‹ Materiaux pour servir a la connaissance des Mutillides d'Afrique. (Hym.) (volume 2)Chapitre 1 sur 30 · Mut ilia {Brach yïmitilla) gyn anüromoriili a · texte numérisé non relu

Mut ilia {Brach yïmitilla) gyn anüromoriili a

nov. sp.

Ç Nigra^ thorace, antennarum hasiy mandibnUs^ apice ea^cepto, pedibusqne ferrnginp.is, Caput subqiiadvatum ; thorax piriformis^ l>ostice angiLstatus, Abdomen ovatitm^ segmentorwn 1—4 margine apicall laie Jlavo-fimbviato ; segmenta ultlmo area pygidiali subtiliter punctato-rngosa pfaedito, Calcaria pallida» — Long. 7 mill.

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Eruest Audro.

Mas apterns et feminae simiUimus ; dijfert (characterihiis sexnalihus omissis) antennis et pedibus nigris vel nigro-variîSi thorace fere suhquadrato, vlæ postice angiistato^ areaque q)ygidiali déficiente, — Long, 6—7 mm,

Ç Noire, avec le thorax, le scape des antennes, le premier article dn fuuicnle, la majeure partie des mandibides, et les pattes ferrugineux. Abdomen assez densément revêtu de pubescence noire et orné, au bord postérieur de ses quatre premiers segments, de larges franges de poils d’un jaune doré, assez serrés pour mériter presque le nom de bandes. Une assez longue pilosité brunâtre ou blanchâtre est éparsement répandue sur tout le corps. Pattes hérissées de poils blancs, éperons pâles.

Tête subquadrangulaire, à peu près de la largeur du thorax, presque droite en arrière avec les angles postérieurs très arrondis ; elle est densément et régulièrement ponctuéeréticulée, mate. Yeux assez petits, ovales, situés vers le milieu des bords latéraux. Tubercules antennaires arrondis ; arêtes frontales indistinctes. Mandibules arquées et acuminées au sommet ; antennes robustes, les articles du funicule pas beaucoup plus longs que larges, le second article à peine plus long que le troisième. Thorax piriforme, très faiblement rétréci en avant, beaucoup plus fortement en arrière, son bord antérieur faiblement arqué avec les angles très arrondis, son bord postérieur obliquement déclive, sans arête supérieure et sans onglet scutellaire. Le thorax est densément et assez fortement ponctué-réticulé en dessus et sur les côtés, mais avec la concavité des pleures presque lisse et luisante. Abdomen ovale, sessile ; premier segment court, aussi large que la base du suivant auquel il s’adapte régulièrement ; il est densément ponctué en dessus, chargé en dessous d’une carène courte et peu saillante ; second segment densément et longitudinalement ridé-ponctué en dessus, simplement ponctué en dessous ; les segments suivants beaucoup plus finement et plus éparsement ponctués ; dernier segment faiblement convexe, muni d’une aire pygidiale assez luisante, finement et superficiellement ridée-ponctuée. Tarses antérieurs pourvus de cils pectiniformes ; tibias intermédiaires et postérieurs armés d’une double rangée d’épines sur leur tranche externe,

(f. Aptère et semblable à la femelle, dont il se distingue par les caractères sexuels et en outre par les particularités suivantes :

Les antennes sont plus rembrunies et les pattes peuvent aussi devenir entièrement brunes, à l’exception des tarses et de la base des tibias. Les mandibules sont assez larges à la base, brusquement rétrécies ve}s le milieu, ce qui forme au

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Mutillkles d’Afrique.

bord interne nn «angle vif et deutiforme ; leur sommet est tridenté avec la dent intermédiaire peu distincte. Antennes grêles, tons leurs articles bien plus longs que larges^ le second article du funicule un peu plus long que le troisième. Thorax subquadrangulaire, à peine plus étroit en arrière qu'en avant, sans trace de sutures en dessus ; son bord antérieur faiblement arqué avec les angles très arrondis, ses bords latéraux légèrement sinués et un peu crénelés. Dernier segment dorsal luisant, bideuté au sommet, sans aire pygidiale. Pattes assez grêles ; tibias intermédiaires et postérieurs armés seulement de 3 à 4 épines sur leur tranche externe.

Willowmore (Le Cap) ; une femelle et deux mâles recueillis par M. le Dr. H, Èrauns.

Cette espèce se distingue de M, androgyna par sa tête noire, par sa stature plus grêle, son thorax plus allongé^ sans suture pro-mésouotale, par la forme plus quadraugulaire de celui du mâle, et par les quatre premiers segments de Tabdomen seuls pourvus de franges de pubescence jaune.

Sous-Genre Dasylabroidcs iiov. subg.

Il existe toute une série de Mutilles, telles que capensis Sauss,^ caffva Kold, mconspicua 5m., etc., dont les femelles se fout remarquer par leur thorax plus ou moins piriforme, plus étroit en arrière, tout à fait de la forme de celui des Dasylabris^ mais qui se distinguent de ce dernier sous-genre par l'abdomen subsessile et non pétiolé. M. Péringuey m'a envoyé, sous le nom de capensis, les deux sexes d'une espèce de ce groupe capturés par lui in c o p u 1 a. La femelle est bien la M. capensis Sauss., ainsi que j'ai tenu à m’en assurer en l'envoyant à M. Franz Fried, Kohl, qui a eu l’obligeance de la comparer au type de Saussure, conservé au Musée de Vienne, et m’a assuré de son identité. Quant au mâle, il a Tabdomen nettement pétiolé, comme les véritables Dasylahris ou les Stenomutüla, et je crois qu'il convient de fonder pour ces espèces une coupe particulière que j'appellerai Dasylahroides et qui peut se caractériser ainsi :

Ç Tête quadrangulaire-arrondie, à peu près de la largeur du thorax ou plus étroite que lui, rarement un peu plus large ; mandibules acuminées au sommet, ordinairement munies dhme petite dent au bord interne. Yeux ovales, peu convexes, situés plus près des mandibules que des angles de l’occiput ; second article du funicule (jes antennes notablement plus long que le troisième. Thor«ax piriforme ou subtrapézoidal,

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308 Ernest André.

rétréci en arrière ; abdomen subsessile, dernier segment muni d'une aire pjgidiale nettement circonscrite, plane et finement striée. Tarses antérieurs pourvus de cils pectiniformes ; tibias intermédiaires et postérieurs armés d’une double rangée d’épines.

cf Yeux de grandeur moyenne^ elliptiques, entiers, touchant la base des mandibules ; ces dernières tridentées au sommet et munies d'une forte dent mousse vers le milieu de leur bord externe ; ocelles petits: second article du fuuicule des antennes presque moitié moins long qxae le troisième. Thorax ovoïde, plus étroit eu arrière ,* mesouotum avec deux sillons longitudinaux, bien distincts, et muni à ses angles postérieurs, dans le voisinage des écaillettes, d'un petit tubercule dentiforme, relevé ; écaillettes petites, convexes, à bord non réfléchi ; scutellum quadraugulaire, plus long que large, non saillant. Abdomen longuement pétiole ; premier segment très étroit en avant, nodiforme en arrière, beaucoup phis étroit que le segment suivant qui est dépourvu de fossette tomenteuse à sa partie ventrale. Ailes avec le stigma médiocre, mais bien distinct, la cellule radiale petite, trois cellules cubitales et deux nervures récurrentes dont la seconde est souvent oblitérée ou nulle. Tibias intermédiaires et postérieurs iuermes.

Ce sous-genre est remarquable par l'extrême dissemblance des sexes, les femelles ayant l’abdomen subsessile tandis que celui des milles est longuement pétiole. Les femelles ne peuvent être confondues avec celles de Dasylahris, dont l’abdomen est pétiolé, mais les mâles sont d’une distinction plus difficile et leurs caractères différentiels auront besoin d’être précisés quand ou eu connaîtra un plus grand nombre.

Les T)asylahroides se rapprochent aussi beaucoup des Iriclioiahiodes, mais les femelles ont le second article du funicule relativement beaucoup plus long, les yeux sont situés plus en avant, l’abdomen est bien moins sessile, avec l’aire pygidiale généralement plus plane, les pattes sont plus robustes, la sculpture du corps est plus forte et sa coloration plus foncée, surtout celle des antennes et des pattes. Les mâles se distinguent de ceux des Tricholahiodes par les yeux et les ocelles beaucoup moins grands, ne dénotant pas des habitudes nocturnes, par les pattes et les antennes moins grêles, et par la couleur bien moins pâle de leurs téguments.

Indépendamment de la d/. capensis, qui seule m'est connue dans les deux sexes, je pense qu’on doit encore rapporter aux JJasylaho^oides les J/, inconspicua Sm.^ caÿ'ra Kold, Alcis Péo'; Cmtace Péo\^ Idia Ph\^ l^ortia Pér.y et peut-être Taygeie 7Vî'., bien que l’auteur dise que ses tibias sont iuermes. Toutes ces espèces sont des femelles.

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Mutillkïes crAfrique.

Il est plus difficile de se prononcer sur les males qui pourraient être rattachés à Dasijlahroldes. Je soupçonne cependant que les J/. Pluilira Pé)\, Alcithoe Pêr., Dice Pér,y Egeria Pér, et Hglaeus Grlù, pourraient appartenir à ce sous-genre, mais ces mâles m’étant inconnus en nature, leur place reste fort incertaine.

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