CHAPITRE I
à sir James, qui entreprit anssilôt de lui expliquer ce qu'il désirait savoir^ mais il se perdit bientôt dans ces phrases : « L'égalité des devoirs, — le revenu augmenté par sa diminution, — Tesprit d'innovation , véritable source de l'influence de la couronne, etc., etc.» Et quand une plus grande quantité de cuillerées de soupe fut devenue insuffisante pour remplir les intervalles de ses idées, et justement au moment où. lady Mathilde, en jetant à la dérobée un regard sur lord Ormsby , venait de s'^apercevoir, aux mouvemens de ses lèvres, qu'il était très-disposé à s'en moquer; le Baronnet se trouva fort heureusement tiré de ce mauvais pas par un dçs convives assis
en face de lui. Cet homme avait renoncé aux affaires, pour jouir en paix des fruits d'une vie politique longtemps active, et n'était jamais pressé d'entamer une discussion inulile ; il eut le bon esprit de prononcer ces mots : « Sir James, un verre de vin ! » qui détournèrent la conversalion.
La vérité me force à convenir que la réunion , dont je viens de parler si en détail , fut critiquée par une grande partie de ceux qui avaient été invités à s'y joindre. C'est au lecteur à juger si j'en ai donné, par mon récit, des raisons suffisantes. Peut-être aurais-je pu expliquer pourquoi ceux qui rencontrèrentlord Ormsby, et qui ne l'avaient