‹ Materiaux pour servir a la connaissance des Mutillides d'Afrique. (Hym.) (volume 2)Chapitre 2 sur 30 · Mat ilia {Uasylahrokles) caiwnsis Sauss · texte numérisé non relu

Mat ilia {Uasylahrokles) caiwnsis Sauss

de Saussure Novara Keise, zooL II, 1SG8, llyiiicu. p. 107, pl. 4 fig. 64 Ç. rériiiguey, Auu. South Afr. Mus. 180885

Q La femelle, assez complètement décrite par H. de Saussure, semble plus variable que ne l’indique l’auteur. La tache rouge du vertex peut disparaître chez certains individus et laisser la tête entièrement noire, ou au contraire envahir la majeure partie de sa surface. Les pattes et les antennes peuvent également être brunes ou variées de ferrugineux, ou môme entièrement ferrugineuses. La taille passe de 6 cà 10 millimètres.

cf Je crois utile de compléter aiusi la description que Péringumj a donnée du mâle :

Noir, avec le pronotum, le mesouotum, le scutellum, le postscutellum et parfois la base du premier segment de l’abdomen ferrugineux ; pattes brunes, éperons d’un blanc sale, parfois brunâtres; les trois premiers segments de l’abdomen ciliés de poils blancs à leur bord postérieur, les cils des second et troisième segments plus courts, plus serrés et formant des bandes étroites. Pilosité noire sur la tête, grisâtre sur le thorax et le premier segment de l’abdomen, brune sur le second segment et les segments apicaux ; pattes hérissées de poils blancs.

Tête subquadrangulaire, à peu près de la largeur du thorax, densément et fortement ponctuée ; yeux, ocelles, antennes et mandibules conformés comme il est dit dans la description du Sous-Genre. Thorax avec le pronotum, le mesouotum et le scutellum fortement ponctués ; métathorax densément ponctué-réticulé ou ridé-réticulé. Premier segment de l’abdomen presque aussi long que le second segment, très étroit eu avant, nodiforme eu arrière, contracté à son articulation postérieure et beaucoup plus étroit que le segment suivant ; sa face supérieure est couverte de gros points irréguliers, dont les intervalles sont élevés en rides plus ou moins réticulées ; second segment densément couvert de points allongés, plus profonds et plus serrés sur les côtés, avec l'arceau ventral

^ Biodiversity Heritage Library, http://www.biodiversitylibrary.org/: www.biologiezentrum.at

Ernest André.

un peu moins densément ponctué; dernier segment dorsal lisser marqué de chaque côté d’une impression longitudinale dont l’intervalle forme nue saillie un peu caréni forme. Ailes hyaliues à la base, enfumées au sommet; stigma opaque et bien distinct, nervures brunes ; cellule radiale petite, subacuminée au sommet ; les trois cellules cubitales courtes, la seconde recevant la première nervure récurrente en son milieu ; la seconde nervure récurrente presque indistincte ou entièrement nulle. Long. 8 mill.

Mes exemplaires proviennent d’Algoa Bay.

La M, Eumenis Grib,^ que je ne connais que par la description de l’auteur, ne me parait pas différer du mâle de capensis.

J’ai reçu de M. le Dr. H. Brauns un mâle d’Algoa Bay qui ne se différencie de capensis que par son thorax entièrement rouge, ses ailes moins hyalines à la base, moins fortement enfumées au sommet, sa cellule radiale faiblement tronquée et ses éperons plus bruns. Jusqu’à meilleur informé, je ne puis considérer ce mâle que comme une variété de cajyeiisis,

La J/. mco?ispiciia /Sîn., du Natal, semble se rapprocher aussi de capensis et appartenir au même sous-genre. J’ai reçu sous ce nom, de M. Péringuey^ quelques femelles du Cap qui me paraissent être de petits exemplaires de M. caffra Kohl^ mais qui, en tous cas, ne peuvent se rapporter à inconspicua, puisque Smith dit que son espèce n’a que deux bandes à l’abdomen, situées sur le 1 er et le 3 ème segments, tandis que les femelles en question sont ornées de trois bandes abdominales, comme chez capemsis et caffra.

Le mâle décrit par Smith comme étant celui à!inconspicua a les yeux échaucrés et semble avoir l’abdomen sessile. 11 est donc probable qu’il n’appartient pas à l’espèce à laquelle il a été réuni, ou bien que la femelle à^inconspiciia ne fait pas partie du sous-genre Dasylahroides. Toutes ces questions sont autant de problèmes qui ne pourraient être résolus que par l’examen direct des types de Smith, puisque les descriptions de cet auteur sont tout à fait insuffisantes pour y arriver.

Sous-Genre Dasjiabris Rad.

11 3Iutilla {Dasylabris) maurci L.

Liimé, Systema Nat. ed. 10 1, 1758 p. 583 Ç.

La J/. 7Haara, répandue daus la majeure partie de l’Europe, de l’Asie et de l’Afrique, est un insecte extrêmement

3 Biodiversity Heritage Library, http://www.biodiversitylibrary.org/: www.bioiogiezentrum.at

Mutillides d’Afrique. 311

polymorphe, dont les nombreuses variétés ont été considérées comme espèces par les auteurs qui, aujoard’hui encore, sont loin d’être d’accord sur les limites à assigner à ces variations, aussi bien dans le sexe femelle que dans le sexe lurde. Elles consistent ordinairement, pour les femelles, dans le passage du rouge au noir de la couleur du thorax, dans l’abondance ou dans la disparition de la pubescence pâle qui recouvre cette partie, et dans la forme et la grandeur des taches postérieures du second segment de l’abdomen. Ces taches sont, dans le type, au nombre de deux, de forme transverse, plus ou moins échaucrées à leur partie supérieure ; quelquefois cette échancrure s^affaiblit et les taches se rapprochent de façon à simuler nue bande ; plus souvent, an contraire, l’échancrure s’accentue jusqu’à diviser chacune des taches en deux moitiés, de sorte que le segment présente quatre taches apicales au lieu de deux. Toutes ces variations se fondent les unes dans les autres et, quand on a sous les yeux nu grand nombre d’individus de provenances diverses, il devient impossible de tracer une ligne de démarcation entre telle ou telle de ces formes, tandis qu’aux extrémités de la série, la divergence est frappante et qu’on n’oserait jamais les réunir si l’on ne constatait la suite ininterrompue des chaînons qui les relient entre elles. Il n^est pas jusqu’à la configuration du thorax qui ne puisse varier dans de certaines limites, en étant tantôt plus court, tantôt plus allongé, muni d’un tubercule latéral saillant on effacé, etc.

Les mâles, moins connus que les femelles et presque toujours décrits isolément, sont également très variables et ont donné lieu à la création de plusieurs fausses espèces, sur lesquelles la lumière ne pourra être utilement faite que lorsqu’on connaîtra d’une façon certaine les femelles auxquelles ils appartiennent.

L’Afrique australe nourrit aussi des M, inaiira à peu près typiques, en même temps que d^autres variétés se rapprochant plus ou moins de A/. MepJiiüs Sm. dont je parlerai tout à l’heure.

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