‹ Materiaux pour servir a la connaissance des Mutillides d'Afrique. (Hym.) (volume 2)Chapitre 15 sur 30 · Mutillci {JihopalomutUla) clavicornis nov. sp · texte numérisé non relu

Mutillci {JihopalomutUla) clavicornis nov. sp

Q Fevriiginea, abdomine nigro^ segnienti iwimi apice late ferrugineo^ segmentorimi 2—5 margine apicali pygidioipie toio ferriigmeis ; cmtennis jiedihnsqiie jpallidiorihus. Capiit suhquadratum^ oculis minmiis, antennis crassis^ jiiniciüo claviformL Thorax siibplriformis^ postice angustatns et baincains, margine apicali ntrinque denticido parvo jyraedlto. Abdomen subpetiolatiim, segmenta primo fere cylindrico, postice hand constricto, — Long. SYo uiill.

(T Figro^ albopilosa^ nbdominis segmentovvm rnargtne apicali albo-ciliato, Capnt et thorax rude reticidata. Ocult profiinde emarginati. Abdomenpetiolatum^ segmenta pemdtimo ventrali ntrinqiie appendicnlato, Alae snbhyalinae, celhdis cubitalîbus tribus, Fedes inermes^ calcaribus alhis, — Long. 8 mill.

Biodiversity Heritage Library, http://www.biocliversitylibrary.org/; www.biologiezentrum.at

Ernest André.

9 Tête, thorax, le tiers postérieur du premier segment abdominal, la totalité du pygidiiim et une ligne étroite au bord apical des segments 2 à 5 d’un ferrugineux sombre ; antennes et pattes plus claires ; abdomen noir, sans bandes ni taches de pubescence pâle. Tout le corps revêtu d’une pubescence très fine, jaunâtre, très éparse sur la tête et le thorax, un peu plus longue et plus abondante sur l’abdomen. Pattes hérissées de poils jaunâtres, éperons testacés.

Tête subquadrangulaire, un peu plus large que longue, à peu près de la largeur du thorax, assez convexe, son bord postérieur presque rectiligne avec les angles arrondis ; elle est finement et superficiellement ridée-réticulée, presque mate. Yeux très petits, ovales, situés vers le milieu des bords latéraux, composés de facettes relativement grosses et peu nombreuses. Je ne puis rien dire de Tépistome ni des mandibules qui ne sont pas apparents, et je n’ai pas voulu risquer, eu les dégageant, de détériorer Tunique exemplaire qui m^était confié. Antennes extrêmement robustes ; scape gros et de longueur moyenne; fuuicule court, tous ses articles, sauf le dernier, fortement transverses et s’élargissant insensiblement de la base à l’extrémité, de sorte que le funicule tout entier est nettement claviforme. Thorax subpiriforme, tronqué eu avant et en arrière, ayant sa plus grande largeur un peu avant son milieu, puis rétréci sensiblement de là aux angles antérieurs qui sont distincts mais arrondis ; le thorax se rétrécit plus fortement en arrière, en formant sur les côtés une faible courbe rentrante, et il est nettement tronqué à sa partie postérieure, avec une petite dent aigue de chaque côté du bord supérieur de la troncature. Le dos du thorax est assez superficiellement et longitudinalement ridé-ponctué, avec une ligne médiane presque lisse. Les pleures et la face postérieure du métathorax sont finement et longitudinalement striolées. Abdomen allongé, subpétiolé ; premier segment presque cylindrique, à peine plus étroit en avant qu’en arrière, obliquement tronqué à sa face antérieure, non contracté en arrière et sensiblement plus étroit que la base du second segment; il est assez fortement ridé-ponctué en dessus et chargé en dessous d’une carène basse et rectiligne ; second segment presque cylindrique, à peine arqué sur les côtés, plus finement ponctué que le premier ; dernier segment muni d’une aire pygidiale allongée, bien circonscrite, mais presque lisse et luisante. Pattes robustes, tibias intermédiaires et postérieurs armés de fortes épines.

cf Entièrement noir, ainsi que les antennes et les pattes. Tout le corps éparsemeut hérissé de poils blanchâtres ; les segments abdominaux étroitement ciliés de blanc à leur

© Biodiversity Heritage Library, http://www.biodiversitylibrary.org/; www.bioiogiezentrum.at

Mutillides d’Afrique.

bord postérieur; pattes hérissées de poils blancs; éperons blancs.

Tête un peu plus ^arge que longue et à peu près de la largeur du thorax, rétrécie et prolongée derrière les yeux, avec le bord postérieur presque droit et les angles arrondis ; elle est grossièrement ponctnée-réticulée, peu luisante. Yeux grands, réniformes, très rapprochés de l’articulation des mandibules, fortement échaucrés à leur bord interne ; ocelles petits, très groupés. Antennes de grosseur moyenne ; scape court, seconde article du fuuicule à peine plus long que le premier et seulement un peu plus court que le troisième. Thorax subovale, tronqué en avant, un peu rétréci en arrière, très grossièrement ridé-réticulé, avec la concavité des pleures presque lisse et luisante. Pronotum rectiligne en avant, anguleusement échancré en arrière ; mesonotum sans sillons longitudinaux ; scutellum assez plau, arrondi, aussi fortement sculpté que le mesonotum ; écaillettes médiocres, lisses, luisantes, marquées de quelques gros points ; metanotum arrondi, assez abruptement tronqué en arrière, pourvu au milieu de sa base d’une aire médiane quadrangulaire, divisée par une carène lougitudinale. Abdomen nettement pétiolé ; premier segment assez longuement pédiculé en avant, nodiforme et contracté en arrière, fortement ponctué-réticulé en dessus, chargé eu dessous d’une carène basse et rectiligne ; second segment luisant, assez fortement mais superficiellemeut ponctué ; avant dernier segment ventral muni, de chaque côté de sou bord postérieur, d’un appendice allongé en forme d’épine mousse. Ailes hyalines, faiblement obscurcies au sommet ; nervures brunes ; stigma petit ; cellule radiale allongée, acuminée au sommet, s’étendant jusqu’ au niveau de l’extrémité de la 3èine cellule cubitale ; trois cellules cubitales fermées dont la troisième est plus faiblement tracée que les deux autres et très rétrécie inférieurement ; deux nervures récurrentes dont la première est reçue vers le milieu de la seconde cellule cubitale et dont la seconde aboutit pi’ès de l’extrémité de la troisième cellule cubitale ; comme cette dernière cellule la 2ème récurrente est faiblement tracée. Pattes assez grêles ; tibias sans épines sur leur tranche externe.

Un mâle et une femelle de cette curieuse espèce ont été pris in copula à Salisbury (Mashonalaud) par M. G, A. AT. Marshall et m’ont été communiqués par M. le Dr. Brauns.

Sous-Genre NailOlUUtilla André.

J’ai, dans ma Monographie des Mutillides de la région paléarctique, créé le Sous-Genre Nanomntiïla pour recevoir

© Biodiversity Heritage Library, http://www.biocliversitylibrary.org/: www.bioiogiezentruin.at

326 Krnest André.

nue miuuscale espèce de Gibraltar et du Nord de l’Afrique, dont la femelle seule est connue. Dans le bel envoi qui m’a été fait par M. le Dr. Brauns^ j’ai trouvé une autre espèce du même sous-geure, présentant tout à fait les caractères de la forme typique, et accompagnée d’un mâle rencontré dans les mêmes parages. Eu raison de la petitesse de ce mâle et de certaines analogies très remarquables, je n’ hésite pas à le considérer comme appartenant à la femelle dont je viens de parler, bien que ces insectes n’aieut pas été capturés à l’état d’accouplement.

Les caractères sous-génériques propres au mâle peuvent se résumer ainsi:

Tête de la largeur du thorax ; yeux grands, non échancrés, â faeettes très distinctes, très rapprochés de l’articulation des mandibules; ocelles assez gros et globuleux; uiandiljules tronquées et dentées au sommet ; antennes assez roliustes, second article dn fmiicule à peine plus long que le premier. Thorax nettement quadraugulaire, à côtés parallèles, avec les angles antérieurs et postérieurs émoussés ; scutellum triangulaire, acnmiué au sommet; écaillettes petites, arrondies ; abdomen ovale, tout à fait sessile; ailes avec le stigma indistinct, la cellule radiale courte, subtriangulaire, ne dépassant pas la seconde cellule cubitale; deux cellules cubitales feimiées, la première grande, irrégulière, la seconde assez petite, subrhomdoïdalc et pétioléc sur la nervure radiale ; deux nervures récurrentes dont la lèie aboutit au milieu de la seconde cellule cubitale, et la seconde sur le prolongement de la nervure cubitale. Pattes grêles, pourvues comme d’ordinaire de deux éperons aux tibias intermédiaires et postérieurs.

La nervulatiou des ailes de ce mâle suffirait à le faire reconnaître, car dans aucun autre sous-genre ou ne trouve la seconde cellule cubitale pétiolée ; il est également assez rare de rencontrer deux nervures récurrentes, et par conséquent deux cellules discoïdales, quand l’aile ne présente pas trace d’une troisième cellule cubitale.

Voici maintenant la description de la nouvelle espèce :

Page 1