LE DÉNOMMENT
Cette rencontre au moment décisif et qui mettait en présence les acteurs et les témoins intéressés dans cette scène, était le dernier mot et le triomphe de la Providence. Que la marquise fût arrivée devant la grille cinq minutes plus tard, que Roger l’eût franchie cinq minutes plus tôt, et le dénoûment s’éloignait encore, plus confus et plus sombre que jamais.
Quand la marquise et Roger se virent en présence, deux sentiments opposés éclatèrent à la fois, l’un de satisfaction, l’autre de désappointement, et deux exclamations leur échappèrent :
— Ma mère 1
— Mon fils !
— Arrêtez ! dit Roger.
— Arrêtez ! dit madame de Breuil.
Le jeune homme descendit de voiture et vint donner la main à la marquise, qui descendait de la sienne.
— Vous ici ! ma mère, dit Roger respectueusement.
— Oui, Monsieur, répondit-elle avec sévérité; vous ne m’attendiez pas, à ce que je vois.
Il n’y avait point d’explications possibles devant les gens ; madame de Breuil calcula rapidement ce qu’elle avait à faire ; ses dispositions furent aussi simples qu’énergiques. Au moment de quitter le marchepied, elle se retourna vers l’abbé Gerbideau :
— Monsieur l’abbé, lui dit-elle, de grâce, ne bougez pas; j’ai besoin de vos bons offices.
— De quoi s’agit-il, Madame ?
— Vous allez voir.
Et elle se dirigea d’un pas résolu vers la voiture de Roger. Blanche y était restée ; les mains jointes, les
yeux baignés de larmes, elle attendait; elle voyait bien que le salut était là; elle ignorait comment elle pouvait y aider. Tantôt elle voulait s’élancer hors de la portière, tantôt elle retombait sur les coussins et y demeurait frappée d’immobilité. Elle avait peur de trop faire ou de ne point faire assez ; au moindre mouvement des chevaux, elle se serait jetée sous les roues. Quand elle vit que madame de Breuil s’approchait, un tremblement général s’empara d’elle et paralysa ses facultés ; elle se sentait libre et n’avait plus de forces contre la joie, elle qui en avait tant eu contre le chagrin.
«- Oh ! Madame, Madame 1 s’éCria-t-elle en tendant les bras, sauvez-moi !
— C’est bien oe que je viens faire, mon enfant, répondit madame de Breuil.
— Sauvez-moi, Madame, répéta-t-elle avec un accent déchirant.
— A l’instant môme. Je suis ici pour cela. Donnezmoi la main.
Blanche ne se fit pas répéter l’invitation ; elle se laissa guider par madame de Breuil.
Elles refirent, devant la livrée étonnée et silencieuse, le môme trajet que la marquise venait de faire un instant auparavant; elles retournèrent vers la voiture qui avait amené madame de Breuil; l’abbé Gerbideau s’y trouvait toujours.
— Monsieur l’abbé, lui dit la marquise, voici Un dépôt que je vous confie.
Le prêtre descendit pour faire placer Blanche, et se remettre ensuite à ses côtés ; pendant ce temps il échangea avec madame de Breuil quelques mots à voix basse.
— Monsieur l’abbé, lui dit-elle, vous vous chargez de Blanche, n’est-ce pas?
— * Volontiers, Madame, dit-il.
— Vous la ramènerez à sa famille ; mes gens savent où c’est. Seulement il Conviendra de se détacher pour les prévenir.
— Je comprends ce soin,
— Maintenant yous pouvez partir, A tantôt.
En se retournant vers sa livrée, elle ajouta en élevant le ton :
— Vous ôtes aux ordres de monsieur l’abbé.
Cependant celui-ci ne se pressait pas de remonter en
voiture; il restait immobile, hésitant, et comme s’il eût attendu un gage avant de quitter les lieux.
— Et vous, Madame? dit-il à mi-voix.
— Soyez tranquille, dit-elle en l’interrompant; vous serez content de moi.
L’abbé prit place aux côtés de Blanche, et quelques secondes après les chevaux les emportaient vers Paris.
Cependant Roger était demeuré spectateur impassible de ces scènes ; on eût dit qu’il n’y était pas intéressé. A peine pouvait-on distinguer, au froncement de ses sourcils, le dépit secret dont il était animé. Qu’aurail-il fait de plus ? 11 ne pouvait disputer celle jeune fille à la marquise, ni élever un débat sur le droit qu’elle avait d’en disposer ; dès le moment qu’elle avait paru, c’était une bataille perdue pour lui. 11 laissa donc agir madame de Breuil en toute liberté et comme si cet acte de revendication lui eût été indifférent. Il croyait en être quitte ainsi, et qu’après avoir arrangé les choses à sa façon, sa mère lui épargnerait des remontrances inutiles. Celle-ci l’entendait autrement : à peine eutelle vu l’abbé et Blanche s’éloigner, qu’elle revint vers son fils et avec les airs de commandement qu’elle savait prendre :
— Roger, lui dit-elle, veuillez me suivre; j’ai à vous parler.
Elle prit les devants, comme si la maison lui eût été familière, avec la môme aisance et la môme présence d’esprit. Roger marchait derrière elle, en homme qui cède malgré lui et ne se rend pas sans combat. Sa mauvaise humeur était évidente, et dans son maintien perçait un sentiment de révolte que la présence de témoins contenait seule et qui n’attendait qu’une occasion pour éclater.
Us entrèrent dans la maison, et la marquise eut le soin de choisir la pièce la plus discrète et la moins ex-
posée à cet espionnage que les gens exercent si volontiers sur leurs maîtres. Roger et sa mère restèrent là enfermés pendant une heure au moins, sans que la livrée pût rien voir ni rien entendre, ce qui causait le désespoir de plusieurs de ses membres, et entre autres des deux valets, qui se sentaient directement et notoirement compromis.
Quand Roger se montra de nouveau sur le perron, à la suite de ces explications mystérieuses, c’était un tout autre homme ; son ton, sa pose, sa physionomie avaient changé. Il était entré rebelle, il sortit abattu ; jamais transfiguration ne fut plus prompte ni plus complète. Il s’y mêlait en outre un air de consternation et de honte qu’une aventure ordinaire ne suffisait pas à expliquer. Ce n’était plus ce jeune homme si confiant dans sa propre valeur, si prompt à affronter le regard, si rempli d’aplomb et d'audace; c’était un enfant timide, soumis, marchant le front baissé et rougissant de lui-même. Ses yeux portaient encore les traces des larmes qu’il avait versées, et la pâleur de son visage trahissait l’émotion violente à laquelle il était en proie.
Il n’y avait plus qu’à abréger cette scène, c’est ce que fit madame dcBreuil. Elle monta dans la voiture de son fils, qui s’y assit à son tour.
— A l’hôtel, dit-elle.
A peine arrivée, elle alla droit à son oratoire; l’abbé Gerbideau s'y trouvait.
— Eh bien ! Madame, lui dit-il en l’interrogeant du regard.
— Tout est avoué, monsieur l’abbé; le sacrifice est accompli et il est sans réserve.
— Dieu vous en saura gré, Madame.
— Que va-t-on penser de moi, monsieur l’abbé?
— On dira, Madame, que vous avez préféré la vérité au mensonge, et aux vanités d’ici-bas les récompenses d’en haut.
Le lendemain, une nouvelle inattendue se répandait dans l’hôtel de Breuil, et circulait de l’antichambre à l’office et de l’office dans le quartier environnant; en
peu d’heures, ce fut de notoriété publique. Le marquis allait partir pour un long voyage ; la chaise attelée était dans la cour; on s’occupait des valises et des derniers préparatifs. On ajoutait que le jeune homme avait enfin renoncé à sa vie d’oisif, et qu’il entrait dans la carrière que plusieurs de ses ancêtres avaient Suivie avec tant d’éclat. Ce n’était point un poste en évidence qu’on lui donnait; en toute chose un apprentissage est de rigueur : ni le nom, ni le rang n’en dispensent. Roger était simple attaché ; mais, pour désigner à son ambition une sorte de legs de famille, on l’attachait h cette ambassade de Perse que son père avait créée à si grands frais, et qui était restée son plus beau titre à la reconnaissance des générations. Bien plus, afin qu’il s’y préparât d’une manière suivie et eût tout le temps nécessaire pour s’initier aux mœurs et aux langues de l’Orient, il avait été décidé parle ministre qu’il y séjournerait pendant cinq années consécutives, avec la faculté de varier sa résidence entre les diverses cours d’Asie, depuis le royaume de Lahore jusqu’à l’empire de Siam.
Quelque rigoureuses que fussent ces instructions, et malgré la longue absence qu’elles impliquaient, il ne semblait pas que Roger en éprouvât du chagrin, ni qu’il eût un bien grand regret de ce qu’il laissait derrière lui. On eût dit que ce voyage renfermait des soulagements et apportait un peu de repos à son âme blessée. Le soir, au moment où il prit congé de madame de Breuil, son visage était plutôt tranquille qu’ému. Les deux valets semblaient tout autrement affectés que lui ; il est vrai qu’ils ne l’accompagnaient que contre leur gré, et que, pour eux, c’était un châtiment.
— Adieu, ma mère ! dit Roger en l’embrassant pour la dernière fois.
— Adieu, mon fils ! répondit-elle, et que le ciel vous garde, dans ces contrées de païens !
— Il partit, et dès ce moment le nom du marquis de Breuil fut rayé de la liste des fils de famille qui mènent brutalement leur fortune et des gentilshommes qui
déshonorent leur blason. Il était perdu pour l'Europe; l’Asie le réclamait comme un des siens.
Il restait à la marquise de Breuil un devoir à remplir à la suite de cet acte de justice ; elle n’y apporta point de délai. Eût-elle hésité que l’abbé Gerbideau l’eût rappelée à l’exécution de ses promesses. Elle se rendit chez les Mathias.
Là, le retour de Blanche avait été l’un de ces événements devant lesquels tout s’efface. Pour Thérèse, il était temps que la jeune fille reparût; sa raison commençait à s’altérer. Aucune langue humaine ne saurait exprimer la joie qu’elle éprouva à la revoir; elle ne demandait aucune explication, elle n’élevait aucune plainte; elle se sentait si heureuse, qu’elle consentait à tout pardonner et à tout oublier. Qu’on lui laissât son enfant, qu’on ne la privât plus de ses caresses, voilà son seul vœu et son unique désir. Les autres membres de la famille ne se montraient pas si accommodants : Régine avait des accès de pudeur comme dans ses plus beaux jours, et empruntait aux châteaux anglais des moyens de réparation usités en pareille circonstance ; Daniel donnait la réplique à sa femme et se contentait d’imprimer un tour plus national à ses impressions d’outre-mer ; quant à Mathias, il ne décolérait pas, jetait feu et flamme, jurait ses grands dieux qu’il ferait un exemple sévère, mémorable, éclatant, contre les deux coupables, puisqu’il y en avait deux; contre le fils et la mère : contre le fils pour le rapt, contre la mère pour l’abandon.
Voilà dans quelles dispositions se trouvaient les esprits, lorsque madame de Breuil se présenta chez ses voisins en compagnie de l’abbé Gerbideau. Elle avait voulu amener un témoin, peut-être aussi un défenseur.
La vue du prêtre calma quelques ressentiments et désarma quelques animosités. Thérèse et Régine avaient des sentiments religieux; Daniel n’avait point de préventions contre le clergé, et tenait plus de Rabelais que de Voltaire; Mathias seul restait au-dessus .de toutes les influences et de toutes les considérations. Rien ne
pouvait le fléchir : ni le caractère, ni le sexe ; il jetait sur la marquise et sur l’abbé des regards de défi et opposait à leurs avances et à leurs civilités une physionomie implacable.
Madame de Breuil s’expliqua, et son langage était de nature à-gagner les esprits. Elle commença par un aveu et recommença, devant ces deux familles comme devant un tribunal d’honneur, la pénible confession qu’elle avait faite à l’abbé Gerbideau. Elle y ajouta le récit de l’aventure de son fils et de la part qu’elle y avait prise, raconta le châtiment dont cette violence, prévenue à temps, avait été suivie, le départ du marquis et le long exil auquel il était condamné. Tout cela fut dit simplement, dignement, avec les signes d’une douleur et d’un repentir sincères. De la part d’une grande dame, c’était déjà beaucoup que de descendre à de pareilles révélations et de se mettre à la merci, pour ainsi dire, de personnes qui étaient bien au-dessous d’elle par la fortune et par le rang. Sauf Mathias, tous s’en trouvaient touchés et embarrassés à la fois.
Quand elle eut exposé les faits, elle en vint à des ouvertures plus délicates. Que faire? Quel parti prendre au sujet de la jeune fille? Comment pourvoir à son avenir? Quel sort lui assurer? Là-dessus, madame de Breuil laissa aux parents adoptifs le choix des rôles. Elle sentait, elle déclarait que ses droits ne passeraient qu’après les leurs. Ou ils garderaient Blanche avec eux, ou bien elle la prendrait dans son hôtel ; c’était à eux à en décider. Mais qu’elle fût ici ou là, d’une manière ou d’une autre, il était de l’intérêt de la jeune fille qu’on lui cherchât un établissement. Là-dessus madame de Breuil s’expliquait avec netteté ; elle ne se remettait de ce soin à personne, elle y songerait ellemême et pourvoirait à ce que cet établissement fût digne de la naissance de Blanche et en rapport avec sa nouvelle position. Ni les recherches, ni les sacrifices ne lui coûteraient pour cela.
Ainsi s’exprima la marquise, et, à moins d’être animé d’une haine incurable comme Mathias, il n’y
avait aucune objection à faire contre un plan de conduite aussi sensé et qui donnait satisfaction aux sentiments et aux intérêts. Thérèse n’insista que sur un point, et on devine lequel : il fut convenu que, jusqu’au moment de son mariage, Blanche resterait chez elle. Les choses furent réglées sur ce pied. Mathias essaya bien de protester encore, d’exiger d’autres réparations; il resta seul et impuissant.
Le parti que l’on cherchait pour la jeune fille ne fut pas longtemps sans se présenter : des grâces, de la beauté, une dot considérable, c’était plus qu’il n’cn fallait pour attirer les prétendants ; il y en eut des boisseaux, comme disait Daniel, mais d’une autre qualité que les siens. Blanche choisit dans le nombre un cœur qui lui convenait, et, à côté de ce cœur, il y eut en surcroît toutes les conditions qui rendent la vie douce, la fortune, la naissance, les avantages du corps et de l’esprit. Le bonheur descendit sur sa maison et ne s’en éloigna plus.
Quant à la marquise, elle avait conduit l’affaire avec un tel art et de tels ménagements, qu’elle en était venue à ses fins, en dépit de tout et malgré l’abbé Gerbideau. Hors d’un petit cercle de personnes, cette aventure et ce mariage avaient fait peu de bruit, et ce bruit fut bien vite oublié. C’est ce que voulait madame de Breuil. Les apparences étaient sauvées et elle resta à peu près ce qu'elle était : en possession de l’honneur du monde et avec une réputation d’infaillibilité, indestructible désormais. Ainsi étaient conciliés la terre et le ciel, l’opinion des hommes et le salut.~Aujourd’hui la martfuise marche dans cette voie, sans que rien ne la trouble ni ne l’arrête; elle peut être intolérante impunément. L’intolérance, on le sait, est la pierre de louche de la perfection.
— Dix mois après ces événements, nous retrouvons Daniel au milieu d’un carré de légumes, c’est-à-dire
sur le théâtre de, ses exploitations, et Mathias dans une allée voisine, et assis sur l’un des bancs en fer qui garnissent le jardin.
— Eh bien ! Daniel, disait ce dernier, conviens-en , quelles tristes maisons que les nôtres !
— Au fait, ça n’est guère gai, répondait le mercier en assaisonnant l'entretien de vigoureux coups de bêche.
— Comme nous voilà payés de nos soins ! Comme il en profite de faire le bien !
— Tu as raison, ce n’est guère encourageant.
— Une enfant que nous avons prise au berceau, que nous avons élevée, qui nous a donné un mal, mais un mal !...
— Avoue aussi, Mathias, que nous y avons eu du plaisir. Rien que d’y penser, mon cœur se regaillardit 1
— Qu’est-ce qui nous reste? rien! La voilà partie; elle a un mari, elle aura des enfants, et nous ! nous !
— Dame ! si elle est heureuse !
— Vous auriez bien mieux fait de me laisser agir ! Je l’aurais au moins secouée, cette marquise, au lieu qu’à présent la voilà qui reprend ses airs !
— Bah ! est-ce que ça nous regarde, Mathias? Blanche est bien casée, elle a toutes les joies du monde; que te faut-il de plus ?
— Elle n’est plus de notre rang, vois-tu? et c’est cc qui m’enrage! Autant qu’elle ne m’appartînt plus. Voir du monde plus haut que soi, jamais !
— Allons, toujours tes humeurs noires. Elle est pourtant bien douce pour nous, et bien bonne et bien aimante. Regarde si elle passe un jour seulement sans venir ici.
— Au commencement, Daniel ; plus tard, tu verras.
— Alors comme alors, Mathias, mais de quoi se compose la vie, si ce n’est de ça, de choses qui vous quittent peu à peu ? Fais comme moi, prends des affections solides, attache-toi au potiron ; ça ne trompe jamais.
Et à l’appui de ce sentiment, Daniel se remettait àjouer de la bêche, Malhias haussait les épaules en le
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regardant; il aurait terminé là un entretien qui ne pouvait aboutir, s’il n’eilt aperçu Thérèse qui descendait les degrés du perron. Sa marche était lente, ses traits étaient altérés ; on eût dit que chaque mouvement était pour elle une fatigue. Mathias la montra à son ami.
— En voici une qui ne se consolera pas de n’avoir plus Blanche à ses côtés. Son heure est marquée.
— Elle est marquée pour tous, Mathias, pour les petits comme pour les grands. Un tour d’horloge de plus, un tour d’horloge de moins, est-ce la peine de se mettre en souci ?
Malgré les sombres pronostics de Mathias, Thérèse vécut; c’était Blanche qui avait causé la blessure, elle s’y prit si bien, qu’elle sut la guérir ; Daniel eut aussi sa part de tendresses et revint de ses opinions exagérées sur les potirons ; quant à Régine, à mesure qu’elle gagnait en âge, elle se détachait davantage du présent pour se rejeter vers ses grandes méthodes d’éducation et ses réminiscences des châteaux anglais.
Ambroise resta concierge des pavillons ; M. Germain intendant de l’hôtel ; ils furent respectés, l’un à cause de sa faiblesse, l'autre à cause de sa force. De tels contrastes se voient souvent, et madame de Breuil n’était pas femme à s’en abstenir, pour peu que son intérêt s’y trouvât. Elle avait dans l’esprit des ressources qui alarmaientl’abbé Gerbideau et le conduisaientàse demander s’il était vraiment maître de cette conscience.