‹ Mathilde (volume 3)Chapitre 89 sur 107 · LA NUIT PORTE CONSEIL · texte numérisé non relu

LA NUIT PORTE CONSEIL

raudaœ que je lui avais vu développer la veille nrépouvantaienl. Une femme aussi jeune, aussi belle, aussi hardie, aussi adroite, aussi perverse, me paraissait la pliis dangereuse créature du monde. Ne rougissant de rien, osant tout, mentant avec une imperturbal)Ie eiïronterie, joignant le don des larmes touchantes au plus séduisant sourire... spirituelle , charmante et sans âme. . . que ne pouvait-elle pas entreprendre? qui pouvait lui résister? à quoi ne réussirait-elle pas ? En suivant M . Sécherin pour aller rejoindre sa mère, je songeais à l'adresse infinie avec laquelle Ursule avait préparé son mari aux révélations que madame Sécherin allait sans doute lui faire.

J'entrai avec mon cousin dans la chambre où l'attendait sa mère.

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