‹ Mathilde, ou, Les anglais en Italie (volume 2)Chapitre 27 sur 90 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Sa conduite ) , cependant il n'avait pas du tout réussi à s'enrichir ^ il était aussi prodigue, quand il s'agissait de ses propres affaires , que quand il était question de celles de la nation.

Il avait été obligé de payer deux fois inutilement , tout l'argent nécessaire pour faire représenter sir Simon Tooley au parlement, comme candidat, parce qu'il n'avait aucun parent à mettre sur les rangs.

Il vint donc un temps où il se trouva à court d'argent ; car il souffrait cruellement chez lui des déficits survenus dans ses terres, quoiqu'il parlât souvent, pendant des heures entières, à la chambre des Pairs, pour prouver qu'ils n'existaient pas.

Il avait accumulé les hypothèques,

les obligations et les annuités 5 et il arriva qu'un des agioteurs que , dans sa profusion universelle, il avait le plus contribué à enrichir , recueillit aussi les fruits de son extravagance particulière : c'était un de ces lords de création nouvelle, qui , dans cette révolution de la propriété , produite entièrement par les anti-révolutionnaires , sont devenus les principaux chefs du nouveau parti. Il en résulta que, lorsque le vieux Smithson mourut , laissant toutes ses richesses et tous ses droits à son neveu sir James Dornton , auquel il avait facilement procuré d'avance une Baronnie , ce fut presque avec désespoir que lord Wakefield engagea sir James à venir s'arranger avec lui.

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