Mathilde et ses mitaines, roman
Il faut tout de même que j'explique a vos leC' leurs pourquoi vous avez eu Vidée inattendue de me choisir comme préfacier.
Un livre de vous a-t-il besoin d'être présenté au public? Et, si cette formalité est nécessaire^ ai-je, pour V accomplir, qualité et autorité?
Que vont-ils penser, vos lecteurs, en voyant arriver ce couple paradoxal d'un filleul considérable c@mme vous, escorté, patronné, protégé par un parrain légèrement plus fluet?
Cet été, pendant que Mathilde et ses mitaines paraissait dans Le Journal, je me trouvais dans
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un cercle cVamis de lettres, et votre œuvre était l'objet de discussions passionnées.
Certains de ces confrères, qui sont des esprits d'habitude^ et qui, une fois leur choix établi^ tiennent à estimer., à admirer un écrivain pour des raisons immuables., vous reprochaient vivement d'avoir « changé de genre ».
« Comment? Voilà qu'il « fait » maintenant du roman judiciaire !
« Voilà qu'il nous raconte des histoires de cadavres enterrés., d'épaules marquées au poi' gnard, de passages souterrains, de déguisements... Mais est-ce que cest la vie? »
Je pris alors, cher Tristan Bernard, votre défense, et je leur répondis avec mon énergie ordinaire : « Mais oui, mes bons amis! c'est la vie!... Ce n'est plus la vie plate, banale, la vie en palier! C'est la vie accidentée! Il n'y a rien dans les plus romanesques inventions des feuilletonnistes, que la vie n'ait réalisé ci un moment donné, soit avant, soit après, soit quelle inspire les littérateurs, soit quelle les imite !...
« L'auteur ne nous raconte pas toute l'existence d'un homme, puisque son romanse passe e.racte-