CHAPITRE TI. 4l
fois admis, je suis cependant obligé d'arrêter un peu les progrès de mon récit , et de revenir sur mes pas, afin d*éclaircir deux ou trois événemens qui seront nécessaires à mon lecteur, pour arriver facilement au bout de son voyage. Je lui promets que , s'il veut bien m'accorder un peu de patience, je ne m'arrêterai pas inutilement eu chemin , et qu'autant que possible, je ne ferai que ce reculer pour mieux sauter. ^
Lady Matbilde Délavai, que nous venons de présenter, dans le chapitre précédent, comme l'épouse de sir James Dornton , était une fille unique, laissée, par la mort de son père et de sa mère^ sous Ja tuielle absolue de son oncle, qui avait suc-
42 aiATHILDE.
cédë à son frère dans le comië de Wakefield , et dans les superbes domaines de Délavai Park. Celui au»
quel réducation de cette fille charmante et sans appui fut ainsi confiée, avait passé la moitié de sa vie dans les plaisirs et dans une extrême dissipation, et paraissait disposé à en cotisacrer exclusivement le reste âul travaux de r ambition et de la politir|ue.
11 avait réussi à détruire la meilleure santé possible par les folies de sà jeunesse, lorsque le changement que la rriort de son frère produisit dans sa situation le mit à même, dans un âge plus avancé, de dissiper une fortune iiïimense , en ne se refusant riëtt^dé ce qui 'pouvait lui plaire 5 et, à l'époque où Maihiide atteignit sa