JEAN QUI PLEURE
— Il est donc écrit là-haut, madame Mathias, que tu seras éternellement dupe?
— Bon ! nous y voici encore !
— Éternellement jouée par tes fournisseurs, si tant est qu’on puisse leur donner ce nom.
— Je me défends de mon mieux, Mathias.
— Il est écrit que je ne serai abreuvé et nourri que de substances frelatées, adultérées, falsifiées.
— Toujours ton refrain !
— Et que je périrai victime d’un empoisonnement régulier, accompli dans ma propre maison et avec des circonstances qui ne sont point atténuantes.
Ce colloque, à quelques variantes près, se renouvelait chaque matin devant la même table et entre les mêmes personnages. Ce jour-là, pourtant, il se prolongea plus que de coutume, et fut accompagné de violences inusitées. M. Mathias avait mal dormi et s’élail mal levé ; jamais scs nerfs, susceptibles à l’excès, ne s’étaient trouvés dans un plus déplorable étal ; ils éprouvaient le besoin de chercher querelle à quelqu’un, et s’en serait
pris à des objets inanimés s’il n’avait eu sa femme sous la main. Aussi, dans un dernier accès, le vit-on repousser vigoureusement sa chaise, jeter sa serviette sur la table au risque d'y- causer du dégât ; puis, croisant les bras aVëc une majesté mêlée de courroux :
— Tu appelles cela du lait ? dit-il.
— Et comment l’appellerais-je ? répondit madame Mathias du ton le plus soumis, et s’efforçant de conjurer l’orage.
— Et ceci du café, n’est-ce pas ?
— Assurément, mon ami, et en premier choix.
— Dérision !... Et ceci du sucre?
— Tout ce qu’il y a de mieux; du quatre cassons.
— Assez, madame Mathias, assez, ou je te croirai complice de l’attentat qu’on poursuit sur ma personne, à l’aide de boissons équivoques et de denrées suspectes de manipulation ! A moins pourtant que ton goût ne soit émoussé ! J’aime mieux ça. Ce lait, par exemple, ce lait ! Ne sens-tu pas, à le boire, comme une odeur de cervelle qui s’en dégage, cervelle battue, cervelle bouillie, cervelle frite, quelque chose d’odieux, de sinistre et de nauséabond. Paris n’en consomme pas d’autre ; c’est reconnu par tous les savants.
— Qu’y puis-j e > alors ?
— Et ce café? comment prendre le change sur sou compte, madame Mathias ?
— Je l’ai choisi en grains et brûlé moi-même.
— Il y a de tout là-dedans : de la chicorée, du poisehiche, du cresson, que sais-je? de la pivoine et de l’orlie, les herbes les plus burlesques, le rebut de la nature. On le sent dès les premières gorgées. Quant au sucre, glucose, pure glucose, avec accompagnement de marbre pilé ! Voilà de tes prouesses, madame Mathias ; vantet’en !
Il faut croire que le renouvellement de ces scènes en avait singulièrement amorti l’effet ; sur ces derniers mots, le silence se fit : M. Mathias n’avait plus de contradicteur. C’en fut assez pour le calmer. Il daigna sc rapprocher de la table, consentit à reprendre sa ser-
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viette et acheva paisiblement son café, sans plus s’inquiéter ni des cervelles battues, ni de la chicorée suspecte. L’estomac parlait, il dominait les révoltes de l’imagination.
— C’était bien la peine de faire tant de bruit ! pensait madame Mathias, en voyant son mari à l’œuvre. Le beau profit ! Se gâter à plaisir tout ce qu’on mange !
Puisque l’humeur de notre héros nous laisse quelques instants de répit, profitons-en pour dire ce qu’il est et d’où il vient.
A la date de ce récit, Mathias est un homme déjà mûr; il en est au mauvais côté de la quarantaine, comme disent les Anglais. Ses cheveux sont jaspés de gris ; sur sa peau jaune, signe de complexion bilieuse, se montrent, aux places voulues, ces sillons que creuse l’ongle du temps ; son œil noir, animé d’un certain éclat, semble se dérober sous les cavités du front ; son corps grêle, ses jambes fluettes, son dos voûté, attestent les fatigues de l’étude, tandis que'sa physionomie trahit les ardeurs d’une ambition mal réglée. C’est par ce trait que se distingue surtout Mathias. Il porte sa tête en homme qui a la conscience de ce qu’il vaut, s’adore lui-même et tient en mépris l’espèce; considère comme usurpées les positions qu’il n’occupe pas et toutes les réputations, mêmes les plus légitimes, comme élevées aux dépens de la sienne.
Dès l’âge de raison, cette disposition se manifesta chez lui : il ne savait ni approuver ni admirer. Envisageait-il une chose ? c’était par les côtés défectueux. Entendait-il faire l’éloge de quelqu’un? il y mêlait un peu de blâme en guise de correctif. Ce fut ainsi qu’il grandit, passant son humeur sur tout le monde, et, de préférence, sur ce qui l’entourait, aimant peu et peu aimé, grondeur, inquiet, concentré en lui-même, avec plus de prétentions que de talents, et plus d’orgueil que de ressources ; réduit, après bien des rêves, à courir le cachet, et, avec l’étoffe d’un premier ministre, à devenir, comme il se qualifiait lui-même, professeur libre de mathématiques.
MATHIAS l’HUMOKISTK.
Comment un être, ainsi organisé, en vint-il à prendre une compague? C’est là un de ces mystères qu’expliquent seules la vertu de l’instinct et la force de la prédestination. Mathias, il faut le croire, n’y céda qu’insensiblement et presque à son insu. Il occupait alors, dans le sommet du quartier studieux, une petite chambre garnie d’un mobilier succinct et mal défendue contre les intempéries des saisons. Comme le philosophe grec, il portait tout sur lui, un habit noir, un pantalon et un gilet noirs qu’il nettoyait et brossait avec des ménagements infinis et en se gardant de pousser les soins de propreté jusqu’à l’usure. Pour se sustenter, il avait les fourneaux économiques du pays Latin ; pour se distraire, les spectacles en plein vent, et, en fait de capital, le fonds d’arithmétique, de géométrie et d’algèbre qu’il avait amassé pendant vingt années de sa vie, et qu’il débitait en détail. Voilà où en était Mathias lorsque survint cet événement dont ses habitudes et sa situation de fortune semblaient devoir le défendre.
Dans la rue qu’il habitait, et presque en face de son logement, se trouvait un magasin aux dehors modestes et où l’étalage ne visait qu’à la fraîcheur. Des mottes de beurre et des fromages de toute sorte ne permettaient pas de se méprendre sur l'industrie qu’on y exerçait, et le choix des marchandises, autant que la bonne grâce des marchands, avait assuré à l’établissement la meilleure clientèle du quartier. C’est là, c’est chez un crémier, que Mathias devait rencontrer l’écueil de sa liberté. Longtemps il n’y alla qu’en simple chaland , pour y chercher, à un prix modique, la base d’un repas frugal. Plus tard, enhardi par l’habitude, il y regarda de plus près, et découvrit que l’enfant de la maison, mademoiselle Thérèse, avait de jolis yeux, des cheveux d’un beau blond, une taille à souhait, un sourire et une voix d’ange. Il avait vingt-deux ans, elle en avait seize; à cet âge, de. semblables découvertes ne se font pas impunément. Après quelques mois de combat, Mathias se„ sentit vaincu, son heure avait sonné ; il se
résigna, prit son courage à deux mains, et demanda Thérèse à son père.
Le crémier réfléchit. Comme avantages matériels, le parti n’était pas brillant : une mansarde sous les toits et une garde-robe réduite aux articles les plus stricts; mais Mathias portait la cravate blanche et l’habit noir, ne marchait qu’avec un livre sous le bras, l’air pensif, le regard profond, aussi grave et aussi compassé qu’un professeur ou un répétiteur en titre. Il savait du calcul autant qu'un homme de France, usait les tables des bibliothèques avec les coudes de ses habits, donnait à l’étude le temps que ses leçons ne remplissaient pas, jouissait, auprès de son portier, d’une réputation irréprochable et édifiait ses voisins par l’austérité de ses mœurs. Tout cela avait bien son prix, et le crémier ne fut pas des derniers à le reconnaître.
— Piocheur et pas de vice, se dit-il ; il fera son chemin. En Sorbonne, cela suffit: j’en vois en haut qui sont partis de plus bas que lui.
D’ailleurs, quoique Thérèse eût été élevée dans un couvent en vogue, qu’elle fût d’une certaine force sur le piano et sans rivale pour les fleurs artificielles, le crémier savait contenir ses prétentions dans de justes bornes, et ne portait pas ses vues trop haut. Il sortait du peuple, et se disait qu’à franchir une classe il ne faut pas se montrer regardant. Par son origine, Mathias appartenait à la bougeoisie, et ce titre les valait tous ; il flattait l’orgueil de l’honnête marchand et de la parenté. On s’alliait à une personne instruite, de bonne maison, ayant des relations honorables, mathématicien par-dessus le marché : que désirer de plus ?
Le mariage eut donc lieu, et il fut heureux. Thérèse, au milieu de beaucoup d’autres vertus, avait celles qui aident le plus à la vie commune, une patience d’ange et une inaltérable douceur. Jamais une plainte, jamais un reproche ; elle excusait tout de son mari, même ses boutades. Non pas qu’elle manquât d’esprit et de bon sens, et n’éprouvât des révoltes intérieures; mais elle savait se contenir & temps et désarmer à propos : une
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affection mêlée de respect dominait ses petits griefs et les empêchait d’éclater. Mariée jeune, elle n’avait connu de la vie et du monde que ce que Mathias lui en avait fait connaître. A force de vivre à ses côtés, d’entendre ses sorties, ses récriminations, elle avait fini par se convaincre qu’en effet l’univers était ingrat envers lui et ne rendait pas à ses talents la justice qui leur était due. Telle est la loi des êtres qu’enchaîne le destin ; ils s’identifient l’un à l’autre, bon gré, malgré, se pénètrent par quelques points, et avec le même air finissent par respirer les mêmes préjugés.
De son côté, Mathias emprunta du moins, à sa femme, la dose de bienveillance nécessaire pour l’excepter de l’anathème qu’il portait contre le genre humain. En dehors de ses accès d’humeur, il ne manquait pas d’égards pour elle, lui laissait le gouvernement de la maison et s'en tenait au droit de remontrance. Par exemple, il est un point sur lequel on ne le vit jamais transiger. Même dans les moments d’abandon, et quand il était seul avec Thérèse, Mathias ne se départait pas de certaines formules qui étaient, à son gré, la dernière expression de la convenance domestique, et lui semblaient concilier à la fois la dignité et la familiarité des relations. Ainsi, il disait invariablement :
— Madame Mathias, fais ceci.
Ou bien :
— Thérèse, faites cela.
N’employant pas le tutoiement avec le petit nom, et l’employant pour corriger ce que le nom légal a de trop cérémonieux. C’est ce qu’il appelait réformer les mœurs et tempérer la langue.
II est temps de dire que l’entrée de Thérèse dans son ménage de garçon n’avait pas peu contribué à en changer la physionomie. Elle avait apporté une dot assez ronde et qui s’accrut d’une somme plus ronde encore , lorsque le crémier quitta son établissement pour passer dans un monde meilleur. Au lieu d’une chambre sous les ardoises, le couple Mathias connut alors les douceurs d’un appartement complet: quatre pièces au second,
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dans une rue aérée, avec la coupole de Sainte-Geneviève pour perspective , le tout accompagné de distributions commodes et tendu de fort jolis papiers. Kien ne manquait à cet intérieur : ni l’argenterie dans le buffet, ni le linge dans lesarmoires, ni le meuble en satin-laine dans le salon. Un rentier n’eût pas poussé le luxe plus loin, et, rentier, Mathias l’était. Il l’était du chef de sa femme, et ses cachets de professeur, au lieu d’étre, comme autrefois , le nerf du ménage , n’y apportaient qu’un surcroît d'aisance et formaient la part du superflu.
Ce fut à cette époque de sa vie que Mathias multiplia ses efforts, afin de sortir de la foule et de se révéler aux populations. Aux prises avec le besoin, son génie ne germait pas; il se montra fécond dès qu’il fut affranchi de cette servitude. Dieu sait les belles inventions qui s’en suivirent ! Les académies en gardent un souvenir mêlé d’effroi. A chaque séance, Mathias les saisissait d’une découverte de son chef, découverte entièrement neuve, et qui bouleversait de fond en comble les idées reçues. Toute affaire cessante, il fallait s’en occuper, et là-dessus l’auteur n’entendait pas raillerie. Malheur aux corps qui y mettaient de la mauvaise volonté, môme de l’hésitation : à l’instant ils voyaient fondre sur eux une grêle d’épithètes empruntées au vocabulaire le plus familier. Pauvres savants! ils avaient affaire à un rude jouteur : Mathias les prenait un à un, les traitait de haut en bas, discutait leurs noms, contestait leurs titres, les accusait de mettre la lumière sous le boisseau , de ne rien reconnaître en dehors d’eux, et de jouer à la petite Église. Pauvres savants, vous dis-je 1 ils ne sortaient de là que meurtris et en lambeaux.
Comme cela arrive tou jours, l’humeur de notre héros ✓ s’accrut en raison des échecs qu’il essuyait; son caractère, naturellement mal fait, tourna de plus en plus à l’aigre; ses nerfs, déjà prompts à s’irriter, devinrent d’une susceptibilité excessive. Bientôt le langage se mit à l’unisson et l’invective s’en mêla. A entendre Mathias, il n’y avait, en ce monde, de chance que pour les faux savants : ils confisquaient la célébrité dans un tour de
gobelets. Quant aux vrais savants, l’oubli et les dédains étaient leur lot, et il citait de grands exemples : Galilée, méconnu; Papin, méconnu; Fulton, méconnu; tous méconnus les génies, et couverts de risées, tandis que la bande des esprits médiocres et des plagiaires détroussait la gloire et mettait la main sur l’argent. On devine les variations que comporte un pareil thème; Mathias ne s’y épargna point. Seulement , de temps à autre, et pour se délasser l’esprit, il échangeait la férule contre l’encensoir, allait déterrer, on ne sait où, quelque grand homme manqué , le campait sur un piédestal de sa façon, et invitait l’humanité et les académies à lui rendre un solennel hommage. 11 va sans dire que les académies et l’humanité restaient sourdes à l’appel ; mais Mathias ne s’en émouvait pas : il avait lancé son demi-dieu , qu’importait le reste?
Tel était l’homme; tel était le couple que nous avons laissé à table, et que la suite de ce récit fera mieux connaître. On a vu à quel point Mathias était un esprit opiniâtre et un caractère obstiné ; jamais il ne quittait une partie que de guerre lasse. Aussi revint-il sur le chapitre qu’il avait entamé au début du repas et que les plaintes de son estomac l’avaient seules forcé à suspendre. Pour lui, c’était un intarissable sujet; il y voyait le signe d’une perversité toujours croissante et d’une dissolution prochaine de l’ordre social. D’ailleurs, les savants de son école avaient fait des recherches là-dessus; motif de plus pour y insister. A peine avait-il donné son dernier coup de dent qu’il se remit en haleine :
— Thérèse, dit-il, passe pour aujourd’hui; mais il faudra aviser. Je ne veux plus être empoisonné à huis clos, entendez-vous? Assez de substances malfaisantes comme cela! C’est un miracle que je sois encore debout; Mithridate lui-méme y eût succombé. Songes-y, madame Mathias !
— J’y songerai, mon ami.
— Dès qu’on a affaire à des loups, il faut se faire loup soi-même. C’est le moyen de n’y point laisser ses os. Vous aviserez, Thérèse, n’est-ce pas?
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— Je veux bien, mais comment?
— 11 y a des auteurs, madame Mathias, tu les liras; il y a des traités de chimie, lu en prendras connaissance. On gagne à s’instruire.
— Une femme?
— C’est de leur ressort. Avant tout il faut savoir ce qu’on mange. D’ailleurs, je vous y aiderai, Thérèse, je vous y aiderai.
— A la bonne heure !
— A partir de demain, reprit notre homme de son ton le plus solennel; à partir de demain, pas plus tard, j’entends qu’il ne soit rien servi sur cette table sans, au préalable, avoir été soumis à une rigoureuse analyse.
— Ah ! mon Dieu !
— Je veux connaître, à un atome près, ce que renferment les objets destinés à ma consommation personnelle, gros ou menus, liquides ou solides.
— Mais le moyen, le moyen?
— Sois tranquille, madame Mathias, nous aurons ce qu’il faut. L'affaire d’une couple de cent francs, tout au plus. Ce serait le double, qu’il n’y faudrait pas regarder: il s’agit de notre repos. Nous aurons des cornues.
— Des cornues?
— Nous aurons des filtres.
— Des filtres?
— Des godets, des creusets, des réactifs.
— Des réactifs?
— Oui, Thérèse , des réactifs surtout. Un appareil , deux appareils, un laboratoire, s’il le faut.
— Un laboratoire ? s’écria la pauvre femme, dont la surprise et l’épouvante croissaient à chacun de ces détails.
— Un laboratoire complet! Je veux que rien n’y manque. Et une fois pourvus, une fois armés, sais-tu ce qui nous reste à faire?
— Comment veux-tu que je le sache?
— Nous prenons une à une ces denrées adultères : lait empesté, café drogué, sucre mélangé, vin frelaté, pain fardé, sel altéré, et nous les jetons dans nos rôci-
pients. Il me semble que j’y suis, madame Mathias. Comme ça chauffe ! comme ça chauffe !
— Et puis?
— Et puis nous les évaporons jusqu’à siccilé, de manière à met h<c à nu la fraude dans ses derniers éléments. Voilà.
— En vérité ?
— Dieu sait ce que nous allons découvrir, Thérèse. Vous n’avez pas d’idée de ça : du vert-de-gris, du plâtre, de l’alun, de l’amidon, des substances incroyables. Le monde est si pervers 1
— Est-ce bien possible?
— Ah! messieurs les fournisseurs, s’écria Mathias en forme de conclusion, vous vous imaginiez qu’on vous laisserait exercer impunément vos rapines? Eh bien ! nous verrons. Dorénavant on vous passera à l’alambic.
Mathias en était à cette déclaration d’hostilités, lorsque la servante ouvrit discrètement la porte et annonça une visite :
— Monsieur Daniel ! dit- elle.
— Qu’il entre, dit Mathias.
Pour être admis ainsi et dans un pareil moment, il fallait que le nouveau venu eût de grandes franchises dans la maison : on va voir à quel titre.