‹ MathildeChapitre 75 sur 207 · A.BAUCB · texte numérisé non relu

A.BAUCB

Le tapis-franc.

Cravares par A. Lavuill».

cloaques impurs comme les reptiles dans les marais.

Tout le monde a lu les admirables pages dans lesquelles Cooper . le Walier Scott aiiicricain, a tracé les mœurs féroces des sauvages, leur langue pittoresque, poétique, les mille ruses à l'aide desquelles ils fuient ou poursuivent leui-s ennemis.

On a frémi pour les colons et pour les habitants des villes, en songeant que si près d'eux vivaient et rodaient ces tribus barbares, que leurs habitudes sanguinaires rejetaient si loin de la civilisation.

Nous allons essaver (le mettre sous les yeux du lecteur quelques épisodes de la vie d'autres barbares aussi en dehors de la civilisation que les sauvages peuplades si bien peintes par Cooper.

Seulement les barb»res dont nous parlons sont au milieu de nous; nous pouvons les coudoyer en nous aventu-

,„„, i„„. , . .... uoyer en nous aventu-

rant dans les repaires ou ils vivent, où ils se rassemblent pour concerter le meurtre, le vol, poi>» ■>€ oartager enfin les dépouilles de leurs victimes

LES MYS'rF:RES I)K PARIS.

Ces lionimcs ont des mœurs ;"i eux, des femmes à eux, un laiigagc à eux, langage mystérieux, rempli d'images funestes, de métaplimes dcgoultantcs de sang.

Comme les sauvages, enfin, ces gens s'appellent généralement entre eux par des surnoms empruntés à leur éwergie, à leur cruauté, à certains avanta^RS ou à certaines diiîormilés pliysiques.

Nous abordons avec une double déliance quelques-unes des scènes de ce récit.

Nous craignons d'abord qu'on ne nous accuse de rechcrclier des épisodes repoussants, et, une l'ois même cette licence admise, ([u'on nous trouve au-dessous de la làclic qu'impose la reproduction fidèle, vigoureuse, liardie, de ces mœurs excentriques.

En écrivant ces passages dont nous sommes presque effrayé, nous n'avons pu écliapper à une sorte de serrement de ciimr... nous n'oserions dire de douloureuse anxiété. ..de peur de préteution ridicule. ■

lîn songeant que peut-être nos lectiurs éprouveraient le môme ressentiment, nous nous sommes demandé s'il (allait nous arrêter ou persévérer dans la voie où nous nous engagions, si de pareils tableaux devaient être mis sous les yeux du lecteur.

Nous sommes presque resté dans le doute; sans l'impérieuse exigence de la narration, nous rcgietlerions d'avoir placé en si borrible lieu l'exposition du récit qu'on va lire, l'ourlant nous comptons un peu sur l'espèce de curiosité craintive qu'excitent quelquefois les spectacles terribles.

Et puis encore nous croyons à la puissance des contrastes.

Sous ce point de vue do l'art, il est peut-être bon de reproduire certains carar.tèics, certaines existences, certaines fignics, dont les couleurs sombies, énergiques, peut-être même crues, serviront de repoussoii , d'opposition à des scènes d'un tout autre genre.

Le lecteur, prévenu de l'excursion que nous lui proposons d'entreprenJre parmi les naturels de cette race infernale qui peuple les prisons, les bagnes, et dont le sang rougit les échafauds... le lecteur voudra lK;ut-être bien nous suivre. Sans doute cette investigation sera nouvelle pour lui; liàtons-nous de l'avertir d'abord que, s'il pose d abord le pied sur le dernier éclielon de l'écbelle sociale, à mesure que le récit marchera, l'atmosphère s'épurera de plus en plus.

Le i5 décembre 1838, par une soirée pluvieuse et froide, un homme d'une taille athlétique, velu d'une mauvaise blouse, traversa le pont au Change et s'enlonça dans la Cilé, d dale de rues obscures, étroites, tortueuses, qui s'étend dc|)uis le Palais-de-Ju^ticc jusqu'à Notre-Hame.

Le quartier du Palais-de-,!usiice, très-circouscril, très-surveillé, sert pourtant d'asile ou de rendez-vous aux malfaiteurs de Paris. N'est-il pas étrange, ou plutôt fatal, ([u'une irrésistible attraction fasse toujours graviter ces criminels autour du formidable tribunal qui les condamne à la prison, au bagne, à l'éehafand !

Cette nuit-là, donc, le veut s'engoufnail violemment dans les espèces de ruelles de ce lugubre quartier ; la lueur blafarde, vacillante, des réverbères agités par la bise, se rellélait dans le ruisseau d'eau noirâtre qui coulait au milieu des pavés fangeux.

Les maisons, couleur de boue, étaient percées de quelques rares fenêtres aux châssis vermoulus et presque sans carreaux. Ùe noires, d'infectes allées conduisaient à des escaliers ]dus noirs, plus infects encore, et si perpendiculaires, que l'on pouvait à peine les gravir à l'aide d'une corde à puits fixée aux murailles humides par des crampons de fer.

Le rez-de-chaussée de quelques-unes de ces maisons était occupé par des étalages de charbonniers, de tripiers, ou de revendeurs de mauvaises viandes.

Malgré le peu de valeur de ces denrées, la devanture de piesqiie toutes ces misérables boutiques était grillagée de fer, tant les marchands redoutaient les audacieux voleurs do ce quartier.

L'homme donï-nous parlons, en entrant dans la rue aux Fèves, située au centre de la Cité, ralentit beaucoup sa marche : il se sentait sur ton terrain.

La nuit était profonde, l'can tombait à torrents, de fortes rafales do vent et de pluie fouettaient les murailli;s.

Dix heures somiaieut dans le lointain à l'horloge du Palais-de-,Uisiice.

Des femmes embusquées sous des porches voûtés, obscurs, profonds comme des cavernes, chantaient à demi-voix quelques refrains populaires.

Une de ces créatures était sans doute connue de l'homme dont nous parlons ; car, s'an étant brus<|ueincnl devant elle, il la saisit par le bras.

— Bonsoir, Chourincur (I).

Cet h(minie, repris de justice, avait été ainsi surnommé au bagne.

— C'est loi, la Goualeuse (-2) dit l'homme en blouse ; lu vas me payer l'eau aaff[o), ou je te fais danser sans violons!

— .le n'ai pas d'argent, répondit la femme en tremblanl; car col homme iasj)irait une grande terreur dans le quartier.

(1) Bonsoir, doiuicur de coups de coutenu (Nous ii'idiusoroiis pns lonptcnips de CL't:iffreux langage d'argot, nous en donnerons seulement qucliiues spécimens caractéristiques.)

■(2j La Cliantense.

(5) L'cau-dc-vie.

— Si ta /î/oc/ic est à jcMn (I), l'ojresse du tapis-franc to fera (redit sur ta lionne mine.

— Mon iJicii ! je lui dois déjà le lover des vêtements que je porte...

— Ali ! tu raisiinnes? s'écria le Cfioui ineur. Et il donna dans loiMbre et au ha?ard un si violent coup de poing à celte malheuieuse, qu'elle poussa un cri de douleur aigu.

— Ça n'est rien (|ue ça, ma lille; c'e?t pour l'avertir...

A peine le brigand avait-il dit ces mots, qu'il s'écria avec un effroyable jurement :

— Je suis piqué à l'ailerun; lu m'as é^ratigué avec tes ciseaux.

Et, furieux, il se précipita à la poursuite de la Goualeuse dans l'allée noire.

— N'approche pas, ou je le crève les ardttUs avec mes fauchants (2), dil-ellc d un ton décidé. .!e ne l'avais rien (ait, pourquoi m'as-lu battue'?

— Je vais te dire ça, s'écria le baudil en s'avanç.ml toujours dans l'obscuiilé.

— Ali ! je le liens! el lu vas la danser! ajoula-l-il eu saisissant dans ses larges el furies mains un poi;:net mince el frêle.

— C'est toi qui vas danser! dit une voix mâle.

— Un homme! Esl-ce toi, Bras-Rouge? réponds donc cl ne serre pas si fort... j'enlredans l'ailée de ta maison... ça peut bien être loi...

— Ca n'est pas Bras-Uouge, dit la voix.

— îîon, puisque ça n'est pas un ami, il va y avoir du raisiné par terre (5), s'écria le Chourineur. Mais à qui donc ia pelilc patlc que je liens là '/

— C'est la pareille de celle-ci.

Sous la peau délicate et douce de celle main qui vint le saisir brusquement à la gorge, le Chourineur sentit se tendre des nerfs el des muscles d'acier.

La Goualeuse, réfugiée au fond de l'allée, avait lestement grimpé plusieurs marches : elle s'arrêta un moment, et s'écria en s'adressaut à son défenseur incomm :

— Oh ! merci, monsiciir, d'avoir pris mon parti. Le Chourineur m'a battue parce que je uo vouLiis pas lui payer d'eau-de-vie. .le me suis revengée, mais je n'ai pu lui faire grand mal avec mes pi lits ciseaux. Maintenant je suis en sûreté, laissez-le; prenez bien garde à vous, c'est le Chourineur.

L'elfioi qu'inspirait cet homme était bien grand.

— Mais vous ne m'entendez donc pas? Je vous dis que c'est le Chourineur ! répéta la Goualeuse.

— El moi je suis un ferlampier qui n'esl pas frileux (i), dit l'inconnu. Puis tout se tut.

On entendit pendant quelques secondes le bruit d'une lutte acharnée.

— Mais tu veux donc que je l'escarpe (5)? s'écria le bandit en faisant un violent effort pour se débarrasser de son adversaire, qu'il trouvait d'une vigueur extraordinaire. Don, bon, lu vas payer pour la Gou.densc et pour toi, ajouta-t-il en grinçant des dents.

— Payer en monnaie de coups de poing, oui, répondit l'inconnu.

— Si tu ne lâches p:>.s ma cravate, je te mange le nez, nmrmura le Chourineur d'une voix étouffée.

— J'ai le nez trop polit, mon homme, et lu n'y vois pas clair !

— Alors viens sous le pemiv glace {^).

— Viens, reprit l'inconnu, nous nous y regarderons le blanc des yeux .

Et, se précipitant sur le Chourineur, qu'il tenait toujours au collel, il le Gt reculer jusqu'à la porte de l'allée et le poussa violemment dans la rue, à peine éclairée parla lueur du réverbère.

Le bandit trébucha ; mais, se raffermissant aussitôt, il s'élança avec furie contre l'inconnu, dont la taille irès-svelte et irès-mincc ne semblait pas annoncer la lorce incroyable qu'il déployait.

Le Chourineur, quoique d'une conslitulion athlétique et de première habilelé d.ms une sorte de pugilat appelé vulgairement la satviie, trouva, connue on dit, son maître.

L'inconnu lui passa la jambe (sorte de croc enjambe) avecime dextérité merveilleuse, et le renversa deux fois.

Ne voulant pas encore reconnaître la supériorité de son adversaire, le Chonrini'ur revint à la charge en rugissant de colère.

Alors le (lél'enseur de la Goualeuse, change:!nt brusquement de métliode, (it pleuvoir sur la tête du bandit ime grêle de couiis de pi'ing aussi rudement assénés qu'avec un gantelet de fer.

Ces coups de poing, dignes de l'envie et de radmiration de Jack Turner, l'un des plus fameux boxeurs de Londres, élaient d'ailleurs si en dehors des règles de la savate, que le Clniuriiienr en fut doublement étounii ; pour la troisième fois le brigand tomba comme un bœuf sur le pavé eu mucmuraut :

— Mon linge est lavi' (7).

— S'il renonce, ne l'achevez pas, ayez pitié de lui ! dit la Goualeustj,

(1) Si ta bourse est ville.

(2) Je te crève les yeux avec mes ciseaux. (5) Du s.Tiig répandu.

u\ Je suis un bandit qui n'est pas poltron.

(Si Que je le lue.

(()) Sous le réverbèic.

(7) Je m'avoue vaincu, j'en ai asseï.

LES MYSTEHES DE PARIS

qui pendant cette rixe s'était hasardée sur le seuil de l'allée de la maison de Bras-liongo. Puis elle ajouta avec élonncment : Mais qui êtes-vous donc? Exoeii^ié le Maître d'école, il n'y a personne, depuis la rue Saint- Eloi jusqu'à Notre-Dame, capable de battre le Chourincur. Je vous remercie bien, monsieur; hélas! sans vous il m'assommait.

L'inconnu, au lieu de répondre à cette femme, écoulait attentivement sa voix.

Jamais timbre plus doux, plus frais, plus argenlin, ne s'était fait entendre à son oreille; il tàclia de distinguer les traits de la Goualcuse; il ne put y parvenir, la nuit était trop sombre, la clarté du réverbère était tr(ip pâle.

Apiès élre resté quelques minutes sans mouvement, le Chourineur remua les jambes, les bras, et enfin se leva sur son séant.

— Prenez garde ! s'écria la Ooualeuse eu se réfugiant de nouveau dans l'allée et en tirant son protecteur par le bras, prenez garde, il va peut-clre/vouloir se revcnger !

— Sois tranquille, ma fille! s'il en veut encore, j'ai de quoi le servir. Le brigand entendit ces mots.

— J'ai la coloquinte en bi iiigues, dit-il à l'incoimu. Pour aujourd'hui j'en ai assez, je n'en mangerai plus; une autre fois je ne dis pas, si je te retrouve.

— Est-ce que lu n'es pas content? est-ce que tu te plains ? s'écria l'inconnu d'un ton menaçant. Est-ce que j'ai macaroné (I)?

— Non, non, je ne me plains pas ; lu es un cadet qui a de \'at"ul (2), dit le brigand d'un ton bounu, mais avec cette sorte de considération respectueuse (|ue la torce physique impose toujours aux gens de cette espèce. Tu m'as rincé; et, excepté le Maître d'éi oie, qui mangerait trois Alcides à sou déjeuner, personne jusqu'à cette heure ne peut se vanter de me mettre le pied sur la tète.

— Eh bien ! après ?

— Après?... j'ai trouvé mon maître, voilà tout. Tu auras le tien un jour ou l'autre, tôt ou tard... tout le monde trouve le sien... A défaut d'iiouime il y a toujours bien le meg des megs (3). comme disent les sangliers (i). Ce qui est silr, c'est que, maintenant que tu as mis le Chourineur sous les pieds, tu peux faire les quatre cents coups dans la Cité. Toutes les filles d'amour seront tes esclaves : ogres et ogresses n'oseront pas refiiser de le faire crédit. Ah çà ! mais qui es-tu donc ?.. . tu dévides iejiirs (5) comme père et mère ! Si lu es grmch' (ij), je ne suis pas ton homme. J'ai chouriné {^), c'est vrai; parce que, quand le sang nie monlê aux yeux, j'y vois rouge, et il faut que je frappe... mais j'ai payé mes chourinades en allant quinze ans au pré (8). Mou temps est fini, je ne dois rien auxcureeua; (9), et je n'ai jamais gdnché (10) ; demande à la Goualcuse.

— C'est vrai, ce n'est pas un voleur, dit celle-ci.

— Alors viens boire un verre d'eau d'aff, et tu me connaîtras, dit l'inconnu : allons, sans rancune.

— C'est homiête de la part... Tu es mon maître, je le reconnais, lu sais rudement jouer des poignets... il y a eu smtoul la grêle de coups de poing de la lin... Tonnerre ! comme ça me pleuvait sur la boule ! je n'ai jiiiiiais rien vu de pareil... comme c'était fi-stonné ! ça allait comme un marteau de forge. C'est un nouveau jeu... faudra me I apprendre.

— Je recommencerai quand tu voudras.

— Pas sur moi, toujours, dis donc ; eh 1 pas sur moi. J'en ai encore des éblouissements. Mais lu connais donc Bras-Houge, que tu étais dans l'allée de sa maison ?

— BÊas-Rouge ! dit l'inconnu surpris de celte question ; je ne sais pas ce que lu veux dire ; il n'y a pas que Bras-Rouge qui habile cette maison, sans douie?

— Si fait, mon homme... Bras-Rouge a ses raisons pour ne pas aimer les voisins, dit le Cliourineur en souriant d'un air singulier.

— Eh bien ! tant mieux pour hii, reprit l'inconnu, qui semblait ne pas vouloir continuer la conversation à ce sujet. Je ne connais |)as plus Bras-Rou^e que Bras-Noir; il pleuvait, j'étais entré un monieut dans celle allée pour me mettre à I abri : lu as voulu battre cette pauvre fille, je t'ai battu, voilj tout.

— C'est juste ; d'ailleurs les alTaires ne me regardent pas ; tous ceux qui ont besoin de Bras-Rouge ne vont pas le dire à Rome. N'en parlons plus. Puis, s'adressanl à la Gnualeuse : Foi d'honune, lu es une bomie fille ; je t'ai donné une caloiie, lu m'as rendu un coup de ciseaux, c'était de jeu ; mais, ce qui est gentil de ta part, c'est que lu n'as pas aguiché cet enragé-là conlrc uioi, quand je n'en vonl.iis plus. Tu viendras boire avec nous ! c'est monsieur qui paye. \ propos de ça, mon brave, dit-il à l'inconnu, si, au lieu d'aller jiitanclier {\ i) i\c Veau d'aff, nous

(1) Agi en Iraiirc.

(2) Qui a du couraM.

5) Dieu.

(l) Les prùlres (5i Tu parles argot. .

fC) Voluur.

[7| l)ouii!J lies coups île couleau à un homme. (8) Aux g;ilères.

(il) Aux juges.

10) Volé.

(H) Boire.

allions nous refaire de snrgue{]) chez l'ogresse du Lapin-Blanc: c'est un lapis-franc.

— Tope, je paye à souper. Veux-tu venir, la Goualeuse? dit l'inconnu.

— Oh ! j'avais bien faim, répondit-elle; mais de voir des batteries, ça m'écœure, je n'ai plus d'appétit.

— Bah I bah ! ça le viendra en mangeant, dit le Chourineur ; et la cuisine est fameuse au Lapin-Blanc.

Les trois personnages, alors en parfaite intelligence, se dirigèrent vers la taverne.

Pendant la lutte du Chourineur et de l'inconnu, un charbonnier d'une taille colossale, embusque dans une autre allée, avait observé avec anxiété les chances du combat, sans toutefois, ainsi qu'on l'a vu, prêter le moindre secours à l'un des deux adversaires.

Lorsque l'inconnu, le Chourineur et la Goualeuse se dirigèrent vers la taverne, le charbonnier les suivit.

Le bandit et la Goualeuse entrèrent les premiers dans le tapis-franc ; l'inconnu les suivait, lorsque le charbonnier s'approcha et lui dit tout bas en anglais et d'un tonde respectueuse remontrance : . — Monseigneur, prenez bien garde !

L'inconnu haussa les épaules et rejoignit ses compagnons.

Le charbonnier ne s'éloigna pas de la porte du cabaret; prèlant l'oreille avec attention, il regardait de temps à autre au travers d'un petit jour pratiqué dans l'épaisse couche de blanc d'Espagne dont les vitres de ces repaires sont toujours enduites intérieurement.

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