‹ Materiel Aerostatique MilitaireChapitre 14 sur 27 · EXEMPLE · texte numérisé non relu

EXEMPLE

D'après leur formule T= 0,0326 D' V%

D diamètre 10 mètres,

V vitesse 10 mètres;

d ou =z = 43*^",800.

Chiffre que M. le capitaine Renard a déterminé, d'après ses derniers essais en septembre 1885, pour un ballon de forme semblable à celui qu'il appelle la France , mais supposé avoir 10 mètres de diamètre et posséder une vitesse de 10 mètres; or, en procédant par analogie et en ramenant le rapport de la résistance totale à Tavancement à une fraction du plan mince représenté par le maître couple, on obtient ce qui suit :

Formule | ^-5 X V'^

d'après / ^'^

Dupuy de L6me. j =z h 20 "/"

I Ea chevaux de < O kilograinmètres

= iS'k-'P-.SOO.

Supposé à '^ /o de rendement.

(K = 0,135 grammes par mètre carré pour un mètre par seconde).

Le rapport entre la section du grand cercle de leur aérostat et sa résistance totale à l'avancement est donc de R=z l/S^, au lieu du 1/8 que me permet d'obtenir la suppression du filet et de la plus grande partie des cordes de suspente, ainsi que la réduction de l'angle d'attaque que la forme effilée de l'avant explique dans le système que j'ai cru devoir adopter.

La différence entre les deux appareils, en tant que coefficient de résistance à l'avancement, est donc de 80 7o en chiffre rond.

Enfin, une nacelle d'une telle longueur que la leur, si Tenscmble n'en est pas démontable, serait-elle bien pratique, si la descente avait lieu en dehors du périmètre protégé par l'administration de la guerre.

Sauf ces légères réflexions, je suis le premier à reconnaître que ces messieurs ont fait faire un très grand pas à l'aérostation et que, quoi qu'il arrive dans l'avenir, il leur revient l'honneur d'avoir pu effectuer une vitesse propre mesurée de 6 mètres par seconde et d'avoir réussi en choisissant l'état de l'atmosphère à rentrer plusieurs fois à leur port d'attache.

Leur source de puissance motrice était également électrique, mais de même que MM. Tissandier, ils ont dû renoncer à ce genre de moteur, à cause de son peu de durée et surtout de son poids de beaucoup supérieur à celui de la machine à vapeur.

Il est facile, du reste, de s'en rendre compte par les chiffres qui suivent et que j'ai puisés sur les articles rédigés par ces Messieurs, à la suite des expériences qu'ils ont effec-

tuées :

Premièrement

Pour MM. Tissandier frères :

Poids d'une pile toute chargée, 6^,870. Nombre

de piles au total, 24 ; d'où 24 x 6\870 = 164^880

Poids de la machine Siemens 85^,000 ( ^

Poids de Thélice 7^000

Force relevée 100 kilogrammètros , soit en chevaux de 75, 1 che-

1 333 val 1/3 supposé à 75 7o de rendement, ou = 1 cheval 777.

Or ?|^^ = 127S675 par cheval.

Deuxièmement

Pour MM. Renard et Krebs :

Poids des piles et appareils 435^,500

Poids de la machine 98S000

Poids des bâtis et engrenage 47'', 000 ) 652 kilogrammes.

Poids de Tarbre moteur 30'',500

Poids de rhélice 4^^000

Force relevée d'après leur formule en chevaux de 78 :

---2 = 6 chevaux 624 supposés à 78 7o

de rendement ou ' >, = 8 chevaux 832.

Or ^^3 33g^' = 73 kilog. 822 par cheval.

Étant donné le type Thomycrof pesant chaudière, machine et condenseur compris, 38 kilog. par cheval, Ton tire de ce qui précède le rapport suivant entre le moteur électrique et le moteur à vapeur ramené en kilogrammes.

Pour MM. Tissandier ^^j ; , = 3,647

38 kil.

ou 1 : 3 Y2

7Qk OAQ

Et pour MM. Renard et Krebs -^g-^= 2,109

ou

La machine à vapeur avec condenseur à air reste donc bien indiquée, jusqu'à nouvel ordre, comme moteur léger en aérostation.

Je vais pour terminer ces différentes notes, maintenant que la question me paraît suffisamment posée, et sans tenir compte de ma première brochure sur la direction, qui remonte à i88o, passer de suite à la description du nouveau

système d'aérostat dirigeable (torpilleur aérien à vapeur) à grande vitesse et à longue durée, dont le schéma forme le sujet de la seconde planche annexée à la présente étude.

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