Mutilla {Stenomutilla) Clelia Pér
Mutilla Clelia Péringuey, Ann. South Afr. Muséum, 1899 p. 366
Le mâle décrit par M. Péringuey sur des exemplaires recueillis à Salisbury par M, G, A, iT. Marshall et dont un échantillon m’a été envoyé par M. le Dr. Brauns.^ appartient au Sous-Genre Stenomutilla et est extrêmement voisin de colligera André^ de Delagoa Bay, publié par moi pendant la même année 1899 dans le Bulletin de la Société Vaudoise des sciences naturelles, tome XXXV, p. 262, A part le prolongement colliforme de la tête qui est un peu plus court chez Clelia.^ je ne puis trouver aucun caractère sérieux pour différencier ces deux mâles qui me paraissent appartenir à la même espèce.
Quant à la femelle que M. Péringuey a décrite un peu plus tard sous ce même nom de Clelia, changé postérieurement par lui-même en celui de Cecilia, elle appartient à un sous-genre différent et n’est autre que la M. Pythia Sm, dont j’aurai à parler plus tard.
^ Biodiversity Heritage Library, http://www.biodiversitylibrary.org/: www.biologiezentrum.at
Mutillides d’Afrique.
Sous-Genre BllOimlomutillcl nov. Snbg.
Q Tête subqiiadrangulaire ; yeux très petits, situés vers le milieu des bords latéraux ; autenues très robustes ; funicule épaissi de la base à l’extrémité, en forme de massue allongée ; tous ses articles, sauf le dernier, beaucoup plus larges que longs. Thorax subpiriforme, plus étroit en arrière qu’en avant, son bord postérieur tronqué et armé, de chaque côté de la troncature supérieure, d’une petite dent aiguë. Abdomen allongé, subpétiolé ; sou premier segment cylindrique, plus étroit que le suivant, mais non [)ediculé en avant ni uodiforme eu arrière.
Yeux grands, largement et profondément échancrés eu dedans, voisins de l’articulation des inandibides ; ocelles petits. Mesonotum sans sillons longitudinaux ; scutelliim arrondi, assez plan. Abdomen nettement pétiolé, avec le premier segment très étroit en avant, uodiforme en arrière. Ailes pourvues de trois cellules cubitales et de deux nervures récurrentes.
Ce Sous-Gem'e est facile à distinguer de tons les autres par les antennes, la petitesse des yeux et la forme de l’abdomen chez la femelle, ainsi que par l’alliance, chez le mille, d’un abdomen nettement pétiolé, comme celui des Dasylahrù, ou des Stenomiitilla^ avec des yeux grands, fortement échancrés en dedans et de petits ocelles.
La grande difiPérence de structure que présentent le mâle et la femelle ne permettrait pas de les rapprocher s’ils n’avaient pas été capturés à l’état d’accouplement.