (1). En effet les saïgas se rapprochent des moutons et des capridés par leur dentition, des antilopes par leurs pattes. Dans son excellent mémoire sur les saïgas vivants, M. Murray a bien fait ressortir ces rapports: « The saga, a-t-il dit (2), may be regarded as an Antilopine Sheep, not absolutely a Sheep. »

Voici comment les géologues pourront reconnaître les pièces des

5 Î saïgas qu'ils trouveront dans les dépôts de l’âge du renne :

Les chevilles des cornes (pl. XII, fig. 1, 2) se distinguent de celles des bouquetins parce qu’elles s’épaississent davantage au point où commence leur étui, parce qu’elles ont de bien plus fortes cannelures longitudinales, parce qu’elles sont plus arrondies, plus

(1) Il y a encore des doutes sur les caractères des Capra que l’on trouve dans les gisements de l’âge du renne. Leurs dents sont plus grandes que celles des chèvres ordinaires (Capra hircus); elles ont la même taille que cellés des bouquetins (Capra ibex); les chevilles de leurs cornes (celles du moins que j’ai vues) sont plus petites que celles des bouquetins, mais plus celluleuses et moins plates que celles des chèvres ordinaires. Peut-être quelques-uns de ces animaux représentent la transition entre les bouquetins et les chèvres proprement dites qui ont des cornes plus petites et plus comprimées. S'il en était ainsi, on pourrait en faire une race particulière sous le nom de race primigenia, que Paul Gervais avait proposée d’une manière très dubitative. Mais sans doute il y a eu aussi de vraies Capra

ibex.

(2) Mémoire cité, p. 503.

DE L'EXISTENCE DES SAÏGAS EN FRANCE. 79 pointues à leur extrémité et moins obliques en arrière. On ne peut les confondre avec celles des chamois, car ces dernières sont plus minces, comparativement à leur longueur, insérées plus verticalement sur le crâne et bien moins sillonnées.

Les dents des saïgas (pl. XIE, fig. 5, 4, pl. XII, fig. 6, 7, et pl. XIV, fig. 1-6) diffèrent de celles des chamois (pl. XIE, fig. 8, 9), non seulement par leurs dimensions plus fortes, mais aussi par leurs formes qui s'écartent bien plus de celles des antilopes ordinaires pour se rapprocher de celles des capridés.

La mâchoire inférieure de nos saïgas quaternaires se distingue de celle des bouquetins (pl. XIII, fig. 4,5), dont les débris se trouvent mêlés avec les leurs, par les caractères suivants :

1° Les denticules internes des molaires, qui, déjà chez les bou- ‘quetins, sont plus comprimés que chez les antilopes, sont encore plus comprimés dans les saïgas quaternaires; il en résulte qué le creux laissé entre les denticules internes et externes à complètement perdu la disposition en croissant qui caractérise en général les ruminants; il a prisune forme allongée (pl. XIT, fig. 3et pl. XIII, fig. 6). Il en résulte aussi que la muraille interne des molaires des saïgas à un aplaiissement tout à fait insolite qui permet de reconnaître ces dents au premier abord (pl. XI, fig. 4 et pl. XII, fig. 7). En vérité, il est impossible d'imaginer un type de dentition de ruminant parvenu à une plus grande divergence; à voir les denticules internes des molaires des saïgas quaternaires (pl. XIIT, fig. 6), on a peine à s’imaginer qu'ils ont dû, chez les anciens animaux tertiaires, avoir la formé des mamelons arrondis du type cochon.

2° Les prémolaires des saïgas quaternaires sont réduites à deux sur chaque mandibule (pl. XIT, fig. 6, 7 et pl. XIV, fig. 6), au lieu qu'il y en a trois chez les bouquetins (pl. XITi, fig. 4, 5).

3’ Les prémolaires sont, non seulement moins nombreuses, mais aussi plus petites que chez les bouquetins. Quoique les bouquetins aient leurs prémolaires plus raccourcies que celles des

antilopes et des cerfs, leur dernière prémolaire (pl, XII, fig. 4, L p.) a ses quatre denticules bien marqués; au contraire, chez le saïga, les denticules sont très atténués; la dernière prémolaire, 4 p.,est plus petite que la première molaire 1 4. ; celle-ci est plus petite que la seconde 2 4., qui, à son tour, est notablement plus petite que la dernière 3 4. Ces caractères donnent aux mandibules des saïgas un aspect particulier.

À la mâchoire supérieuredes saïgas (pl. XIV, fig. 1,2), la seconde molaire de laitä »2. se distingue de celle des bouquetins, parce que son lobe antérieur est plus étroit que le postérieur, tandis que, chez les bouquetins, il y a peu de différence entre les deux lobes. On voit, planche XIV, figures 4, 5, une mâchoire supérieure d’un individu adulte qui n’a que deux prémolaires persistantes (1) et, figure 3, une mâchoire qui porte les marques de trois prémolaires,

En général, les caractères des molaires supérieures des saïgas sont bien moins accusés que ceux des molaires inférieures. Mais, pour peu que l'os où elles sont engagées soit conservé, on reconnaîtra le saïga (pl. XIV, fig. 1, 3, 4), car l'énorme ouverture nasale de ce ruminant amène de notables changements dans la forme des trois os qui bordent le nez chez la plupart des autres animaux; l’inter-maxillaire est très raccourci, le maxillaire est abaissé et le nasal ne s’avance qu’au niveau de la première arrière-molaire.

Les os du squelette (pl. XIV, fig. 7, 8 et pl. XV, fig. 1, 4,5, 6, 7) sont à peu près de même grandeur que ceux des chèvres avec des formes plus grêles. C’est évidemment avec les pattes des chamois que les pattes des saïgas ont dû être plus facilement confondues. Comme ces animaux ont le poil extrêmement épais, surtout lorsqu'ils sont en robe d'hiver, leurs membres paraissent plus forts qu'ils ne le sont réellement; leurs os des pattes sont minces et

(1) Chez les mastodontes, comme chez les saïgas, les trois molaires inférieures de lait ne sont remplacées que par deux prémolaires. Quelquefois chez les moutons il n’y a que deux prémolaires inférieures sur chaque mandibule; mais c’est là un fait rare.

DE L’EXISTENCE DES SAÏGAS EN FRANCE. 17 effilés. Les canons des membres de devant (pl. XV, fig. 5) sont un peu plus allongés que chez les moutons et les chamois, à plus forte raison que chez les bouquetins; leur région digitale est moins élargie que dans les capridés et la fente /. qui sépare les poulies du troisième et du quatrième métacarpien, est plus étroite; le trou {. de la face antérieure est plus bas. Comme on devait le présumer, d’après l'inspection de la face digitale des canons, les doigts des bouquetins, des moutons, et même des chamois, sont plus épais que dans les saïgas; les rainures d’emboîtement de leurs phalanges (pl. XV, fig. 2, 3) sont moins excavées; elles marquent quelque tendance vers le type de leurs ancêtres du groupe cochon; ces différences sont bien légères, cependant elles seront perceptibles aux yeux de tout évolutionniste. Les canons des membres postérieurs des saïgas (pl. XV, fig. 1, 4) se distinguent, ainsi que ceux des membres de devant, d’avec ceux des bouquetins (pl. XV, fig. 2), des chamois (pl. XV, fig. 3) et des moutons parce qu'ils sont plus longs et moins larges; ils ont aussi leur trou antérieur piacé plus bas. La rainure 7. qui correspond à la séparation du troisième et du quatrième métatarsien, est plus marquée que dans le chamois (pl. XV, fig. 3), que dans le bouquetin (fig. 2) et surtout que dans le mouton. Chez ce dernier, il n’y a le plus souvent aucune trace de rainure; cependant le Muséum a le squelette d’un mouton du Cap où la rainure existe.

En comparant les pièces des saïgas quaternaires avec celles des saïgas vivants qu'il m'a été donné d'étudier, je fais les remarques suivantes :

Les saïgas quaternaires et actuels ont la même taille.

Les molaires de nos saïgas quaternaires ont plus de cément que celles des saïgas actuels que j'ai vus.

Les molaires inférieures de nos saïgas quaternaires ont leurs denticules internes plus comprimés et leur muraille interne est encore plus aplatie.

Les rainures des canons, qui représentent la séparation du troisième et du quatrième métatarsien, sont plus marquées sur nos saïgas fossiles que dans les vivants.

Je n'ai pas assez de spécimens de saïgas actuels pour décider si ces différences tiennent à l’âge, sont individuelles, ou bien indiquent une race de saigas, qui, s'étant trouvés dans des conditions spéciales, ont pris des caractères particuliers.

Ce qu'il y a de certain, c'est que le cément abondant des molaires, la transformation complète de leurs denticules en lames, et la diminution des prémolaires donnent aux saïgas fossiles, dont j'ai eu l’occasion de faire l'étude, l'aspect d'animaux qui ont été modifiés pour un régime exclusivement herbivore. Les antilopes, qui les ont précédés dans les temps tertiaires, avaient besoin de leurs prémolaires pour couper les bourgeons et les branches des arbres angiospermes dont notre pays était couvert; mais si, pendant la période glaciaire, les bois d’arbres verts et les steppes ont remplacé les bois d’angiospermes, les antilopes ont été réduites à manger des herbes, et alors peut-être leurs prémolaires ont perdu de leur importance. Les saïgas ne sont pas les seuls animaux quaternaires qui suggèrent la possibilité de transformations, Par exemple il est naturel de penser que l’Ursus spelœus est un carnivore qui a perdu les mœurs sanguinaires de ses ancétres; car, tandis que ses tuberculeuses sont devenues très grandes et aussi mousses que des dents de cochon, la plupart des prémolaires destinées chez les carnivores à couper la chair, ont disparu. Les éléphants, qui ont habité les derniers notre pays, sont les mammouths, dont le corps était couvert d’une laine épaisse et dont les molaires, formées de lames très serrées, recouvertes d’un épais cément, sont très bien disposées pour triturer des graminées; ne peut-on pas croire que ces mammouths sont des éléphants, qui, se trouvant pendant l’époque glaciaire dans les prairies du centre et du nord de l’Europe, ont perdu de plus en plus la disposition

DE L'EXISTENCE DES SAÏGAS EN FRANCE. 19 omnivore de leurs ancêtres les mastodontes pour présenter le type le plus parfait d’une dentition de proboscidien herbivore? Le Rhinoceros tichorhinus dont la dentition à aussi un cachet plus herbivore que celle de tous les autres rhinocéros fossiles, n'est-il pas un pachyderme qui a cessé de se nourrir des buissons coriaces des régions chaudes pour brouter- dans les herbages de nos pays? Le curieux Élasmotherium, que Brandt vient de nous faire connaître, n'est-il pas quelque rhinocéros transformé pour un régime exclusivement herbivore? Ainsi, non seulement il y aurait eu pendant les temps quaternaires des animaux tels que les hyènes, les lions, les bœufs, les aurochs, les cerfs dont la taille se serait grandement modifiée, mais encore il y aurait eu des changements d’espèces. Ce n'est là, je l'avoue, qu'une simple supposition, mais cette supposition n’a rien que de vraisemblable, car les harmonies de la nature veulent que les changements du monde organique aient coincidé avec ceux du monde physique.

EXPLICATION DES FIGURES

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