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j'en revendique donc la priorité; mais j'ajouterai que les Arabes, dont on paraît faire si peu de cas, ont porté dans leurs appréciations une exactitude bien préférable aux hypothèses incertaines des Grecs; puisqu'ils ont successivement évalué la précession des équinoxes, qui, d'aprés la théorie de l'attraction, était, au deuxième siècle av. J. C., de 49645, et qui est suivant nos tables modernes de o”1, à 54"5, 514, b1"2, 5o”o et 49"6, comme nous létablirons en son lieu.
Hipparque avait montré que dans un intervalle de 126,007 jours 1/4 (1), il y a 4267 mois entiers, 4573 retours d’anomalie, 4612 révolutions sidérales de la lune moins “/, de la circonférence; il trouve qu’en 5458 mois, la lune revient 5923 fois au même nœud de son orbite ; il détermine l’excentricité de l’orbe lunaire, son inclinaison à lécliptique et la parallaxe de la lune; mais il ne s'élève point à la recherche de la seconde et de la troisième inégalité de cet astre (2), inégalités dont la découverte parait réservée à Ptolemée et aux astronomes modernes du dix-huitième siècle.
Inventeur de la trigonometrie sphérique(3),sans
(1) Voy. notre Mémoire sur les instruments astronomiques des Arabes, p. 20. — (2) Laplace, L. c., p. 38 et 39.
(3) Delambre, |. c., t. [, p. 142.—Liv. 11 du Commentaire d'Hipparque sur Aratus, passage fondamental : “Exasoy yàp
(1. ) laquelle il n’y a point d'astronomie, Hipparque ne
rendit pas de moins grands services à la géographie mathématique (1), et l’on doit à jamais regretter la perte de ses écrits, en voyant tout le parti que Ptolémée en a tiré dans ses divers ouvrages ; il aurait été à désirer, comme nous l'avons déjà dit (2), que lécole d’Alexandrie eût produit un second Hipparque, et malheureusement aucun de ses successeurs, sans en excepter Ptolémée luimême, n'eut cet esprit de sagacité et de pénétration qui remonte aux causes des phénomenes pour les expliquer. Quelques traités d’une importance trés-secondaire, ceux de Geminus (3), de Théon
Tov eipnuévoy émodetxvurar Oui Tov yoautov y Tai xaÜokou wep TOY ToLoUTUwV uiv ouvretrayuévars rouyuarelaic. Le traité où se trouvent ces démonstrations était intitulé : À Toy cuvavarohüv rpxyoatelx, Traité des levers simultanés. (Petavü Uranologion, p. 218.)
(1) Laplace, I. e., p. 47, dit qu'il fixa la position des lieux sur la terre par leur latitude et par leur longitude, pour laquelle il employa e premier les éclipses de lune. Voyez notre Mémoire sur les systèmes géographiques des Grecs et des Arabes.
(2) Voy. notre Mémoire sur les instruments astronomiques des Arabes, p. 2r.
(3) Weiïdler, Hist. astr.,'p. 144 et suiv. Geminus scripsit eicaywyhv ets TX pauvoueve S. commentarium in Arati phænomena, quem Edo Hildericus cum latina versione primum edidit Altorfii, a. 1590. Aliquoties laudatur a Proclo in comm. ad 1. 1 Euclidis qui yeuivov vocat. Contexuerat autem Geminus lib. vi enarrationum geometricarum quibus passim Proclus fuit