SCENE XIV
MATHILDE, ALFRED, erisuite DAR- BERT.
MATHILDE, prcnarif vivement Alfred par te bras. Et où donc, Monsieur, où courez courez-vous ?..
ALFRED. Silence!.. Laissez-moi... pas im mot... pas un geste...
MATHILDE, é'aa.«pf'/-e<r. Moi! me taire!., quand vous êtes un ingrat... un in l'âme!,.
ALFRED. Mathilde! .
MATHILDE. Oui... un infâme!., oh!., vous ne m'attendiez pas ici... vous me trompiez tous .. mais enfin...
ALFRED. Rentrez, Madame, rentrez.
MATHILDE. Laissez-moi...
DARBERT . entrant par la gauche. Qu'estce donc ! . ces cris...
MATHILDE, avec stupéfaction. M. Darbert.
* Alfred, Mathilde, Mad. Darbert,
ALFRED, cherchant à se contraindre. Oh!
rien... une supposition ridicule...
MATHILDE \ OU^ trotivcz?..
DARBERT. Je comprends... une personne qi'i était ici... n'est-ce pas ? cl qui vient de sortir., je sais . {bas d Alficd.) inq)rudent! que vous disais-je?
MATHILDE. INon, Monsieur, vous no savez pas.. . vous ne pouvez pas savoir.. .
ALFRED. Eh !.. de grâce.
DARBERT. Si fait..", une ancienne cliente de votre mari, qui venait le consulter...
MATHILDE, vivement. Ce n'est pas vrai..
DABERT. C'est moi qui l'ai amenée...
MATHILDE, i/'<'me/J. Votre femme! [Alfred saisit vilement le bras de MaltiUde. — Poussant un cri. ) Ah ! vous me faites mal, Monsieur...
DARBERT. Ma femme!..
11 est pâle , défait, et les observe.
ALFRED. N'en croyez rien, Monsieur...
c'est de la démence... c'est de la folie... une passion effiénéc... qui causera le malheur de tous ceux qui l'entourent. (A demi-'oix et jetant un regard à Mathilde. jLenv mort!..
Darbert passe entr'eux
MATHILDE, (/uc les regards terribles de Darbert épouvantent. Oh! sans doute... une erreur... je ne sais pas... je n'ai pas vu... c'est impossible...
DARBERT. allant d Alfred. 3Ia femme!.
ALFRED. Je vous jurc...
DARBERT. >;on!.. oh ! non... je ne crois pas. Je... je vous reverrai... Ah!
Il sort vivement par le fond. Musique jusqu'à la Go.