‹ Matériaux pour servir a l'histoire comparée des sciences mathe□matiques chez les Grecs et les Orientauw (volume 4)Chapitre 5 sur 13 · SUIT · texte numérisé non relu

SUIT

(5ia ) venues des Indiens; mais il ne songe pas à s'en assurer par une comparaison attentive des monuments; il répète, avec ses devanciers, que les Arabes ont eu seulement connaissance des mansions lunaires à la fin du huitième siècle, sans s'inquiéter des passages du Coran où elles sont mentionnées par Mahomet lui-même (i).

On ne comprendrait pas, d'ailleurs, qu'une notion de ce genre fût devenue populaire en si peu d'années, chez les Arabes; seraient-ils donc restés jusque-là étrangers à toute conception astronomique ou même astrologique? n'est-il pas plus naturel d'accepter comme vrais les témoignages des écrivains cités par Pococke (a), qui font remonter à une époque ancienne l'existence des mansions lunaires, identifiées avec les amva (3) ly^It, dont les levers présageaient la pluie , les vents , la chaleur, le froid, etc.? On a dit que ce rapprochement des mansions et des anwa est contraire à la périodicité nécessairement annuelle , non men-

(1) JjL>, sourate 5, et XXXVI, fy. Le Coran, édition de 1846. Dans le premier passage, le traducteur emploie improprement le mot phases; le Journal des savants de 1845 , pag. 4a, corrige l'assertion émise en 1840 (même recueil, p. a66).

(a) Pococke, Spécimen hut. Arabum, p. 164.

(3) Les anciens traités des anwa ou levers d étoiles sont souvent cités par les auteurs arabes.

(5,3) suelle, des temps des pluies que les Anwa étaient supposés présager (i). Mais nous allons en démon* trer l'exactitude par quelques extraits d'un chapitre inédit de Kaswîni, dont M. Ideler n'a pas tenu suffisamment compte dans son traité des constellations arabes.

On s'est toujours borné, en effet, à nommer les vingt-huit roansions lunaires des Arabes , avec l'indication des principales étoiles correspondantes, d'après Alfragan ou Oloug-Beg, qui ne sont entrés, à ce sujet, dans aucun détail ; mais, pour bien apprécier la question, il est nécessaire de connaître l'ensemble des idées que les Arabes eux-mêmes attachaient à leur zodiaque lunaire; le manuscrit de Raswini que possède la Bibliothèque nationale, sous le n° 898, nous fournit, à cet égard, tous les renseignements désirables. Cet écrivain, que M. Ideler a mis si souvent à contribution, s'exprime ainsi (2) :

« Les mansions ou domiciles de la lune j^si\ J;L* sont au nombre de xxviu.La lune reste chaque nuit dans un de ces domiciles, depuis la nouvelle lune, mustahellah , (ou depuis son apparition , min mustahellihi a1$s— * ^) jusqu'à la vingt-huitième nuit du mois ; ensuite elle s'efface

(i) Journal des savants, 1840, p. a66.

(a) Ms. ar.n°898, fol. 3a.

et se voile, dans son déclin, jusqu'à ce qu'on n'en voie plus rien.

Lorsque le mois est de vingt-neuf jours, elle disparaît la vingt-huitième nuit, et lorsqu'il est de trente jours, la vingt-neuvième; et c'est sous le voile qu'elle parcourt son domicile.

Des vingt-huit domiciles, quatorze sont toujours au-dessus de l'horizon, pendant la nuit, et quatorze au-dessous (i); toutes les fois qu'un d'eux se couche, son opposé s 7 ^J. ou paranatellon se lève en même temps.

Les Arabes en désignent quatorze par l'épithète de Syriens L*L^ et les quatorze autres par celle iVYémémens SJL^.

Les Schérathanes ^Jo\j^ (lis. .jLkljâ.) f° rment ' e premier des domiciles syriens ; al-Simakh al-aé* zal Jyi) ^jLyJ! (l'épi) en est le dernier.

Àl-Ghafar JjLÎI répond au premier domicile yéménien; al-Resctiâ LiJl (a) termine la série.

On nomme snkouth LyL,, descendant, l'asté-

(1) Le Ms. persan n° 141 De contient qu'un abrégé de Kazwini : tout ce chapitre (fol. 18 et suiv.) est tronqué :

vJ ^ ... ? . A . i» j vj^~ ~j j^î JjL» &\ y % j^s)\ JjU» ,J S**

(2) Yoy. nos Prolégomènes cTOIoug-Beg, p. \ c fA du texle, et notre Mémoire sur fes instruments astronomiques des Arabes, p. i38 et 217.

(5i5) risme qui se trouve à l'occident, et thalouh *^U> , ascendant, son opposé, qui s'est levé avec l'aurore.

La marche descendante ou des cens ion de chaque astérisrae se prolonge pendant treize jours, à l'exception d'al-Djebhah l^U qui exige quatorze jours , de manière que la fin de la disparition du vingt- huitième domicile coïncide avec la fin de Tannée, et la révolution recommence Tannée suivante avec le premier domicile (i ).

Tout ce qui arrive dans les treize jours, pluie ou veut, chaud ou froid , est attribué à l'astérisme descendant ; les savants sont entrés dans de grands détails sur les pronostics à tirer du séjour du soleil et de la lune {ji^ JjjH dans chaque domicile. »

Après ces préliminaires qui constatent la clou* ble application , annuelle et mensuelle , des mansions lunaires chez les Arabes * Kazwini passe à fa description de chaque astérisme; nous laissons de côté la plus grande partie des pronostics qui s'y rattachent.

L Les Schérathanfes J&\jt> (les deux marques) sont les cornes du Bélier; on les nomme aussi al-Nathih J>U! (celui qui donne un coup de

(i) Ms. ar. n° 898, fol. 3a v° : J, XtiT JJyVf *^j j

( 5i6) corne). Il y a entre elles, à vue d'oeil, l'intervalle de deux arcs, et en voici la figure o°o.

Lorsque le soleil entre dans cet astérisme , le temps est tempéré, et la nuit égale au jour.

Les Schérathanes se lèvent la seizième nuit courante de Nisan (i), et se couchent la dix-huitième nuit courante de Teschrin I er .

Le soleil les atteint la vingtième nuit , avant la fin de Àdar, et alors Tannée est terminée.

On les nomme Schérathanes^ c'est-à-dire marques ou signes, parce que Tannée se renouvelle avec leur lever; la température s'adoucit, les eaux croissent, les fruits se nouent et Forge est moissonnée. ^ Le paranatellon des Schérathanes est al-Ghafar.

II. Al-Bothaïn .^Ja-31 , le petit ventre , appelé aussi le ventre du Bélier J^s-M {= JLj 9 se compose de trois étoiles peu brillantes, disposées en trépied* Elles sont à égale distance des Schérathanes et des Pléiades. Voici leur forme ° . Elles se lèvent la dernière nuit de Nisan (a) et se couchent la dernière nuit de Teschrin 1 er . A leur coucher, la mer devient orageuse, etc.... A leur lever, on termine la moisson de l'orge et on commence celle du froment.

(i) Ms. ar. n° 898, f. 3a v° : S±> ïLJ jU fcj IpJL ^

(*}"/</. fol. 33 r° : ^LJ ^ Jiï ÛJ J*jU> j

(S'7) Le paranatellon iïal-Bothaïn est al-Zubana.

III. Al-Thoreïa b •*)!, les Pléiades , qu'on appelle aussi al-Nedjm ^|, VAstérisme, est le plus connu des domiciles; il se compose de six étoiles entre lesquelles il en existe beaucoup d'obscures, etc.... Elles se lèvent la treizième nuit courante de Aiar et se couchent la treizième nuit de Teschrin IL

Les Pléiades paraissent à l'orient à l'entrée de la nuit, au commencement de la saison froide; elles s'élèvent ensuite chaque nuit, jusqu'à ce qu'elles se trouvent au milieu du ciel quand le soleil se couche; c'est le temps où le froid est le plus vif. Elles quittent ensuite le milieu du ciel et se rapprochent chaque nuit de l'occident, jus* qu'à ce qu'elles s'y trouvent avec la nouvelle lune ; elles baissent ensuite peu à peu et se couchent cinquante jours après ; ce coucher est un temps d'allégresse. Les Pléiades sont à l'orient,

le matin, dans le fort de la chaleur, etc A leur

lever, les vents commencent à souffler A la fin

(à leur coucher) le Nil croit, le lait est abondant ( i ).

Le paranatellon des Pléiades est al-lkliL

IV. Al-Débaran jKj^JI est une étoile rouge et brillante qui suit al-Thoreïa et qu'on nomme aussi

(.) Jd. : ^l/C j JJI X& 9yk\ Jj

( 5i8) Tahiti at+Nedjm ^\ «olî (ie suivant dal-Nedjmj; c'est à cause de sa position en arrière des Pléiades qu'on l'appelle al-Débaran (de ^o suivre). Son apparition ïy n'est pas célébrée par les Arabes, qui en. tirent de mauvais augures. Le lever de cet astérîsme a lieu la vingt-sixième nuit d'Aiar.

Alors la chaleur est grande; les vents chauds s'élèvent; le simoum souffle et le raisin noircit. Al-Débaran se couche la vingt-sixième nuit de Teschrin H (i). Son paranatellon est al-Calb> le cœur du Scorpion.

V. Al-Hakaah ï*£$) I ou la tête <V«l-l)jouza (Orion) S\yx*\ r^Sjj se compose de trois petites étoiles disposées en trépied. On les nomme Hakaali (a) à cause de leur ressemblance avec le cercle qui est au coté supérieur du poitrail du cheval ; elles se lèvent la neuvième nuit courante de Haziran et se couchent la neuvième nuit courante de Canoun 1 er . Peu s'en faut que l'on ne homme leur apparition Uy , l'apparition ftal-Djouza. Au lever de cet ast& risme, les fruits ont atteint leur maturité ,1a chaleur est ardente, les vents Simoum vl^-JI augmentent de violence.

(x) Le Ms. ar. n° 898, fol. 34 porte : J^ yijjtj tf (a) ÀaiL^Jl, haqucnèe? en espagnol haquinea , diminutif de haca encore usité. Al-hakaah est une certaine marque circulaire au poitrail du cheval, à ce que disent les Arabes.

(5i9) Le paranatellon à'al-Hakaah est al-Schaulah.

VI. Al-Henaah ï*^}\ (i) se compose de deux étoiles blanches ^l^uM jL^/ entre lesquelles il y a la longueur d'un fouet lj~> x? (Ms. persan J*j~ j!o£^). On nomme la première de ces deux étoiles, le Bouton , .J| (qu'on peut lire ^JJl ou s^jJt), et la seconde le Loup ^L«4I (*)* I' y a trois autres étoiles près de ces deux-là, ce qui fait cinq en tout, quatre sur la même ligne ou en long wJLx J.I et une au-dessous ou en large l+A ^3 jfyJ'i comme dans la figure de l'élif coufique.

Al-HenaA se lève la vingt-deuxième nuit courante de Haziran ; elle se couche la vingt-deuxième nuit de Canoun 1 er . Son apparition coïncide avec celle d'Orion \\yx*\ *ly I ^ L&y y Les grandes chaleurs finissent , on mesure les eaux, etc.

Le paranatellon tfal-Henaah est al-fllaaïm.

VIL AKDriraa *l.jj|,7£ èras; c'est le bras contracté S^JUt du Lion ; on distingue les deux bras du Lion -A\u\ est contracté, l'autre étendu lty~4î î le bras étendu est dirigé vers le midi ; le bras contracté vers le nord (3).

Le lever de ce domicile a lieu la quatrième nuit

(i) C'est le signe qu'on marque sur le col des chameaux avec un fer chaud.

(a) V. notre Mém. déjà cité, p. i34 et 217. — (3) Id. ib.

( 5ao ) courante de Tatnouz, et son coucher, la quatrième nuit courante de Canoun II. Son apparition est favorable (i); les vents d'été deviennent plus impétueux (k*r* 3 \f*)* C'est alors que mûrit la grenade et que Ton coupe les cannes y^ (à sucre) nabathéennes.

Le paranatellon d'al-Dzîraa est al- Be Ida h.

VIIL Al-NetrahïjLjJ! se compose de trois étoiles voisines (2). C'est le nez ^Jù\ du Lion; elle se lève la dix-septième nuit courante de Tamouz et se couche la dix-septième (3) nuit courante de Canoun II.

Au moment de son apparition, la Chaleur est extrême et le simoum (:nrt très-dangereux.

Le paranatellon $al>Netrah *&tSaadal-Dzabih.

(1) Cazwini rapporte, à l'occasion des mansious lunaires, quelques sentences proverbiales usitées chez les Arabes, et pour nous sans intérêt ; nous nous bornerons aux exemples

suivants : pli JS",J ^[^' JJt*P" fS^ A^ 9 ^'» ,ops <I ue parait al-Dziraa, le vin coule dans tous les cahs (c'est-à-dire dans les plaines); tljJjJI vJS. *>*»«-> %1^jjJt «IL 131, lorsque

paraît al-Débaran , on est affligé par la perfidie ; 0«»U> \$\ ^Lkï n*JJS Jù© j îi^L) ! , lorsque paraît altharf^ c'est le temps de cathaf (la vendange); tj^JI s^LL |yJ! «JJ» W f lorsque paraît aiamva, il adoucit aihxiwa (la température); wJLtflfLJI Lxj v^iftM mit tèt, lorsque paraît alcalb, l'hiver vient comme alkalb, le chien (comme la rage), etc.

(a) Alfragan dit : deux étoiles.

(3) Le Ms. ar. n. 898, fol. 35, porte la dix-neuvième.

IX. Al-Tharf ^^iM, le Regard ou le côté du Lion, se compose de deux petites étoiles comme les Fer* cadanes ^jjjl yS\ Ji* les deux Veaux (de la petite Ourse). Elle se lève la première nuit de Ab et se couche la dernière nuit deCanoun II. A son apparition les vents soufflent avec violence; c'est alors qu'on mange les dattes et qu'on cueille le raisin»

Le paranatellon d'al-Tharf est Saad-Bula.

X. Al-Djebhah 2**-?^ ou ' e Front du Lion, se compose de quatre étoiles formant une (double) courbure. Il y a entre chacune de ces étoiles la longueur d'un fouet !>*«, xi, à vue d'œil; elles sont en travers, du midi au nord, et la plus australe d'entre elles est nommée par les astronomes le cœur du Lion (Regulus).

Cet astérisme se lève la quatorzième nuit courante de Ab, avec Canope; il se couche la douzième nuit courante de Schébat. A son apparition, qui est accueillie avec joie s^x* , Soheil ou Canope se lève dans l'Hedjaz... le froid est moins intense, l'humidité augmente, etc.

Le paranatellon àial-Djebhah est Saad al-Sooud.

XI. Al-Zubrah ïjjpl, ou la Crinière du Lion, se compose de deux étoiles brillantes entre lesquelles il y a aussi la distance d'un fouet ; l'une a plus d'éclat que l'autre; l'intervalle qui les sépare offre une légère inflexion. Cette mausion se lève la qua-

( 5aa ) trième nuit ayant la fin de Ab et se couche la cinquième nuit avant la fin de Schébat (i). À l'époque de son lever, les pluies sont abondantes... Soheil paraît dans l'Irac; les nuits sont froides; le simoum souffle pendant le jour, et«.

Le paranatellon à'c&Zubrah e&tSaadalrAkhbiah.

XII. Àl-Sharfah Xj^JI (rmiîatrix) se compose d'une seule étoile , h la suite tYal-Zubrah. La lumière en est très-vive (a). Le nom donné à cet astérisme provient du changement dans la température, qui accompagne son lever et son coucher. Use lève la neuvième nuit courante de Eiloul et se couche la neuvième nuit courante de Àdar. A son apparition %j> j, le Nil commence à croître, etc.

Le paranatellon ftal-Sharfah est Ferg al-Delou almokaddam.

XIIL Al-Aoua \yb\ (clamator) se compose de quatre étoiles, sur la limite $al*Sharfah et sons la forme d'un élif; les Arabes les comparent à des chiens qui suivent le Lion. Ce domicile se lève la vingt-deuxième nuit courante de Eiloul et se couche la vingt-deuxième (3) nuit courante de Adar.

(i) Le Ms. 898, fol. 37, portait ^às> 9 que le copiste a corrigé en écrivant au-dessus UJ.

(a) Il y a auprès d'elle de petites étoiles , et l'on dit que c'est le ... du Lion S~JsT s r ^c3 ; voy. notre Mémoire sur les instruments astronomiques des Arabes, p. 1^4 et suW.

(3) Le Ms., fol. 38, porte aux deux endroits le nombre 1».

( 5a3) A son apparition la nuit est égale au jour ; puis celui-ci diminue peu à peu , c'est le commence* ment de l'automne ou^t

Le paranatellon ftal-Aoua est Ferg al- De bu almuakker.

XIV. Al-Simakh ^L^Jt le Lancier, (le soutien). C'est le Lancier désarmé ( Jip^ t); car la lune ne descend pas dans le Lancier armé ^»Ul (Àrcturus)» Ces dénominations diverses viennent de la position d'une étoile qui forme en quelque sorte la lance d' Arcturus, tandis que F Épi n'offre rien de semblable (i).

Cette roansion se lève la cinquième nuit courante de Teschrin I er et se couche la quatrième nuit courante de Nisan. Son apparition est excellente, etc. (a).

Le paranatellon iïal-Simakh est Bein ai-Haut; Al-Simakh forme la dernière mansion syrierine ; aLGhafar est la première mansion yéménienne.

XV. Al-Ghafar JU)| se compose de trois étoiles peu brillantes ; c'est la houppe qui se trouve à la queue du Lion , mais on prend le nom de ghafar dans te sens de voile , parce que l'apparition dé ce domicile annonce le temps où la terre perd sa

(1) Voy. sur les deux Simakhs notre Mémoire déjà cité, pag» i*5 et i34.

(a) Ms. persan, fol. 21 : JJ^b j> % y> •! +j)j.

(5*4) parure. Al-Ghafar se lève la dix-huitième nuit courante de Teschrîn I er et se couche la seizième nuit courante de Nisan. Pendant son apparition, on coupe la canne (à sucre) ^-jUl w~*ï)t persienne ; et les pluies font croître les légumes. Le p ara n a tel Ion ftal T Ghafarz$XaLScherathanes.

XVI. Al-Zubana LiljjJt les Serres (du Scorpion), comprend deux étoiles séparées Tune de l'autre, à vue d'œil, crs -*-M ^ ^ I d t ; ■ ; ^Li^JU, par une distance de cinq coudées ; elle se lève la dernière nuit de Teschrin 1 er et se couche la dernière nuit de Nisan. A son apparition, les vents du nord se font sentir, les hommes du climat de Babel, JjL fiit J,, rentrent dans leurs maisons. Le paranatellon iïal-Zubana est al-Bothaïn.

XVII. Al-lklil JJftft, la Couronne, ou la tête du Scorpion * r >fA\ ij*\y est formée de trois étoiles brillantes, placées en travers; elle se lève la treizième nuit courante de Teschrin II et se couche la treizième nuit courante de Aiar... Lorsqu'elle paraît, les eaux se précipitent par torrents; elles inondent la terre, à l'époque de sa descension, jusqu'au coucher de Betn ai-Haut, qui arrive le 5 de Teschrin I er . Le paranatellon d 9 at-lklU est al-Thoreïa.

XVIII. Al-Calb , le Cœur (du Scorpion) est une étoile de couleur rouge» en arrière d'<z£-M///, en-

( 5*5 ) tre deux étoiles que Ton nomme al-nialh iLJI (i) et qui n'ont pas la même apparence. L'évaporation commence clans le désert avec le lever dW- Calb et celui de Y Aigle tombant «31^51 **J| (la Lyre); car tous les deux se font simultanément au mi* lieu du froid. Al-Calb se lève la vingt-sixième nuit courante de Teschrin II et se couche la vingt* sixième nuit courante de Aiar. Les Arabes font grande attention à son apparition et répugnent à se mettre en voyage lorsque la lune s'approche du Scorpion ; alors le froid est plus vif, les vents sévissent et la sève s'arrête dans tes fibres des arbres, ys^\ jjjj* vJ. Le paranatellon iïaUCalb est al-Débaran.

XIX. Al-Schaulah iJyLM, le Dard (du Scorpion) se compose de deux étoiles si rapprochées qu'elles paraissent se toucher, à la queue du Scorpion (a). Elle se lève la neuvième nuit '.courante de Canoun 1 er et se couche la neuvième nuit courante de Hazirau. Pendant son apparition, les dernières feuilles tombent, les pluies augmentent et les eaux s'accumulent. Le paranatellon (l'a/- Schaulali est al-Hakaah.

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