LE LENDEMAIN DU BAL. \M
je l'aurais l)attu si jeu avais eu la force. — Vous avez doue juré de tout détruire ici? vous ue pouvez donc vous tenir tranquille, abominable homme que vous êtes? — lui dis-je.
— Qu'est-ce que vous voulez donc que je fasse en vous attendant? moi, je m'ennuie quand je ne fais rien , — me répondit-il si bêtement, si froidement en posant la pendule par terre, que, par ma foi ! je n'ai pas pu y tenir. Je me suis révoltée, je l'ai poussé, je l'ai chassé, et il s'est encouru tout effaré.
— Sans emporter son chapeau que voilà sur cette chaise ' — dis-je à ma tante.
— Tant mieux! — s''écria-t-elle ; — je voudrais qu'il attrapât quelque bonne fièvre cérébrale, pour qu'on l'enfermât comme un affreux fou qu'il est, malgré toute sa scien('e.
Il fallait que mademoiselle de Maran fût bien en colère, car elle repoussa brusquement les caresses du vénérable Félix , qui rentra dans sa niche en grondant. La vue de Félix me rappela la valeur de M. de Mortagne, que j'avais tant admirée dans mon enfance, lorsqu'il avait osé